Les cellules de travail du système nerveux sont les neurones (Remarque 45.6 les énumérait) : chacun a un corps cellulaire et une longue fibre fine — certaines fibres vont de la colonne vertébrale à l’orteil, les plus longues cellules du corps. Un nerf est un câble qui regroupe des milliers de telles fibres. Le long de chaque fibre circulent des messages nerveux : de brefs signaux électriques, filant jusqu’à (le chiffre de Définition 33.1, muni maintenant de son porteur).
Exemples
Exemple 60.3 (Trois lignes, une seule langue)
Les acteurs de la boucle (Proposition 33.2), recâblés : les neurones sensitifs portent les rapports — de la peau à la moelle épinière, de l’œil au cerveau ; les neurones moteurs portent les ordres — de la moelle au muscle, en se terminant là où la fibre rencontre le muscle et où son roulement fixe la force de la contraction (Définition 17.6) ; et entre les deux, dans le cerveau et la moelle, d’innombrables neurones d’association font le travail de décision. Réflexe ou symphonie, le trafic est fait des mêmes signaux à des cadences différentes sur des lignes différentes.
Exemple 60.10 (La méthode sur trois cas)
Le clignement devant un souffle d’air : des millièmes de seconde, un seul anneau musculaire, un trajet câblé, fini aussitôt — nerveux. La poussée de croissance : des années, tout le corps, le sang, une action qui dure des saisons — hormonal. Le cœur emballé du sprint (Proposition 49.4) : les deux en relais — des signaux nerveux montent la cadence en un battement, et un messager sanguin (la fameuse bouffée que l’on ressent comme une vague chaude de frayeur) maintient l’alerte de tout le corps pendant des minutes. Le télégraphe d’abord, la poste ensuite.