Les deux reins — gros comme un poing, en forme de haricot, bas dans le dos — sont des filtres qui nettoient le sang. Chacun reçoit une artère généreuse branchée directement sur la ligne principale du circuit du corps. À l’intérieur, le sang est filtré à travers environ un million d’unités de filtration microscopiques ; le sang nettoyé repart par la veine du rein, et la charge retirée — urée, eau en excès, sels en excès — s’en va sous forme d’urine, qui coule par deux conduits jusqu’à la vessie, le réservoir que l’on vide à volonté.
Exemples
Exemple 53.5 (Lire l’économie)
L’étape de récupération explique les observations de tous les jours. Bois beaucoup, et les reins récupèrent moins d’eau : urine abondante et pâle. Transpire tout un match par temps chaud, et ils récupèrent presque tout : urine rare et foncée — le corps qui garde son eau (Proposition 22.3 enseignait la valeur de l’eau pour les plantes ; le rein est le côté animal de la même économie). Et du glucose dans l’urine, que le tamis laisse passer mais que la récupération devrait entièrement reprendre, est un signal médical classique : quelque chose — la récupération ou le sucre du sang — ne va pas.