Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « La compétition interspécifique » ?

Définition 27.3 Biologie universitaire — 1re année · Chapitre 27 — Les interactions entre espèces

Deux espèces sont en compétition quand toutes deux emploient une ressource — nourriture, lumière, eau, espace, sites de nidification — dont l’offre limite leur croissance. La compétition peut se faire par exploitation (chacune prend ce que l’autre aurait employé) ou par interférence (agression directe, toxines, territoires). Son issue suit le principe d’exclusion compétitive : deux espèces qui ont besoin de la même ressource limitante et de la même façon ne peuvent coexister indéfiniment dans un milieu stable ; la meilleure compétitrice élimine l’autre. Les compétitrices qui coexistent diffèrent donc par la niche (partage des niches) — et là où deux espèces se recouvrent, elles divergent souvent davantage par la forme que là où chacune vit seule (déplacement de caractère).

Deux issues d’une compétition entre deux espèces, lues sur les isoclines (les droites où chaque espèce cesse de croître). À gauche : les isoclines se croisent de telle sorte que chaque espèce est retenue davantage par elle-même que par l’autre, et elles coexistent. À droite : l’isocline de l’espèce 1 est à l’extérieur de celle de l’espèce 2, et l’espèce 1 gagne toujours.
Deux issues d’une compétition entre deux espèces, lues sur les isoclines (les droites où chaque espèce cesse de croître). À gauche : les isoclines se croisent de telle sorte que chaque espèce est retenue davantage par elle-même que par l’autre, et elles coexistent. À droite : l’isocline de l’espèce 1 est à l’extérieur de celle de l’espèce 2, et l’espèce 1 gagne toujours.
L’expérience de compétition de Gause (redessinée d’après ses données). Chaque espèce seule croît jusqu’à son plateau ; ensemble, P. aurelia monte presque jusqu’au sien tandis que P. caudatum culmine puis est conduite à l’extinction.
L’expérience de compétition de Gause (redessinée d’après ses données). Chaque espèce seule croît jusqu’à son plateau ; ensemble, P. aurelia monte presque jusqu’au sien tandis que P. caudatum culmine puis est conduite à l’extinction.
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