Soit un anneau commutatif. Un idéal est un sous-groupe additif tel que pour tout , . Les noyaux de morphismes d’anneaux sont des idéaux ; si et seulement si si et seulement si contient un inversible. L’idéal engendré par est (un idéal principal).
Exemples
Exemple 1.27 (Un pgcd de polynômes, de deux façons)
Calculons dans . Par Euclide :
donc le pgcd est , et la remontée donne la relation de Bézout
Par les idéaux : l’idéal est principal (Théorème 1.26) ; il contient (la formule affichée) et est contenu dans (les deux générateurs s’annulent en , donc sont multiples de ) : le générateur unitaire est . L’idée à retenir : le point de vue des idéaux identifie le pgcd sans diviser — les racines communes localisent l’idéal, et Euclide ne fait que le certifier.
Exemple 1.34 (Un morphisme d’évaluation et son noyau)
Prenons et l’évaluation , . Puisque ,
(seuls les termes constant et linéaire de subsistent). Donc : un idéal principal, exactement comme le prévoit le Théorème 1.26, engendré par le polynôme unitaire de plus petit degré dans le noyau — le polynôme minimal de , vedette du Chapitre 3. L’image est l’algèbre commutative de dimension deux : les morphismes d’évaluation réduisent le de dimension infinie à de petites algèbres calculables.