Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « L’instabilité dynamique » ?

Définition 9.4 Biologie universitaire — 3e année · Chapitre 9 — Dynamique du cytosquelette et motilité cellulaire

Les microtubules font plus étrange que du treadmilling. Une extrémité plus en croissance porte une coiffe GTP de dimères fraîchement ajoutés ; derrière elle le GTP est hydrolysé, et la tubuline-GDP, qui préfère une conformation courbe, est maintenue droite dans le réseau, sous contrainte. Si la coiffe est perdue — l’extrémité marque une pause, ou la croissance ralentit — les protofilaments contraints se recourbent vers l’extérieur et le microtubule raccourcit à 300nm/s300\,\mathrm{nm}/\mathrm{s}, vingt fois sa vitesse de croissance : c’est une catastrophe, qui prend fin quand un dimère GTP se pose et qu’une nouvelle coiffe se forme (un sauvetage). Dans une même population, certains microtubules croissent donc pendant que leurs voisins s’effondrent : c’est l’instabilité dynamique. Elle permet à une cellule d’explorer son propre volume avec des extrémités plus en quelques minutes et de rebâtir tout le réseau quand le centrosome se déplace ou que la cellule se divise. La cellule la règle par des protéines qui suivent les extrémités plus, stabilisent (tau, MAP2), sectionnent (katanine) ou dépolymérisent (kinésine-13) les microtubules ; la colchicine et les alcaloïdes de la pervenche bloquent l’assemblage et le taxol le désassemblage, tous poisons du fuseau mitotique employés contre le cancer.

Lire dans le chapitre →