La production de matière d’un animal est la matière organique neuve qu’il bâtit : la croissance des jeunes (les kilogrammes gagnés par le veau), les renouvellements annuels (le pelage mué et repoussé, les bois, les plumes), les réparations (l’os ressoudé de Remarque 17.3) et les productions (lait, œufs, laine). Tout cela est de la nourriture rebâtie.
Exemples
Exemple 41.5 (Peser la production)
Les éleveurs pèsent la production chaque jour : une vache laitière donne quelque de lait par jour — de la matière organique qu’elle doit rebâtir à partir de sa ration, jour après jour ; l’œuf d’une poule représente quelque de provisions bien rangées (Remarque 8.3), assemblées dans la nuit à partir de son grain. Pas de ration, pas de production : le registre s’équilibre sans pitié.
Exemple 41.7 (La pyramide, enfin expliquée)
Les tonnes d’herbe d’un pré nourrissent une population de lapins ; les kilogrammes des lapins nourrissent un renard ou deux. À chaque flèche, la plus grande part de la matière est brûlée pour vivre ou perdue, et seule une fraction est passée vers le haut sous forme de corps. Les grands chasseurs sont rares (Proposition 34.5) parce qu’ils vivent des restes des restes — une arithmétique, pas de la malchance.