Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « Le cycle de vie d’une fougère » ?

Définition 5.5 Biologie universitaire — 2e année · Chapitre 5 — Cycles de vie et reproduction des plantes terrestres

La fougère est le sporophyte : un rhizome pourvu de racines, de xylème et de phloème, et des frondes. Sous les frondes fertiles, des groupes de sporanges (les sores, souvent recouverts d’un repli protecteur) produisent chacun 64 spores par méiose et les projettent par la détente d’un anneau de cellules à parois épaisses qui se dessèche. Une spore tombée sur un sol humide se développe en prothalle : un gamétophyte vert en forme de cœur, large de quelques millimètres, épais d’une seule cellule, pourvu de rhizoïdes et vivant librement pendant quelques semaines. Il porte des anthéridies et des archégones sur sa face inférieure ; les spermatozoïdes nagent dans la pellicule d’eau du sol jusqu’à l’oosphère ; le zygote se développe en un jeune sporophyte qui tire sa première nourriture du prothalle puis s’enracine, et le prothalle meurt. Les deux générations sont toutes deux autonomes, mais inégales : le sporophyte vit des décennies et peut atteindre plusieurs mètres, le gamétophyte vit des semaines et mesure quelques millimètres.

Le cycle d’une fougère. La plante que nous appelons fougère est le sporophyte diploïde ; le gamétophyte haploïde est un prothalle éphémère sur lequel les spermatozoïdes nagent jusqu’aux oosphères.
Le cycle d’une fougère. La plante que nous appelons fougère est le sporophyte diploïde ; le gamétophyte haploïde est un prothalle éphémère sur lequel les spermatozoïdes nagent jusqu’aux oosphères.
La face inférieure d’une fronde fertile de fougère : chaque point brun est un sore, un groupe de sporanges, dont certains sont encore couverts par le repli qui les protège jusqu’à maturité.
La face inférieure d’une fronde fertile de fougère : chaque point brun est un sore, un groupe de sporanges, dont certains sont encore couverts par le repli qui les protège jusqu’à maturité.

Exemples

Exemple 5.4 (Le coût des spermatozoïdes nageurs)

Un spermatozoïde de mousse nage à environ 100µm/s100\,\text{µ}\mathrm{m}/\mathrm{s} ; pour atteindre un archégone situé à 2cm2\,\mathrm{cm}, il lui faut 200s200\,\mathrm{s} de pellicule d’eau continue — une averse, une forte rosée. La fécondation est donc limitée aux temps humides et aux courtes distances, et la plupart des mousses, des fougères et de leurs parents vivent dans des lieux humides ou se reproduisent à la saison des pluies ; chez certaines mousses, les anthéridies sont logées dans une coupe dont la forme projette à un demi-mètre les gouttes de pluie, et les spermatozoïdes qu’elles emportent. C’est à cette dépendance que les plantes à graines ont échappé.

Exemple 5.11 (Les groupes comparés)

moussesfougèresconifères
génération dominantegamétophytesporophytesporophyte
gamétophytetige feuillée, cmprothalle, mm, autonomegrain de pollen (4 cellules) ; contenu de l’ovule (des milliers de cellules)
sporesun seul typeun seul typemicrospores, macrospores
fécondationspermatozoïdes nageant dans l’eauspermatozoïdes nageant dans l’eautube pollinique
unité de dispersionsporesporegraine
tissus conducteursaucunxylème, phloèmexylème, phloème, bois
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