Les interactions de van der Waals sont les attractions entre molécules neutres qui proviennent de l’interaction de leurs dipôles. On en distingue trois sortes :
- l’interaction de Keesom (ou interaction d’orientation) entre deux dipôles permanents, qui tendent à s’aligner tête-bêche ;
- l’interaction de Debye (ou interaction d’induction) entre un dipôle permanent et le dipôle qu’il induit dans un voisin polarisable ;
- l’interaction de London (ou interaction de dispersion) entre les dipôles instantanés que les fluctuations des nuages électroniques créent dans deux atomes ou molécules quelconques, polaires ou non, et qui s’induisent mutuellement.
Exemples
Exemple 4.3 (Gaz nobles et halogènes)
Les atomes d’un gaz noble ne s’attirent que par des forces de London, qui croissent avec le nombre d’électrons : l’hélium bout à , le néon à , l’argon à , le krypton à , le xénon à . De même, à température ambiante, le difluor et le dichlore sont gazeux, le dibrome liquide (il bout à ) et le diiode solide.
Exemple 4.7 (L’éthanol et son isomère)
L’éthanol, , et le méthoxyméthane, , ont la même formule et presque les mêmes interactions de London. L’éthanol, dont le groupe est à la fois donneur et accepteur, bout à ; le méthoxyméthane, qui ne peut qu’accepter, bout à .