Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « La phagocytose et l’explosion oxydative » ?

Définition 15.8 Biologie universitaire — 3e année · Chapitre 15 — Immunité innée et inflammation

Un phagocyte lie sa proie par des récepteurs d’opsonines — le C3b, et les régions constantes des anticorps — ou directement par des récepteurs de motifs, l’enveloppe de membrane et referme le phagosome, qui fusionne avec les granules et les lysosomes. La mise à mort emprunte plusieurs voies à la fois. L’explosion oxydative : l’enzyme NADPH oxydase, assemblée sur la membrane du phagosome, pompe des électrons sur l’oxygène pour faire du superoxyde, qui devient du peroxyde d’hydrogène, que la myéloperoxydase transforme, avec le chlorure, en hypochlorite — de l’eau de Javel, à concentration millimolaire dans un compartiment d’un micromètre. Le monoxyde d’azote de la NO synthase inductible, qui avec le superoxyde donne du peroxynitrite. L’acide, jusqu’à pH 5. Le lysozyme, des protéases, la lactoferrine qui affame la proie de fer, et les défensines qui la perforent. Un neutrophile qui ne peut manger ce qu’il trouve — une hyphe fongique, un amas — peut expulser sa propre chromatine en un filet collant d’ADN et de protéines de granules, un piège extracellulaire de neutrophile, et en mourir. Les enfants qui héritent d’une NADPH oxydase défectueuse (granulomatose septique chronique) souffrent d’abcès et de granulomes à répétition dus à des bactéries et des champignons que les phagocytes ordinaires tuent sans peine : l’explosion n’est pas facultative.

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