L’enthalpie de dissociation de liaison d’une liaison A–B dans une molécule gazeuse est l’enthalpie standard de la réaction de rupture de cette liaison en deux fragments gazeux, pour une molécule diatomique. Lorsqu’une molécule possède liaisons identiques, son enthalpie moyenne de liaison est l’enthalpie standard de son atomisation complète en atomes gazeux, divisée par .
| liaison | enthalpie () | obtenue à partir de |
|---|---|---|
| H–H | 436 | , dissociation |
| O=O | 498 | , dissociation |
| NN | 945 | , dissociation |
| Cl–Cl | 243 | , dissociation |
| H–Cl | 432 | , dissociation |
| C–H | 416 | , moyenne sur quatre |
| N–H | 391 | , moyenne sur trois |
| O–H | 464 | , moyenne sur deux |
| C=O | 804 | , moyenne sur deux |
| C–C | 330 | , avec C–H tiré du méthane |
| C=C | 589 | , avec C–H tiré du méthane |
Exemples
Exemple 1.16 (Hydrogénation de l’éthène)
Dans , une C=C et une H–H sont rompues et remplacées par une C–C et deux C–H. Avec la table : ; à partir des enthalpies de formation, la valeur est . L’accord est bon ici parce que les valeurs C–C et C=C de la table ont été obtenues à partir de ces molécules mêmes ; pour une molécule différente de celles de la table, une erreur de 10 à est courante.