Soit une partie non vide. Un réel est un majorant de lorsque pour tout ; est majorée lorsqu’elle admet un majorant (de même en dessous, avec les minorants ; bornée signifie les deux). Un maximum de est un majorant appartenant à .
La borne supérieure est le plus petit des majorants de , lorsqu’il existe ; la borne inférieure est le plus grand des minorants.
Exemples
Exemple 10.5
, non atteinte (pas de maximum) ; . Pour : , non atteinte ; . Un maximum, lorsqu’il existe, est la borne supérieure ; tout l’intérêt de est de disposer d’un substitut quand le maximum n’existe pas.
Exemple 10.6 (Calculer des bornes supérieures en pratique)
Deux mises en pratique complètes de la Proposition 10.4.
L’ensemble . Pour tout , , donc est un minorant ; et : par conséquent , atteinte en . Au-dessus, n’est pas majorée ( peut dépasser tout d’après le Théorème 10.10) : n’existe pas dans (elle vaut dans ).
L’ensemble . Tout élément appartient à , donc et encadrent . Aucun des deux n’est atteint : forcerait . Pour la borne supérieure, figeons et laissons croître : dès que (Archimède) : . Symétriquement (, grand), . L’idée à retenir : pour épingler une borne supérieure, un seul chemin à un paramètre bien choisi à l’intérieur de l’ensemble suffit — ici le chemin — et la caractérisation par n’en demande pas davantage.
Exemple 10.7 (Le miroir de la borne inférieure)
La borne inférieure possède sa propre caractérisation par , obtenue à partir de la Proposition 10.4 via : si et seulement si minore et si, pour tout , un certain vérifie . Une mise en pratique avec les deux bornes à la fois : posons
Les indices pairs donnent , avec égalité en : comme de plus les valeurs d’indice impair sont , on obtient . Les indices impairs donnent , décroissant vers : tout élément de est , et est dépassé par pour impair : , non atteinte. Un seul ensemble, et les quatre comportements exposés : une borne supérieure qui est un maximum, une borne inférieure qui n’est pas un minimum.