Toute galaxie lointaine s’éloigne, à une vitesse proportionnelle à sa distance :
Ce n’est pas une explosion dans l’espace mais une expansion de l’espace — rembobiner et tout fut jadis dense et chaud : il y a milliards d’années (Exercice 27.9). L’univers primordial est ce livre rejoué en accéléré. À une seconde, c’est une soupe de particules au (Chapitre 26) ; dans les premières minutes, le Chapitre 25 se déchaîne et fige un quart d’hélium en masse — prédit par un facteur de Boltzmann, observé partout (Exercice 27.11). À 380 000 ans et , l’équation de Saha (Proposition 18.5) laisse enfin les électrons se poser sur les protons ; le brouillard se dissipe, et cette lumière diffusée une dernière fois — étirée d’un facteur mille par l’expansion — nous parvient aujourd’hui comme le fond diffus cosmologique : un spectre de Planck à (Chapitre 20), la plus ancienne photographie qui soit. Ce que l’image montre aussi : les galaxies tournent et s’agglomèrent comme si elles étaient pilotées par une matière noire qu’aucun détecteur n’a saisie, et l’expansion accélère sous une énergie sombre que personne n’a expliquée — les quatre-vingt-quinze pour cent du budget que ce livre ne peut encore écrire.