বইগুলো এখনো বাংলা ভাষায় পাওয়া যায় না — Français সংস্করণ দেখানো হচ্ছে।
Sciences de la Terre et de l’Univers du primaire et du collège · শ্রেণি 1–9
12Les aléas naturels
C’est vendredi soir. À la radio, la musique s’arrête et une voix calme lit une alerte : une forte tempête atteindra la côte cette nuit, avec des vents très violents et de fortes pluies. On demande à chacun de rester à l’intérieur à partir de neuf heures, et d’attacher ou de rentrer tout ce que le vent pourrait emporter.
La famille de Lena se met au travail. Son père range les chaises et la table du jardin dans la cabane. Sa mère vérifie que les lampes de poche fonctionnent et pose des piles de rechange sur la table de la cuisine. Lena remplit d’eau deux grandes bouteilles. À neuf heures, tout le monde est à l’intérieur, et le vent hurle déjà.
Tu sais déjà
Un volcan peut entrer en éruption et projeter de la lave, des cendres et des gaz ; un séisme est une secousse soudaine du sol ; pendant un séisme, on se baisse, on s’abrite et on s’agrippe (Chapitre 8). Une rivière qui reçoit plus d’eau que son lit ne peut en contenir inonde sa plaine d’inondation (Chapitre 10). Chaque lieu a son propre climat, et les zones chaude, tempérées et froides font le tour du globe (Chapitre 11).
12.1 Qu’est-ce qu’un aléa naturel ?
La nature n’est pas toujours calme. Le vent peut souffler assez fort pour casser des arbres, les rivières peuvent déborder, le sol peut trembler. Ces événements font partie du fonctionnement de la Terre : ils se produisaient bien avant qu’il y ait des hommes, et ils continueront de se produire.
Définition 12.1 (Aléa naturel)
Un aléa naturel est un phénomène naturel qui peut blesser des personnes ou endommager ce qu’elles ont construit : une tempête, une inondation, une sécheresse, un séisme, une éruption volcanique, un glissement de terrain…
Nous pouvons classer les aléas naturels selon leur origine : l’air, l’eau ou le sol.
12.2 Les aléas venus de l’air
Définition 12.2 (Tempête)
Une tempête est une période de vent très fort, généralement accompagnée de fortes pluies ou de neige, et parfois d’orage, avec du tonnerre et des éclairs.
Une forte tempête casse des branches, abat des arbres, arrache les tuiles des toits et peut projeter des chaises de jardin à travers les fenêtres. Sur la côte, son vent pousse la mer contre le rivage et envoie d’énormes vagues par-dessus les digues.
Les tempêtes les plus puissantes de la Terre se forment au-dessus des mers tropicales chaudes. Ce sont d’immenses tempêtes qui tournent sur elles-mêmes : vues de l’espace, elles ressemblent à une gigantesque spirale de nuages, avec au milieu un trou calme et dégagé, l’œil. Autour de l’œil soufflent les vents les plus forts. Ce même genre de tempête porte des noms différents selon les océans : on l’appelle ouragan dans l’Atlantique Nord et dans le Pacifique Est, typhon dans le Pacifique Nord-Ouest, et cyclone tropical dans le Pacifique Sud et dans l’océan Indien.
Certains aléas venus de l’air sont lents et silencieux. Une canicule est une période de plusieurs jours et plusieurs nuits beaucoup plus chauds que d’habitude. Elle est dangereuse surtout pour les personnes très âgées, les bébés et les malades.
Définition 12.3 (Sécheresse)
Une sécheresse est une longue période, de plusieurs mois ou même de plusieurs années, avec beaucoup moins de pluie que d’habitude en ce lieu. Le sol se dessèche, les rivières et les lacs rétrécissent, les cultures se fanent et meurent.
Une sécheresse s’installe lentement : personne ne peut dire quel jour elle commence. Mais une longue sécheresse peut laisser les agriculteurs sans récolte et les villes à court d’eau.
12.3 Les aléas venus de l’eau
Tu connais déjà les crues des rivières (Chapitre 10). Après des jours de pluie, ou quand la neige fond vite, une rivière monte au-dessus de ses berges et recouvre sa plaine d’inondation. Certaines inondations arrivent très vite : une averse violente sur une vallée pentue peut transformer en une heure un ruisseau tranquille en un torrent grondant. D’autres viennent de la mer, quand une tempête pousse l’eau sur une côte basse.
12.4 Les aléas venus du sol
Tu connais déjà les séismes et les éruptions volcaniques (Chapitre 8). Il existe un troisième aléa venu du sol, et c’est souvent l’eau qui le déclenche.
Définition 12.4 (Glissement de terrain)
Un glissement de terrain est une masse de roche, de terre ou de boue qui glisse ou tombe soudain le long d’une pente.
Une pente raide détrempée par de longues pluies devient lourde et glissante, et elle peut céder d’un seul coup. Un séisme peut aussi ébranler une pente. Un glissement de terrain peut ensevelir une route, barrer une rivière ou emporter des maisons.
12.5 De l’aléa à la catastrophe
Une tempête en plein océan, un séisme dans un désert vide, une inondation dans une vallée où personne ne vit : ce sont des aléas naturels, mais ils ne font de mal à personne. Les mêmes événements deviennent dangereux quand ils frappent là où vivent des gens.
Définition 12.5 (Catastrophe naturelle)
Il y a catastrophe naturelle quand un aléa naturel frappe un lieu où vivent des gens et fait de grands dégâts : des personnes sont blessées ou tuées, des maisons sont détruites, les routes, l’eau et l’électricité sont coupées.
Nous ne pouvons pas arrêter une tempête ou un séisme. Mais nous pouvons faire beaucoup pour empêcher un aléa de devenir une catastrophe : construire loin des plaines d’inondation et du pied des pentes instables, bâtir des édifices solides, surveiller le temps et le sol, prévenir les gens à temps, et apprendre à chacun ce qu’il faut faire.
Les alertes
Les services météorologiques surveillent le ciel jour et nuit. Quand une tempête, une canicule ou une inondation approche, ils diffusent des alertes par la radio, la télévision, le téléphone et internet. Beaucoup de pays utilisent des couleurs, de la plus calme à la plus grave.
Sécurité
Pendant une tempête. Reste à l’intérieur, loin des fenêtres. Ne sors pas pour regarder, et tiens-toi loin des arbres, qui peuvent tomber, et des fils électriques tombés au sol.
Pendant une inondation. Monte sur une hauteur ou à un étage supérieur. Ne traverse jamais l’eau d’une inondation, ni à pied, ni à vélo, ni en voiture : un peu d’eau rapide suffit à te faire tomber ou à emporter une voiture.
Pendant une canicule. Bois de l’eau souvent, reste à l’ombre ou dans une pièce fraîche aux heures les plus chaudes, et prends des nouvelles des voisins âgés.
Pendant un séisme. Baisse-toi, abrite-toi, agrippe-toi (Chapitre 8).
Toujours. Écoute les alertes et fais tout de suite ce que disent les personnes responsables.
12.6 Exercices
Exercice 12.1 ★
Simple aléa naturel, ou catastrophe naturelle ?
- [(a)] Un séisme secoue un désert vide.
- [(b)] Une tempête arrache le toit de nombreuses maisons d’une ville.
- [(c)] Un glissement de terrain tombe dans une vallée de montagne où personne ne vit.
- [(d)] Une rivière inonde un village et remplit ses maisons d’eau.
Solution
Solution de Exercice 12.1.
(a) Un simple aléa naturel : personne n’est touché. (b) Une catastrophe naturelle : des logements sont endommagés. (c) Un simple aléa naturel. (d) Une catastrophe naturelle.
Exercice 12.2 ★
Classe ces aléas en trois familles (venus de l’air, venus de l’eau, venus du sol) : un glissement de terrain ; une canicule ; une inondation ; une éruption volcanique ; une tempête ; une sécheresse ; un séisme.
Solution
Solution de Exercice 12.2.
Venus de l’air : une canicule, une tempête, une sécheresse. Venus de l’eau : une inondation. Venus du sol : un glissement de terrain, une éruption volcanique, un séisme.
Exercice 12.3 ★
Qu’est-ce qu’une sécheresse ? Donne deux façons dont une longue sécheresse nuit aux gens.
Solution
Solution de Exercice 12.3.
Une sécheresse est une longue période, de plusieurs mois ou de plusieurs années, avec beaucoup moins de pluie que d’habitude. Elle peut laisser les agriculteurs sans récolte, parce que les cultures se fanent et meurent, et elle peut laisser les villes à court d’eau potable, parce que les rivières et les lacs rétrécissent.
Exercice 12.4 ★
La radio annonce une alerte rouge à la tempête pour cette nuit. Donne trois choses que ta famille devrait faire.
Solution
Solution de Exercice 12.4.
Par exemple : rentrer ou attacher tout ce que le vent pourrait emporter (chaises de jardin, jouets, poubelles) ; vérifier les lampes de poche et garder prêtes des piles de rechange et de l’eau ; rester à l’intérieur, loin des fenêtres, pendant la tempête ; continuer d’écouter les nouvelles à la radio.
Exercice 12.5 ★
Une grande tempête tournante, avec un œil, se forme au-dessus d’une mer tropicale chaude. Comment l’appelle-t-on si elle frappe (a) la côte de la Floride, dans l’Atlantique Nord ; (b) le Japon, dans le Pacifique Nord-Ouest ; (c) la côte de l’Inde, sur l’océan Indien ?
Solution
Solution de Exercice 12.5.
(a) Un ouragan. (b) Un typhon. (c) Un cyclone tropical.
Exercice 12.6 ★
Range les quatre couleurs d’alerte dans l’ordre, de la plus calme à la plus grave. Que dois-tu faire au niveau le plus grave ?
Solution
Solution de Exercice 12.6.
Vert, jaune, orange, rouge. Au niveau rouge, le danger est grand : il faut agir tout de suite et suivre les consignes des personnes responsables.
Exercice 12.7 ★★
Regarde la photographie du glissement de terrain, page 80. Décris ce que le glissement de terrain a fait à la vallée : au versant, à la route et à la rivière. Pourquoi les terres situées en amont sont-elles maintenant sous l’eau ?
Solution
Solution de Exercice 12.7.
Une partie du versant de droite s’est détachée et a glissé vers le bas, en laissant une cicatrice nue. Sa boue s’est étalée sur toute la largeur du fond de la vallée et a recouvert la route. Elle a aussi barré la rivière comme un barrage : l’eau de la rivière, qui ne peut plus s’écouler, s’est accumulée derrière et a inondé les bois en amont.
Exercice 12.8 ★★
Tom dit : « Les inondations sont naturelles, donc on ne peut rien y faire. » Lena dit : « Nous ne pouvons pas empêcher une rivière de déborder, mais nous pouvons empêcher une inondation de devenir une catastrophe. » Qui a raison ? Explique avec deux exemples.
Solution
Solution de Exercice 12.8.
Lena a raison. Nous ne pouvons pas arrêter la pluie ni la rivière, mais nous pouvons mettre les gens à l’abri du danger. Par exemple : construire les maisons sur les hauteurs plutôt que dans la plaine d’inondation ; prévenir les gens à temps par des alertes aux inondations, pour qu’ils montent sur les hauteurs ; apprendre à chacun à ne jamais traverser l’eau d’une inondation, ni à pied ni en voiture.
Exercice 12.9 ★★
Dans une région agricole imaginaire, il tombe habituellement environ 60 millimètres de pluie chaque mois. Pendant une sécheresse, il n’est tombé, chacun des quatre mois, que le quart de la pluie habituelle.
- [(a)] Combien de pluie tombe-t-il habituellement en quatre mois ?
- [(b)] Combien en est-il tombé pendant la sécheresse, en quatre mois ?
- [(c)] Combien de pluie a manqué ?
Solution
Solution de Exercice 12.9.
(a) millimètres. (b) Le quart de 60, c’est 15 ; en quatre mois, millimètres. (c) Il a manqué millimètres : les trois quarts de la pluie habituelle.
Exercice 12.10 ★★
Une ville imaginaire compte 1 200 logements. Un quart d’entre eux se trouvent dans la plaine d’inondation de sa rivière.
- [(a)] Combien de logements se trouvent dans la plaine d’inondation ?
- [(b)] La ville aide les propriétaires d’un tiers de ces logements à s’installer sur une hauteur. Combien de logements restent dans la plaine d’inondation ?
Solution
Solution de Exercice 12.10.
(a) logements. (b) Le tiers de 300, c’est 100 ; il reste donc logements dans la plaine d’inondation.
Exercice 12.11 ★★★
Deux villages éloignés l’un de l’autre sont frappés la même nuit par des tempêtes de même force. Dans le premier, personne n’est blessé et les dégâts sont faibles. Dans le second, beaucoup de maisons sont détruites. Donne au moins trois raisons différentes qui pourraient expliquer cette différence.
Solution
Solution de Exercice 12.11.
Raisons possibles : le premier village avait été prévenu à temps et les gens s’étaient préparés (volets fermés, objets rentrés), le second non ; les maisons du premier sont solidement construites, celles du second sont fragiles ; le second village se trouve sur une côte basse ou dans une plaine d’inondation, où la tempête a aussi apporté une inondation, alors que le premier est bâti sur une hauteur ; dans le second village, des arbres proches des maisons sont tombés dessus. Le même aléa ne cause pas les mêmes dégâts partout : cela dépend de l’endroit où les gens vivent, de leur façon de vivre et de leur degré de préparation.