Mathématiques · Glossaire

Qu'est-ce que « Racines de l’unité » ?

Définition 28.14 Mathématiques du lycée · Chapitre 28 — Nombres complexes

Pour n1n \geq 1, les racines nn-ièmes de l’unité sont les solutions de zn=1z^n = 1.

Les racines cinquièmes de l’unité, = 2 π/5 : les sommets d’un pentagone régulier inscrit dans le cercle unité ().
Les racines cinquièmes de l’unité, ω=e2iπ/5\omega = \eu^{2\iu\pi/5} : les sommets d’un pentagone régulier inscrit dans le cercle unité (Exercice 28.10).
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Définition 3.17 Mathématiques universitaires — Licence 1 · Chapitre 3 — Nombres complexes

Les racines nn-ièmes de l’unité sont les solutions de zn=1z^n = 1 :

Un={ωk:k=0,,n1},ω=e2iπ/n.\mathbb{U}_n = \bigl\{\, \omega^k : k = 0, \dots, n-1 \,\bigr\}, \qquad \omega = \eu^{2\iu\pi/n}.

Elles forment un groupe pour la multiplication (Chapitre 7) et occupent les sommets d’un nn-gone régulier inscrit dans le cercle unité.

Les racines cinquièmes de l’unité, = 2 π/5 : un pentagone régulier sur le cercle unité.
Les racines cinquièmes de l’unité, ω=e2iπ/5\omega = \eu^{2\iu\pi/5} : un pentagone régulier sur le cercle unité.

Exemples

Exemple 3.20 (Racines carrées sous forme algébrique)

Pour résoudre z2=3+4iz^2 = 3 + 4\iu sans trigonométrie, posons z=x+iyz = x + \iu y :

x2y2=3,2xy=4,x2+y2=3+4i=5.x^2 - y^2 = 3, \qquad 2xy = 4, \qquad x^2 + y^2 = \abs{3 + 4\iu} = 5 .

En ajoutant la première et la dernière : x2=4x^2 = 4, donc x=±2x = \pm 2, puis y=2/x=±1y = 2/x = \pm 1 avec le même appariement de signes (xy=2>0xy = 2 > 0) : z=±(2+i)z = \pm(2 + \iu). Combiné à la formule usuelle, cela résout toute équation du second degré à coefficients complexes (Exercice 3.7).

Exemple 3.16 (Un second membre non réel)

Résolvons z4=8+8i3z^4 = -8 + 8\iu\sqrt3. Forme exponentielle du second membre : module 64+192=16\sqrt{64 + 192} = 16, argument θ\theta avec cosθ=12\cos\theta = -\frac12, sinθ=32\sin\theta = \frac{\sqrt3}2, c’est-à-dire θ=2π3\theta = \frac{2\pi}3. Les quatre racines sont

zk=2ei(π6+kπ2),k=0,1,2,3:z0=3+i,z1=iz0=1+i3,z_k = 2\,\eu^{\iu(\frac\pi6 + \frac{k\pi}2)}, \quad k = 0, 1, 2, 3 : \qquad z_0 = \sqrt3 + \iu,\quad z_1 = \iu z_0 = -1 + \iu\sqrt3,
z2=z0=3i,z3=iz0=1i3.z_2 = -z_0 = -\sqrt3 - \iu,\qquad z_3 = -\iu z_0 = 1 - \iu\sqrt3 .

(Vérification : z02=2+2i3z_0^2 = 2 + 2\iu\sqrt3, donc z04=(2+2i3)2=412+8i3=8+8i3z_0^4 = (2 + 2\iu\sqrt3)^2 = 4 - 12 + 8\iu\sqrt3 = -8 + 8\iu\sqrt3.) Dès qu’une racine est trouvée, les trois autres viennent gratuitement : ce sont ses images par les rotations successives d’angle π2\frac\pi2, autrement dit ses produits par les racines quatrièmes de l’unité — c’est la structure générale sous-jacente au Théorème 3.14, qu’il vaut mieux exploiter que de recalculer chaque racine depuis le début. Pas de symétrie par conjugaison cette fois : le second membre n’est pas réel.

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