Physique · Glossaire

Qu'est-ce que « Molécules » ?

Aussi appelé : molécule

Définition 45.1 Physique du primaire et du collège · Chapitre 45 — États de la matière et changements d’état

Toute la matière est faite de molécules : des particules d’une petitesse inimaginable, bien au-dessous de ce que peuvent voir un œil ou un microscope d’école. Une seule goutte d’eau contient plus de molécules qu’il n’y a de gouttes d’eau dans toutes les mers. Chaque substance pure est bâtie avec son propre type de molécule — l’eau avec des molécules d’eau, le fer avec les particules qui lui sont propres — et les molécules d’une substance sont toutes identiques.

Exemples

Exemple 45.4 (Six ans de règles, une seule explication)

Passe les vieilles règles dans le modèle. Les solides gardent leur forme : chaque molécule tient son poste. Les liquides prennent la forme du récipient et restent horizontaux : la foule glissante s’affaisse jusqu’à ce qu’aucune molécule ne puisse glisser plus bas. Les gaz remplissent toute la place offerte : rien ne retient les voltigeuses. Le parfum qui traverse la pièce : des molécules de gaz qui volent, se heurtent, se répandent. Le sable qui se verse comme un liquide : ce ne sont pas des molécules qui glissent, mais des grains — chaque grain étant lui-même un minuscule solide ordonné de milliers de milliards de molécules.

Exemple 45.7 (L’air comprimé au travail)

La pompe à vélo entasse des pièces entières d’air dans le pneu — ce qui n’est possible que parce que l’air est surtout du vide. La foule comprimée, dont les molécules martèlent les parois du pneu plus vite et plus dru, soutient le vélo : la poussée d’un gaz est sa grêle moléculaire. Les bouteilles des plongeurs tassent un après-midi de respiration dans une bouteille d’acier ; le liquide de frein, incompressible, transmet quant à lui la poussée de ton pied jusqu’aux roues sans rien perdre — chaque état engagé pour son propre talent.

Exemple 45.8 (Les portes, molécule par molécule)

Chauffe un solide et ses molécules tremblent plus fort ; à la température de fusion, ce tremblement fait éclater l’empilement ordonné — la foule se met à glisser : c’est la fusion. Chauffe encore le liquide et les molécules les plus rapides s’arrachent entièrement à l’emprise de la foule et s’envolent : c’est l’évaporation — et, à la température d’ébullition, l’évasion devient une ruée depuis l’intérieur même du liquide. Le refroidissement passe le film à l’envers : des voltigeuses attrapées (condensation), des glissantes qui se rangent en rangs (solidification). Les six portes de l’an dernier ne sont qu’une seule histoire : l’emprise moléculaire contre le tremblement moléculaire.

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