Une population est l’ensemble des individus d’une espèce qui vivent au même endroit et se reproduisent entre eux. Sa composition génétique est décrite par les fréquences des allèles de chaque gène : pour un gène à deux allèles et , la fraction des exemplaires qui sont et la fraction qui sont . L’évolution, à cette échelle, est un changement des fréquences alléliques d’une génération à la suivante.
Exemples
Exemple 25.3 (Compter les allèles)
Sur 1000 personnes, 490 sont , 420 et 90 . Exemplaires de : sur 2000, d’où et — et les effectifs génotypiques valent exactement , , de 1000 : la population est à l’état de référence pour ce gène. Une maladie récessive qui touche un nouveau-né sur 2500 () implique et des porteurs : les chiffres du Chapitre 16, retrouvés par le calcul.
Exemple 25.8 (Un effet fondateur)
Une communauté insulaire a été fondée par quelques dizaines de colons, dont l’un portait un allèle d’un trouble rare de l’œil. Dix générations plus tard, la fréquence de cet allèle dans la communauté est d’un sur dix — cent fois la valeur du continent — parce qu’un porteur parmi trente fondateurs représente déjà 1.7 % des exemplaires, et que la dérive dans une population petite et isolée l’a poussé plus loin. L’allèle ne confère aucun avantage ; son abondance est un accident lié à qui est monté sur le bateau.