Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « Matrices de substitution » ?

Définition 5.5 Biologie universitaire — 3e année · Chapitre 5 — Bio-informatique et analyse des séquences

Une matrice de substitution donne s(a,b)s(a,b) pour chaque paire d’acides aminés sous forme d’un score de log-cote :

s(a,b)=1λlogqabpapb,s(a,b) = \frac{1}{\lambda}\,\log\frac{q_{ab}}{p_{a}\,p_{b}},

qabq_{ab} est la fréquence avec laquelle aa et bb se trouvent alignés dans des alignements de confiance de protéines apparentées, papbp_{a} p_{b} la fréquence à laquelle ils seraient appariés par hasard, et λ\lambda une échelle choisie pour rendre les entrées des entiers commodes. Un score positif signifie que la paire survient plus souvent chez les homologues que par hasard ; les scores d’identité sont les plus grands pour les acides aminés rares (tryptophane +11+11, cystéine +9+9 dans BLOSUM62) et les plus petits pour les fréquents (leucine +4+4, alanine +4+4), et les substitutions conservatives (isoleucine–valine +3+3) ont un score positif tandis que les radicales (tryptophane–glycine 2-2) l’ont négatif. Les matrices PAM (Dayhoff, 1978) ont été dérivées de protéines proches puis extrapolées à de plus grandes distances par multiplication matricielle ; les matrices BLOSUM (Henikoff et Henikoff, 1992) ont été comptées directement dans des blocs de séquences alignées regroupées à une identité donnée — BLOSUM62 à partir de blocs à 62%62\,\% — et elles sont la référence par défaut parce qu’elles ont été mesurées, et non extrapolées, à la distance où on les emploie.

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