Un organisme est autotrophe lorsqu’il bâtit sa matière organique à partir du (Chapitre 1). Il lui faut une source d’énergie et une source d’électrons. Les photoautotrophes tirent leur énergie de la lumière : plantes, algues et cyanobactéries prennent leurs électrons à l’eau et libèrent de l’oxygène (photosynthèse oxygénique) ; les bactéries pourpres et vertes les prennent au sulfure d’hydrogène ou à des acides organiques et n’en libèrent pas. Les chimioautotrophes tirent énergie et électrons de l’oxydation de composés minéraux — ammoniac, nitrite, sulfure, hydrogène, fer ferreux — sans aucune lumière : les bactéries nitrifiantes du sol, et les bactéries qui nourrissent les écosystèmes des sources hydrothermales profondes. Toutes emploient le cycle de Calvin, ou un cycle apparenté, pour fixer le carbone ; toutes le réduisent avec du NADPH et paient avec de l’ATP ; elles ne diffèrent que par l’origine de l’ATP et des électrons.
Exemples
Exemple 14.15 (Le bilan mondial)
La photosynthèse fixe environ de carbone par an sur les continents et dans les océans, dont la moitié par des algues unicellulaires et des cyanobactéries invisibles à l’œil ; elle renouvelle le dioxyde de carbone de l’atmosphère tous les sept ans et son oxygène tous les deux mille ans. L’oxygène est venu de la même façon : pendant deux milliards d’années, des cyanobactéries l’ont libéré dans une atmosphère qui n’en avait pas, et tout organisme aérobie, de la mitochondrie à nous, est bâti sur la fuite d’un système enzymatique unique qui scinde l’eau.