L’ATP (adénosine triphosphate) est un nucléotide (Chapitre 11) portant trois phosphates à la suite ; les deux liaisons externes sont des liaisons phosphoanhydride dont l’hydrolyse, , a un et, aux concentrations d’une cellule, un . L’ATP est la monnaie énergétique de la cellule : le catabolisme la fabrique (Chapitre 15), et les biosynthèses, les transports et les mouvements la dépensent. Une réaction qui va contre la pente est rendue possible par son couplage à l’hydrolyse de l’ATP via un intermédiaire commun, de sorte que la somme des deux soit négative.
Exemples
Exemple 8.17 (Pourquoi l’hydrolyse de l’ATP libère autant)
Trois raisons : les quatre charges négatives des phosphates de l’ATP se repoussent et sont soulagées par la coupure ; les produits et sont mieux stabilisés par résonance et par hydratation que l’anhydride ; et la cellule maintient l’ATP mille fois au-dessus de son équilibre avec l’ADP et le phosphate. Le dernier terme est le plus grand : avec l’ATP à , l’ADP à , le à , .
Exemple 8.18 (Le couplage)
La réaction glucose glucose-6-phosphate a un : à l’équilibre, presque aucun glucose ne serait phosphorylé. L’hexokinase transfère au contraire le phosphate directement depuis l’ATP : glucose ATP glucose-6-phosphate ADP, , constante d’équilibre , réaction pratiquement totale. Le phosphate n’apparaît jamais libre : les deux réactions n’en font qu’une.
Exemple 8.14 (L’inventaire de la cellule)
Sur la masse sèche d’une bactérie, les protéines font , l’ARN , l’ADN , les lipides , les polysaccharides , les petites molécules et les ions le reste. En nombre de molécules, le tableau s’inverse : un millier de sortes de petits métabolites et d’ions, à des concentrations allant du nanomolaire au dixième de mole par litre, font la plupart des molécules qui ne sont pas de l’eau. Le potassium est à , le glutamate à , l’ATP à , un facteur de transcription à quelques molécules par cellule.