est connexe lorsqu’il n’admet aucune partition en deux parties ouvertes non vides — de façon équivalente, lorsque ses seules parties à la fois ouvertes et fermées sont et . est connexe par arcs lorsque deux points quelconques sont joints par une application continue .
Exemples
Exemple 4.28
n’est pas connexe : est continu (un polynôme en les coefficients) sur , qui n’est pas connexe ; les images réciproques de et scindent . (Chaque morceau est en fait connexe par arcs — un exercice agréable au-delà de nos besoins.) Par contraste est connexe par arcs : Exercice 4.10.
Exemple 4.29 (Un point fixe par la connexité seule)
Toute application continue a un point fixe — pas d’hypothèse de contraction, pas d’itération. Considérer , continue sur le connexe :
et le théorème des valeurs intermédiaires (Théorème 4.27 (2)) livre un zéro de , c’est-à-dire un point fixe de . À comparer avec Banach (Théorème 4.12) : ici l’existence est topologique et gratuite, mais l’unicité et l’algorithme sont perdus — a tout point fixe, et l’itération d’un non contractant peut boucler à jamais. Les deux théorèmes de point fixe de ce chapitre répondent à des questions différentes avec des monnaies différentes.
Exemple 4.30 ( et ne sont pas homéomorphes)
La connexité est une empreinte topologique. Supposons que soit un homéomorphisme (une bijection continue de réciproque continue). Retirer un point : la restriction est encore un homéomorphisme. Mais privé d’un point est connexe par arcs — joindre deux points quelconques par un segment, en faisant un détour par un second segment via un point auxiliaire si bloque le chemin direct — donc connexe (Théorème 4.27 (3)) ; tandis que privé d’un point se scinde en deux demi-droites ouvertes non vides : non connexe. La connexité est préservée par les applications continues : contradiction. Le plan et la droite sont véritablement différents en tant qu’espaces topologiques — un fait que la cardinalité seule (des bijections de type Exercice 1.3 existent bien !) est trop grossière pour voir.