Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « Parasitisme, symbiose, mutualisme » ?

Définition 27.10 Biologie universitaire — 1re année · Chapitre 27 — Les interactions entre espèces

Un parasite vit aux dépens d’un hôte, sur lui (ectoparasite : tique, pou, gui) ou en lui (endoparasite : ténia, plasmodium du paludisme, champignon de la rouille), en lui prenant des nutriments et en réduisant sa valeur sélective sans nécessairement le tuer ; les parasites sont souvent spécialisés, avec des cycles de vie complexes passant par plusieurs hôtes. Une symbiose est toute association étroite et durable entre deux espèces ; un mutualisme est une symbiose profitable aux deux : la mycorhize (un champignon sur ou dans les racines d’une plante, qui échange phosphate et eau contre du sucre ; Chapitre 23), la nodosité racinaire (des bactéries fixatrices d’azote nourries par la légumineuse), le lichen (un champignon hébergeant une algue ou une cyanobactérie), le corail de récif (un cnidaire hébergeant des dinoflagellés photosynthétiques), le microbiote intestinal d’un ruminant ou d’un termite (Chapitre 22), et la pollinisation (du nectar contre un transport de pollen). Bien des mutualismes ont commencé comme parasitismes ou prédations que la coévolution des partenaires a tournés au bénéfice mutuel, et ils restent conditionnels : un champignon mycorhizien dans un sol riche en phosphate est un coût, et la plante le réduit.

Un mutualisme à l’œuvre : du nectar pour l’abeille, un transport de pollen pour la fleur. La forme de chaque partenaire a été façonnée par l’autre.
Un mutualisme à l’œuvre : du nectar pour l’abeille, un transport de pollen pour la fleur. La forme de chaque partenaire a été façonnée par l’autre.

Exemples

Exemple 27.11 (La pollinisation comme échange)

Une fleur dépense quelques joules de sucre en nectar ; une abeille dépense du vol pour le récolter et porte du pollen de fleur en fleur chemin faisant. La couleur, le parfum, la forme et le calendrier de la fleur s’adressent à ses pollinisateurs, et la longueur de langue de l’abeille, sa vision des couleurs et sa mémoire de butinage s’adressent à ses fleurs ; certains couples sont si étroitement ajustés — un long éperon nectarifère et l’unique papillon dont la trompe l’atteint — qu’aucun des deux ne survit sans l’autre, et toute une communauté végétale peut dépendre de quelques espèces d’insectes.

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