Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « La rétine » ?

Définition 18.3 Biologie universitaire — 3e année · Chapitre 18 — Les systèmes sensoriels

La rétine est un feuillet de cerveau au fond de l’œil, trois couches de cellules avec les photorécepteurs, paradoxalement, au fond, contre l’épithélium pigmentaire. Les bâtonnets10810^{8} par œil, un seul pigment, la rhodopsine — servent la faible lumière et saturent en plein jour ; les cônes6×1066\times 10^{6}, trois pigments culminant dans le bleu, le vert et le rouge, entassés dans la fovéa — servent le jour, la couleur et l’acuité. La phototransduction est une cascade : un photon isomérise le chromophore rétinal d’une rhodopsine ; la rhodopsine activée allume des centaines de molécules de la protéine G transducine, dont chacune active une phosphodiestérase qui détruit le GMP cyclique ; la chute du GMPc ferme les canaux cationiques que le GMPc tenait ouverts dans le noir, le « courant d’obscurité » entrant s’arrête, et la cellule s’hyperpolarise — la lumière éteint un photorécepteur, qui libère moins de glutamate. Dans le noir la cellule est dépolarisée et libère continuellement. Le signal passe aux cellules bipolaires (de types ON et OFF, qui l’inversent ou le conservent) puis aux cellules ganglionnaires, un million par œil, dont les axones forment le nerf optique — une compression d’un facteur cent. Les cellules horizontales et amacrines connectent latéralement, et leur inhibition donne à chaque cellule ganglionnaire un champ récepteur centre–pourtour : excitée par la lumière d’un disque central et inhibée par celle de l’anneau qui l’entoure (ou l’inverse), de sorte que la rétine rapporte le contraste local et les bords plutôt que la lumière absolue.

La phototransduction comme amplificateur. Un photon absorbé ferme des centaines de canaux par deux étages catalytiques, un gain d’environ un million en molécules — assez pour qu’un photon unique produise un courant mesurable dans un bâtonnet.
La phototransduction comme amplificateur. Un photon absorbé ferme des centaines de canaux par deux étages catalytiques, un gain d’environ un million en molécules — assez pour qu’un photon unique produise un courant mesurable dans un bâtonnet.
À gauche : une coupe de la rétine, les photorécepteurs (en vert) au fond, puis les cellules bipolaires et horizontales, puis les cellules ganglionnaires (en rouge) dont les axones partent vers le cerveau. À droite : l’œil composé d’une mouche, des centaines de lentilles distinctes ayant chacune ses récepteurs — une autre solution au même problème. À gauche : une coupe de la rétine, les photorécepteurs (en vert) au fond, puis les cellules bipolaires et horizontales, puis les cellules ganglionnaires (en rouge) dont les axones partent vers le cerveau. À droite : l’œil composé d’une mouche, des centaines de lentilles distinctes ayant chacune ses récepteurs — une autre solution au même problème.
À gauche : une coupe de la rétine, les photorécepteurs (en vert) au fond, puis les cellules bipolaires et horizontales, puis les cellules ganglionnaires (en rouge) dont les axones partent vers le cerveau. À droite : l’œil composé d’une mouche, des centaines de lentilles distinctes ayant chacune ses récepteurs — une autre solution au même problème.
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