Biologie · Glossaire

Qu'est-ce que « Glycémie » ?

Définition 32.1 Biologie du lycée · Chapitre 32 — La glycémie et le diabète

La glycémie est la concentration de glucose dans le plasma sanguin : environ 1g/L1\,\mathrm{g}/\mathrm{L} (5.5mmol/L5.5\,\mathrm{mmol}/\mathrm{L}) avant un repas chez une personne en bonne santé, montant à 1.4g/L1.4\,\mathrm{g}/\mathrm{L} dans l’heure qui suit un repas et revenue en deux heures, tombant à 0.7g/L0.7\,\mathrm{g}/\mathrm{L} après une journée de jeûne. Au-dessous de 0.5g/L0.5\,\mathrm{g}/\mathrm{L}, le cerveau défaille (confusion, puis coma) ; au-dessus de 1.8g/L1.8\,\mathrm{g}/\mathrm{L}, le glucose passe dans l’urine, et des années au-dessus de 1.3g/L1.3\,\mathrm{g}/\mathrm{L} abîment les vaisseaux et les nerfs. La glycémie est une grandeur régulée : une valeur maintenue près d’une valeur de consigne par un système qui la mesure et la corrige.

Exemples

Exemple 32.3 (Une journée de glycémie)

Petit-déjeuner à 8 heures : la glycémie monte de 0.90.9 à 1.3g/L1.3\,\mathrm{g}/\mathrm{L} pour 9 heures et est revenue à 1.01.0 à 10 heures, l’excédent étant parti dans le glycogène du foie et des muscles. De 10 à 13 heures, le foie libère du glycogène et le niveau se tient près de 0.90.9. Une course à 17 heures tire 60g60\,\mathrm{g} vers les muscles en une heure ; le foie vide la moitié de sa réserve pour suivre, et le niveau descend à 0.80.8. Pendant la nuit, le foie fabrique du glucose neuf à partir d’acides aminés, et à 7 heures le niveau est de 0.9g/L0.9\,\mathrm{g}/\mathrm{L}. Trois cents grammes ont traversé un compartiment de cinq.

Exemple 32.5 (La boucle en action)

Après un repas, la glycémie grimpe ; en quelques minutes, les cellules β\beta libèrent de l’insuline, les muscles et les cellules adipeuses ouvrent leurs transporteurs de glucose, le foie se met à fabriquer du glycogène, et le niveau redescend — moment où la sécrétion d’insuline baisse à son tour. Entre les repas, la dérive vers le bas est contrée par le glucagon, le glycogène est dégradé, et le niveau se maintient. Aucune des deux hormones n’est jamais absente ; c’est leur rapport qui bouge, et la glycémie le suit dans une bande étroite.

Exemple 32.8 (Gérer une journée avec un diabète de type 1)

Une adolescente atteinte d’un diabète de type 1 mesure sa glycémie avant chaque repas avec une goutte de sang, compte les glucides de son assiette et s’injecte une dose d’insuline rapide qui leur est proportionnelle — environ une unité pour 10g10\,\mathrm{g} — plus une insuline lente une fois par jour pour le fond. Trop d’insuline, ou un repas sauté, et le niveau tombe au-dessous de 0.6g/L0.6\,\mathrm{g}/\mathrm{L} : sueurs, tremblements, confusion, corrigés par du sucre en quelques minutes. Trop peu, et le niveau reste au-dessus de 2g/L2\,\mathrm{g}/\mathrm{L}, avec soif et fatigue, et les vaisseaux encaissent les dégâts en silence. Elle fait à la main ce que ses cellules β\beta faisaient par rétroaction.

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