Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « L’insuline et le glucagon » ?

Définition 21.7 Biologie universitaire — 3e année · Chapitre 21 — Endocrinologie et homéostasie

Le sang contient environ 5g5\,\mathrm{g} de glucose, à 5mmol/L5\,\mathrm{mmol}/\mathrm{L} (90mg/dL90\,\mathrm{mg}/\mathrm{dL}), et le cerveau en brûle 120g120\,\mathrm{g} par jour et ne peut rien brûler d’autre ; un repas en délivre 75g75\,\mathrm{g} en une heure. Les îlots de Langerhans, un million d’amas de quelques milliers de cellules dispersés dans le pancréas, tiennent la boucle. Les cellules β\beta sentent le glucose en le métabolisant : plus de glucose, plus d’ATP, fermeture d’un canal potassique sensible à l’ATP, dépolarisation, entrée de calcium et exocytose de l’insuline, hormone peptidique découpée dans un précurseur unique. L’insuline dit au muscle et au tissu adipeux d’amener le transporteur GLUT4 à leur surface et de capter le glucose, au foie de stocker le glucose en glycogène et de cesser d’en fabriquer, et au tissu adipeux de cesser de libérer des acides gras : c’est l’hormone de l’état nourri, la seule qui abaisse la glycémie. Les cellules α\alpha libèrent le glucagon quand le glucose baisse : le foie dégrade le glycogène et fabrique du glucose neuf à partir d’acides aminés et de lactate. L’adrénaline, le cortisol et l’hormone de croissance élèvent aussi le glucose, et la redondance n’est pas symétrique : un corps peut se défendre d’une baisse par quatre voies et d’une hausse par une seule. Le diabète sucré est la défaillance de cette seule voie : le type 1, destruction auto-immune des cellules β\beta, réclame de l’insuline dès le premier jour ; le type 2, neuf cas sur dix, commence par une résistance des tissus à l’insuline, à laquelle on répond des années durant par plus d’insuline, jusqu’à ce que les cellules β\beta ne suivent plus et que le glucose monte.

La boucle linéaire après un bolus qui élève le glucose de 100\, mg/ dL. L’insuline culmine en moins de dix minutes et le glucose est revenu à sa base en vingt, puis passe dessous ; un rétrocontrôle fort qui agit par une hormone ayant son propre temps d’élimination revient en oscillation amortie plutôt qu’en simple décroissance.
La boucle linéaire après un bolus qui élève le glucose de 100mg/dL100\,\mathrm{mg}/\mathrm{dL}. L’insuline culmine en moins de dix minutes et le glucose est revenu à sa base en vingt, puis passe dessous ; un rétrocontrôle fort qui agit par une hormone ayant son propre temps d’élimination revient en oscillation amortie plutôt qu’en simple décroissance.
À gauche : Frederick Banting et Charles Best sur le toit du bâtiment de médecine à Toronto, vers 1924, avec l’un des chiens des expériences sur l’insuline (photographie dans le domaine public). À droite : un îlot de Langerhans, les cellules  productrices d’insuline au cœur, les cellules  à glucagon au pourtour, dans une mer d’acini exocrines. À gauche : Frederick Banting et Charles Best sur le toit du bâtiment de médecine à Toronto, vers 1924, avec l’un des chiens des expériences sur l’insuline (photographie dans le domaine public). À droite : un îlot de Langerhans, les cellules  productrices d’insuline au cœur, les cellules  à glucagon au pourtour, dans une mer d’acini exocrines.
À gauche : Frederick Banting et Charles Best sur le toit du bâtiment de médecine à Toronto, vers 1924, avec l’un des chiens des expériences sur l’insuline (photographie dans le domaine public). À droite : un îlot de Langerhans, les cellules β\beta productrices d’insuline au cœur, les cellules α\alpha à glucagon au pourtour, dans une mer d’acini exocrines.
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