avec c normalisant ∫ρ=1, est C∞ sur Rd : le point est que t↦e−1/t1t>0 est C∞ sur R, toutes ses dérivées en 0+ étant 0 (chaque dérivée est P(1/t)e−1/t pour un polynôme P, qui tend vers 0 ; induction). Pour ε>0 poser ρε(x)=ε−dρ(x/ε) : supportée dans Bˉ(0,ε), encore d’intégrale 1.
Exemples
Exemple 12.10(Mollifier ∣x∣, avec vitesses)
Prendre f(x)=∣x∣ sur R (localement L1 ; le théorème s’applique sur toute fenêtre bornée) et un mollificateur symétrique ρε. Alors
fε(x)=(f∗ρε)(x)=∫∣x−y∣ρε(y)dy
est C∞ ; loin du coin, rien ne se passe : pour ∣x∣≥ε, ∣x−y∣ est linéaire en x sur le support de ρε, donc fε(x)=∣x∣exactement (la symétrie tue la correction). Près de 0, le lissage coûte précisément
0≤fε(0)=∫∣y∣ρε(y)dy≤ε,∥fε−f∥∞≤ε:
l’erreur d’approximation est confinée au ε-voisinage de la singularité et est de sa taille. Par ailleurs fε′′≥0 partout (f est convexe, et la convolution contre ρε≥0 préserve la convexité), avec ∫fε′′=fε′(∞)−fε′(−∞)=2 : la dérivée seconde est une bosse de masse 2 pressée dans une largeur O(ε), donc ∥fε′′∥∞≳ε−1. Lisser est un échange : erreur uniforme O(ε) contre explosion des dérivées O(ε−1) — le taux d’échange exact que l’analyse quantitative (inégalités d’interpolation, le cercle d’idées du Problème 12.1) formalise.