Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « Le cycle de vie d’une mousse » ?

Définition 5.3 Biologie universitaire — 2e année · Chapitre 5 — Cycles de vie et reproduction des plantes terrestres

Une spore de mousse germe en un filament vert ramifié, le protonéma, sur lequel des bourgeons donnent les tiges feuillées — le gamétophyte, haut de quelques centimètres, dépourvu de vraies racines, de xylème et de phloème, ancré par des rhizoïdes et absorbant l’eau par toute sa surface. À l’extrémité des tiges, il porte des anthéridies, qui libèrent des spermatozoïdes biflagellés dans une pellicule de pluie ou de rosée, et des archégones, contenant chacun une oosphère à la base d’un col ; les spermatozoïdes nagent au plus quelques centimètres, guidés par des substances attractives, et fécondent l’oosphère sur place. Le zygote se développe en sporophyte : un pied enfoncé dans le gamétophyte, une tige (la soie) et une capsule où la méiose produit des dizaines de milliers de spores, libérées à travers une couronne de dents hygroscopiques qui s’ouvrent à l’air sec. Le sporophyte fait un peu de photosynthèse, mais il est nourri par le gamétophyte à travers son pied et ne vit jamais seul.

Le cycle d’une mousse. La plante feuillée est le gamétophyte haploïde ; le sporophyte est une tige et une capsule qui poussent sur lui, nourries par lui, et qui produisent des spores par méiose.
Le cycle d’une mousse. La plante feuillée est le gamétophyte haploïde ; le sporophyte est une tige et une capsule qui poussent sur lui, nourries par lui, et qui produisent des spores par méiose.
Un coussinet de mousse au printemps : les tiges vertes sont les gamétophytes, et chaque tige rougeâtre portant sa capsule est un sporophyte issu d’une oosphère fécondée, encore attaché à la tige qui a produit cette oosphère.
Un coussinet de mousse au printemps : les tiges vertes sont les gamétophytes, et chaque tige rougeâtre portant sa capsule est un sporophyte issu d’une oosphère fécondée, encore attaché à la tige qui a produit cette oosphère.

Exemples

Exemple 5.4 (Le coût des spermatozoïdes nageurs)

Un spermatozoïde de mousse nage à environ 100µm/s100\,\text{µ}\mathrm{m}/\mathrm{s} ; pour atteindre un archégone situé à 2cm2\,\mathrm{cm}, il lui faut 200s200\,\mathrm{s} de pellicule d’eau continue — une averse, une forte rosée. La fécondation est donc limitée aux temps humides et aux courtes distances, et la plupart des mousses, des fougères et de leurs parents vivent dans des lieux humides ou se reproduisent à la saison des pluies ; chez certaines mousses, les anthéridies sont logées dans une coupe dont la forme projette à un demi-mètre les gouttes de pluie, et les spermatozoïdes qu’elles emportent. C’est à cette dépendance que les plantes à graines ont échappé.

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