L’énergie de première ionisation d’un élément est l’énergie nécessaire pour arracher un électron à l’atome isolé dans son état fondamental, en phase gazeuse :
Les énergies d’ionisation successives arrachent le deuxième, le troisième électron… à , … On les exprime en électronvolts par atome ou en kilojoules par mole ().
Exemples
Exemple 2.11 (Le magnésium)
Les énergies d’ionisation successives du magnésium valent 7.65, 15.04, 80.14 et . Le rapport est modéré ; est un saut : le troisième électron provient du cœur 2p. Le magnésium cède ses deux électrons 3s et s’arrête à , de configuration de gaz noble, celle du néon.
Exemple 2.24 (Le lithium dans une batterie)
Le lithium a la plus faible électronégativité de la période 2 et perd facilement son électron 2s, tout en étant le plus léger des métaux : il transporte plus de charge échangeable par gramme que tout autre élément, et c’est pourquoi il alimente les batteries rechargeables. Son énergie de première ionisation, , est supérieure à celle du sodium (5.14) ou du potassium (4.34), et pourtant, dans l’eau, c’est le plus réducteur des métaux alcalins : ce paradoxe s’explique par la forte hydratation du petit ion (Chapitre 13).