L’état standard de référence d’un élément à la température est sa forme la plus stable à sous : , , et en gaz parfaits, le carbone en graphite, le sodium en métal, le brome en liquide (à ). L’enthalpie standard de formation d’un composé est l’enthalpie standard de sa réaction de formation, celle qui produit une mole du composé à partir de ses éléments dans leur état de référence. Par construction, pour un élément dans son état de référence.
Exemples
Exemple 1.8 (Réactions de formation)
La réaction de formation de l’eau est , avec à ; celle du méthane est , ; celle du monoxyde d’azote, , : un composé endothermique, que les gaz chauds d’un moteur produisent pourtant. Les coefficients demi-entiers ne posent pas de problème : la réaction de formation est un outil de comptabilité, non un mécanisme.
Exemple 1.11 (Combustion du méthane)
Pour , à . La valeur mesurée dans un calorimètre est : la table et la flamme s’accordent à l’incertitude des données près. Si l’eau sort sous forme de vapeur (), : la différence, , est l’enthalpie de vaporisation de deux moles d’eau, que récupère une chaudière à condensation en condensant ses fumées.
Exemple 1.13 (Du carbone au monoxyde de carbone)
Brûler du carbone produit toujours un peu de dioxyde de carbone : l’enthalpie de ne se mesure donc pas directement. Les deux combustions () et (, mesurée), elles, se mesurent ; la cible est la première moins la seconde : , l’enthalpie de formation du monoxyde de carbone.