Le promoteur lac est faible : même sans répresseur, la polymérase ne démarre que rarement à moins qu’une seconde protéine, la CAP (protéine activatrice par les catabolites), ne soit fixée juste en amont de lui, où elle courbe l’ADN et maintient la polymérase en place. La CAP ne se lie à l’ADN que si elle porte de l’AMP cyclique, dont le taux dans la cellule baisse quand le glucose abonde. L’opéron n’est donc pleinement allumé que si le lactose est présent et le glucose absent : deux signaux, l’un négatif, l’autre positif, sont intégrés à un seul promoteur. Avec les deux sucres, E. coli mange d’abord le glucose, marque une pause pendant que l’AMPc monte et que les enzymes lac sont fabriquées, puis mange le lactose — c’est la courbe de croissance à deux phases appelée diauxie, que Monod décrivit en 1941 et qui le mit sur la route de l’opéron.
Exemples
Exemple 20.7 (Deux diploïdes partiels)
: la copie fabrique un répresseur qui se lie à l’ voisin de ; inductible — la mutation est complémentée. : le seul en état de marche se trouve derrière un opérateur que le répresseur ne peut pas lier ; constitutif — l’opérateur normal de l’autre copie ne peut rien, puisqu’il ne commande que le cassé.