পদার্থবিজ্ঞান · বই 3 · স্নাতক প্রথম বর্ষ

Physique universitaire — 1re année

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Physique universitaire — 1re année · স্নাতক প্রথম বর্ষ

21Statique des fluides

Un sous-marin par trois cents mètres de fond supporte, sur chaque mètre carré de coque, le poids d’un camion chargé. Un barrage retient un lac avec un mur épais en bas et mince en haut, pour une raison qui n’a rien à voir avec la longueur du lac. Un navire de cent mille tonnes flotte parce qu’il écarte cent mille tonnes d’eau, et s’enfonce d’une main de plus lorsqu’il passe de la mer dans un fleuve. Tout cela découle d’une seule relation — dans un fluide au repos, la pression croît vers le bas au rythme ρg\rho g — que ce chapitre établit, applique aux liquides et à l’atmosphère, et dont il déduit la force sur une paroi ainsi que le théorème d’Archimède.

Un sous-marin lors d’un exercice de remontée d’urgence (US Navy) : ses ballasts chassés, il est plus léger que l’eau qu’il déplace et remonte — le théorème d’Archimède à 7000\, t.
Un sous-marin lors d’un exercice de remontée d’urgence (US Navy) : ses ballasts chassés, il est plus léger que l’eau qu’il déplace et remonte — le théorème d’Archimède à 7000 t7000\,\mathrm{t}.

21.1 La pression dans un fluide au repos

Proposition 21.1 (Isotropie de la pression)

Dans un fluide au repos, la force exercée par le fluide sur une petite surface  ⁣dS\dd S placée en un point MM vaut  ⁣dF→=P(M)  ⁣dS n→\dd\vect F = P(M)\,\dd S\,\vect n : elle est normale à la surface et dirigée vers elle, et la pression P(M)P(M) dépend du point mais pas de l’orientation de la surface.

Démonstration partielle. Un fluide au repos ne transmet pas de force tangentielle : la force de pression est normale, sinon le fluide s’écoulerait. Considérons un petit prisme triangulaire de fluide autour de MM, dont les faces ont des orientations différentes : il est en équilibre sous les forces de pression sur ses faces et sous son poids ; le poids varie comme le volume (cube de la taille) et les forces de pression comme des aires (carré), de sorte que pour un prisme assez petit seules comptent les forces de pression, et leur équilibre dans toutes les directions impose le même PP sur chaque face. ∎

Théorème 21.2 (Relation fondamentale de la statique des fluides)

Dans un fluide au repos placé dans le champ de pesanteur uniforme g→=−ge→z\vect g = -g\vect e_z (zz vers le haut), la pression ne dépend que de zz et

 ⁣dP ⁣dz=−ρg,\frac{\dd P}{\dd z} = -\rho g ,

où ρ\rho est la masse volumique du fluide à ce niveau. La pression croît vers le bas ; les surfaces d’égale pression (les isobares) sont horizontales, comme l’est la surface libre d’un liquide.

Démonstration. Considérons une tranche horizontale de fluide, d’aire SS, comprise entre zz et z+ ⁣dzz + \dd z : elle est poussée vers le haut par P(z)SP(z)S en dessous, vers le bas par P(z+ ⁣dz)SP(z + \dd z)S au-dessus, et tirée vers le bas par son poids ρgS  ⁣dz\rho gS\,\dd z. À l’équilibre : P(z)S−P(z+ ⁣dz)S−ρgS  ⁣dz=0P(z)S - P(z + \dd z)S - \rho gS\,\dd z = 0. Une tranche horizontale ne subit aucune force horizontale de la pesanteur, donc PP est uniforme horizontalement. ∎

À gauche : équilibre d’une tranche horizontale de fluide — la pression en dessous doit dépasser celle du dessus du poids de la tranche par unité d’aire. À droite : vases communicants — une horizontale rencontre partout la même pression dans un liquide connexe, de sorte que les surfaces libres se placent au même niveau quelles que soient les formes. À gauche : équilibre d’une tranche horizontale de fluide — la pression en dessous doit dépasser celle du dessus du poids de la tranche par unité d’aire. À droite : vases communicants — une horizontale rencontre partout la même pression dans un liquide connexe, de sorte que les surfaces libres se placent au même niveau quelles que soient les formes.
À gauche : équilibre d’une tranche horizontale de fluide — la pression en dessous doit dépasser celle du dessus du poids de la tranche par unité d’aire. À droite : vases communicants — une horizontale rencontre partout la même pression dans un liquide connexe, de sorte que les surfaces libres se placent au même niveau quelles que soient les formes.

Corollaire 21.3 (Fluide incompressible)

Dans un liquide de masse volumique uniforme ρ\rho, la pression à la profondeur hh sous un point où elle vaut P0P_0 est

P=P0+ρgh.P = P_0 + \rho gh .

Eau : 1 bar1\,\mathrm{bar} de plus tous les 10 m10\,\mathrm{m}. Deux points d’un liquide connexe situés au même niveau sont à la même pression ; les surfaces libres de vases communicants se placent au même niveau ; une pression appliquée en un point quelconque d’un liquide enfermé se transmet intégralement à tous les autres (principe de Pascal).

Démonstration. Il suffit d’intégrer  ⁣dP/ ⁣dz=−ρg\dd P/\dd z = -\rho g à ρ\rho constant ; le reste tient à l’horizontalité des isobares et à l’unicité de PP sur un niveau. ∎

Exemple 21.4 (Manomètres et presses)

Un tube en U rempli de mercure (ρ=13 600 kg/m3\rho = 13\,600\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3}) dont les colonnes diffèrent de h=760 mmh = 760\,\mathrm{mm} mesure une différence de pression ρgh=1.013×105 Pa\rho gh = 1.013 \times 10^{5}\,\mathrm{Pa} — l’atmosphère, qui soutient une colonne d’eau de 10.3 m10.3\,\mathrm{m}. Une presse hydraulique : une force F1F_1 sur un piston d’aire S1S_1 élève la pression de F1/S1F_1/S_1 partout ; sur le grand piston S2S_2 elle donne F2=F1S2/S1F_2 = F_1S_2/S_1 — cinquante fois plus pour cinquante fois l’aire, au prix d’une course cinquante fois plus courte (l’énergie se conserve : F1d1=F2d2F_1d_1 = F_2d_2).

21.2 L’atmosphère

Proposition 21.5 (Atmosphère isotherme)

Pour un gaz parfait de masse molaire MM à température uniforme TT dans un champ de pesanteur uniforme,

P(z)=P0 e−z/H,H=RTMg,P(z) = P_0\,\eu^{-z/H}, \qquad H = \frac{RT}{Mg} ,

la hauteur d’échelle : environ 8 km8\,\mathrm{km} pour l’air ; la pression est divisée par deux tous les Hln⁡2≈5.5 kmH\ln2 \approx 5.5\,\mathrm{km}.

Démonstration. ρ=PM/RT\rho = PM/RT (équation d’état), donc  ⁣dP/ ⁣dz=−(Mg/RT)P\dd P/\dd z = -(Mg/RT)P : une équation différentielle linéaire du premier ordre, P=P0e−Mgz/RTP = P_0\eu^{-Mgz/RT}. ∎

Exemple 21.6 (L’air raréfié)

Avec T=260 KT = 260\,\mathrm{K} (une moyenne sur la basse atmosphère), H=7.6 kmH = 7.6\,\mathrm{km} : P=0.52P0P = 0.52P_0 à 5000 m5000\,\mathrm{m}, 0.31P00.31P_0 au sommet de l’Everest — proche des valeurs mesurées 0.540.54 et 0.330.33 ; l’atmosphère réelle se refroidit avec l’altitude, ce dont le volume de deuxième année tient compte. Le modèle dit aussi pourquoi la mer est différente : l’eau est huit cents fois plus dense et presque incompressible, de sorte que sa pression croît linéairement, d’un bar tous les dix mètres, sans hauteur d’échelle.

L’atmosphère isotherme : la pression (et la masse volumique) décroissent exponentiellement avec l’altitude, divisées par deux tous les 5.5\, km. Neuf dixièmes de l’air se trouvent au-dessous de 17\, km.
L’atmosphère isotherme : la pression (et la masse volumique) décroissent exponentiellement avec l’altitude, divisées par deux tous les 5.5 km5.5\,\mathrm{km}. Neuf dixièmes de l’air se trouvent au-dessous de 17 km17\,\mathrm{km}.

21.3 Forces sur les parois

Proposition 21.7 (Force sur une paroi verticale)

Un liquide de profondeur hh contre une paroi verticale rectangulaire de largeur LL (la pression atmosphérique agissant sur les deux faces et se compensant) exerce la force horizontale

F=12ρgh2L,F = \tfrac12\rho gh^2L ,

équivalente à une force unique appliquée au centre de poussée, à la profondeur 2h/32h/3 — la résultante s’exerce bas, là où la pression est la plus grande.

Démonstration. À la profondeur xx la pression relative vaut ρgx\rho gx ; sur la bande de hauteur  ⁣dx\dd x la force vaut ρgxL  ⁣dx\rho gxL\,\dd x ; on intègre de 00 à hh. Son moment par rapport à la ligne de surface vaut ∫0hρgx2L  ⁣dx=13ρgh3L\int_0^h\rho gx^2L\,\dd x = \tfrac13\rho gh^3L ; en divisant par FF, on obtient le bras de levier 2h/32h/3. ∎

La pression sur un barrage croît linéairement avec la profondeur (flèches), de sorte que la résultante s’applique aux deux tiers de la profondeur : le mur doit être le plus épais en bas. La force ne dépend que de h et de L, non de la quantité d’eau retenue derrière.
La pression sur un barrage croît linéairement avec la profondeur (flèches), de sorte que la résultante s’applique aux deux tiers de la profondeur : le mur doit être le plus épais en bas. La force ne dépend que de hh et de LL, non de la quantité d’eau retenue derrière.

Exemple 21.8 (Un barrage)

h=20 mh = 20\,\mathrm{m}, L=100 mL = 100\,\mathrm{m} : F=12×1000×9.81×400×100=2.0×108 NF = \tfrac12 \times 1000 \times 9.81 \times 400 \times 100 = 2.0 \times 10^{8}\,\mathrm{N} — vingt mille tonnes, appliquées 13 m13\,\mathrm{m} sous la surface, et cela que le lac derrière soit une mare ou un fjord : c’est le paradoxe hydrostatique.

21.4 Le théorème d’Archimède

Théorème 21.9 (Archimède)

Un corps immergé dans un fluide au repos subit, de la part des forces de pression, une résultante — la poussée d’Archimède — égale et opposée au poids du fluide qu’il déplace,

Π→=−ρfluidVimmersed g→,\vect\Pi = -\rho_{\text{fluid}}V_{\text{immersed}}\,\vect g ,

appliquée au centre de masse du fluide déplacé (le centre de carène).

Démonstration. Les forces de pression sur la surface du corps ne dépendent que de la forme de cette surface et du fluide qui l’entoure. Remplaçons le corps, par la pensée, par du fluide au repos occupant le même volume : ce fluide est en équilibre sous son poids et sous ces mêmes forces de pression, donc les forces de pression équilibrent son poids — leur somme vaut −ρVg→-\rho V\vect g, appliquée en son centre de masse. Supprimons l’expérience de pensée : les forces de pression, elles, n’ont pas changé. ∎

Corollaire 21.10 (Flottaison)

Un corps de masse volumique ρb\rho_b flotte dans un fluide de masse volumique ρf>ρb\rho_f > \rho_b avec la fraction ρb/ρf\rho_b/\rho_f de son volume immergée ; si ρb>ρf\rho_b > \rho_f, il coule, avec un poids apparent (ρb−ρf)Vg(\rho_b - \rho_f)Vg.

Démonstration. Le poids ρbVg\rho_bVg égale la poussée ρfVimmg\rho_fV_{\text{imm}}g. ∎

Un corps flottant : son poids, appliqué en son centre de masse G, équilibre la poussée d’Archimède, appliquée au centre de carène C (le centre du volume immergé). De la glace (= 917\, kg/ m3) dans l’eau de mer (1025\, kg/ m3) : 89\% sous la surface.
Un corps flottant : son poids, appliqué en son centre de masse GG, équilibre la poussée d’Archimède, appliquée au centre de carène CC (le centre du volume immergé). De la glace (ρ=917 kg/m3\rho = 917\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3}) dans l’eau de mer (1025 kg/m31025\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3}) : 89%89\% sous la surface.

Exemple 21.11 (Trois poussées)

Un densimètre est un tube lesté qui s’enfonce jusqu’à déplacer son propre poids : plus le liquide est dense, moins il s’enfonce — une mesure de masse volumique lue sur sa tige. Un ballon de 2800 m32800\,\mathrm{m}^{3} d’air chaud à 373 K373\,\mathrm{K} déplace 3.4 t3.4\,\mathrm{t} d’air froid et pèse 2.6 t2.6\,\mathrm{t} d’air chaud : 0.7 t0.7\,\mathrm{t} de force ascensionnelle (Problème 20.1). Un navire de 100 000 t100\,000\,\mathrm{t} déplace 97 600 m397\,600\,\mathrm{m}^{3} d’eau de mer ; en eau douce (1000 kg/m31000\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3}) il doit en déplacer 2.5%2.5\% de plus et s’enfonce davantage — d’où les marques de franc-bord sur sa coque.

Remarque 21.12 (Stabilité)

Un corps flottant incliné d’un petit angle est redressé si la poussée d’Archimède, désormais appliquée au centre déplacé du nouveau volume immergé, produit un moment de redressement — ce qui se produit lorsque le métacentre (le point où la ligne d’action de la poussée coupe l’axe du corps) se trouve au-dessus de GG. Du lest bas dans la coque abaisse GG et stabilise le navire ; un bateau trop lourd du haut chavire.

21.5 Exercices

Exercice 21.1 ★

Pression absolue à 10 m10\,\mathrm{m}, 100 m100\,\mathrm{m} et 1 km1\,\mathrm{km} sous la mer (ρ=1025 kg/m3\rho = 1025\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3}) ; force sur un hublot de 1.0 m21.0\,\mathrm{m}^{2} à 300 m300\,\mathrm{m}.

Solution

Solution de Exercice 21.1.

P=P0+ρghP = P_0 + \rho gh : 2.0×105 Pa2.0 \times 10^{5}\,\mathrm{Pa} (2.0 bar2.0\,\mathrm{bar}), 1.1×106 Pa1.1 \times 10^{6}\,\mathrm{Pa} (11 bar11\,\mathrm{bar}), 1.0×107 Pa1.0 \times 10^{7}\,\mathrm{Pa} (101 bar101\,\mathrm{bar}). À 300 m300\,\mathrm{m} : P=3.1×106 PaP = 3.1 \times 10^{6}\,\mathrm{Pa}, force 3.1 MN3.1\,\mathrm{MN} sur 1 m21\,\mathrm{m}^{2} (résultante, contre 1 atm1\,\mathrm{atm} à l’intérieur : 3.0 MN3.0\,\mathrm{MN}).

Exercice 21.2 ★

Hauteur d’une colonne de mercure qui équilibre 1.013×105 Pa1.013 \times 10^{5}\,\mathrm{Pa} ; celle d’une colonne d’eau. Pourquoi une pompe aspirante n’élève-t-elle pas l’eau de plus de 10 m10\,\mathrm{m} environ ?

Solution

Solution de Exercice 21.2.

h=P/ρgh = P/\rho g : mercure 0.760 m0.760\,\mathrm{m} ; eau 10.3 m10.3\,\mathrm{m}. Une pompe ne peut au mieux que faire le vide au-dessus de l’eau : l’atmosphère pousse alors la colonne de 10.3 m10.3\,\mathrm{m}, pas davantage.

Exercice 21.3 ★

Un cric hydraulique : 100 N100\,\mathrm{N} sur un piston de 2.0 cm22.0\,\mathrm{cm}^{2}, charge soulevée sur un piston de 200 cm2200\,\mathrm{cm}^{2} ; course de chacun si le petit piston parcourt 20 cm20\,\mathrm{cm}.

Solution

Solution de Exercice 21.3.

F2=F1S2/S1=10 kNF_2 = F_1S_2/S_1 = 10\,\mathrm{kN} (une tonne) ; d2=d1S1/S2=2.0 mmd_2 = d_1S_1/S_2 = 2.0\,\mathrm{mm} (même volume déplacé, même travail).

Exercice 21.4 ★

Un tube en U contient de l’eau ; on verse de l’huile (ρ=850 kg/m3\rho = 850\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3}) dans une branche, où elle forme une colonne de 12 cm12\,\mathrm{cm}. Dénivelé entre les deux surfaces libres.

Solution

Solution de Exercice 21.4.

Même pression au niveau de l’interface huile–eau dans les deux branches : ρogho=ρwghw\rho_og h_o = \rho_wgh_w, soit hw=0.85×12=10.2 cmh_w = 0.85 \times 12 = 10.2\,\mathrm{cm} d’eau au-dessus de ce niveau dans l’autre branche ; la surface de l’huile est 12−10.2=1.8 cm12 - 10.2 = 1.8\,\mathrm{cm} plus haut.

Exercice 21.5 ★★

Hauteur d’échelle de l’atmosphère à 273 K273\,\mathrm{K} ; pression à 5000 m5000\,\mathrm{m} et à 8848 m8848\,\mathrm{m} ; altitude à laquelle P=P0/2P = P_0/2. Comparer avec les valeurs citées au Chapitre 20.

Solution

Solution de Exercice 21.5.

H=RT/Mg=8.314×273/(0.029×9.81)=8.0 kmH = RT/Mg = 8.314 \times 273/(0.029 \times 9.81) = 8.0\,\mathrm{km} ; P/P0=e−z/HP/P_0 = \eu^{-z/H} : 0.540.54 à 5 km5\,\mathrm{km}, 0.330.33 à 8848 m8848\,\mathrm{m} ; la moitié à Hln⁡2=5.5 kmH\ln2 = 5.5\,\mathrm{km} — les valeurs utilisées au Chapitre 20.

Exercice 21.6 ★★

Un barrage rectangulaire de 100 m100\,\mathrm{m} de large retient 20 m20\,\mathrm{m} d’eau. Force totale, profondeur du centre de poussée et moment de l’eau par rapport au pied du barrage. Pourquoi un barrage est-il courbé vers l’eau ?

Solution

Solution de Exercice 21.6.

F=12ρgh2L=1.96×108 NF = \tfrac12\rho gh^2L = 1.96 \times 10^{8}\,\mathrm{N} ; centre de poussée à 13.3 m13.3\,\mathrm{m} de profondeur, soit 6.7 m6.7\,\mathrm{m} au-dessus du pied ; moment par rapport au pied F×6.7=1.3×109 N mF \times 6.7 = 1.3 \times 10^{9}\,\mathrm{N}\,\mathrm{m}. Courber le barrage vers l’eau transforme la poussée en compression de l’arc, transmise aux flancs de la vallée.

Exercice 21.7 ★★

Fraction d’un iceberg immergée (glace 917 kg/m3917\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3}, eau de mer 1025 kg/m31025\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3}) ; d’une bûche de masse volumique 600 kg/m3600\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3} en eau douce ; combien de personnes de 75 kg75\,\mathrm{kg} un radeau de 2.0 m32.0\,\mathrm{m}^{3} de ce bois peut-il porter avant que son plancher ne soit au ras de l’eau ?

Solution

Solution de Exercice 21.7.

917/1025=89%917/1025 = 89\% ; bûche 60%60\%. Radeau : poussée à immersion totale 1000×2.0×9.81=19.6 kN1000 \times 2.0 \times 9.81 = 19.6\,\mathrm{kN}, poids propre 11.8 kN11.8\,\mathrm{kN} : 7.8 kN7.8\,\mathrm{kN} disponibles, soit dix personnes… la dixième les pieds dans l’eau : neuf pour rester au sec (800 kg800\,\mathrm{kg}).

Exercice 21.8 ★★

Un densimètre de masse 20 g20\,\mathrm{g}, dont la tige a une section de 0.50 cm20.50\,\mathrm{cm}^{2}, flotte dans l’eau en laissant émerger 4.0 cm4.0\,\mathrm{cm} de tige. Quelle longueur de tige émerge dans une saumure de masse volumique 1100 kg/m31100\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3} ? Sensibilité (en centimètres par unité de densité) ?

Solution

Solution de Exercice 21.8.

Volume immergé m/ρm/\rho : eau 20 cm320\,\mathrm{cm}^{3} ; saumure 20/1.1=18.2 cm320/1.1 = 18.2\,\mathrm{cm}^{3}, soit 1.8 cm31.8\,\mathrm{cm}^{3} de moins, c’est-à-dire 1.8/0.50=3.6 cm1.8/0.50 = 3.6\,\mathrm{cm} de tige en plus : 7.6 cm7.6\,\mathrm{cm} émergent. Sensibilité ≈m/(ρ2S)≈40 cm\approx m/(\rho^2S) \approx 40\,\mathrm{cm} par unité de densité (3.6 cm3.6\,\mathrm{cm} pour 0.10.1).

Exercice 21.9 ★★

Un sous-marin de 3000 m33000\,\mathrm{m}^{3} a une masse de 2800 t2800\,\mathrm{t} ballasts vides. Fraction émergée en surface (eau de mer) ; masse d’eau à embarquer pour une flottabilité nulle ; que se passe-t-il s’il entre ensuite dans un estuaire d’eau douce ?

Solution

Solution de Exercice 21.9.

Volume déplacé 2800/1.025=2732 m32800/1.025 = 2732\,\mathrm{m}^{3} : 268 m3268\,\mathrm{m}^{3} (9%9\%) émergent. Flottabilité nulle : masse 1025×3000=3075 t1025 \times 3000 = 3075\,\mathrm{t}, donc 275 t275\,\mathrm{t} à embarquer. En eau douce, la poussée tombe à 3000 t3000\,\mathrm{t} : 75 t75\,\mathrm{t} de trop — il coule si l’on n’en chasse pas 75 t75\,\mathrm{t}.

Exercice 21.10 ★★★

Un ballon d’enfant contient 10 L10\,\mathrm{L} d’hélium (M=4 g/molM = 4\,\mathrm{g}/\mathrm{mol}) à 1 bar1\,\mathrm{bar} et 293 K293\,\mathrm{K} ; le caoutchouc pèse 3.0 g3.0\,\mathrm{g}. Force ascensionnelle nette ; masse de ficelle qu’il peut porter.

Solution

Solution de Exercice 21.10.

Air déplacé : 10−2×1.20=12.0 g10^{-2} \times 1.20 = 12.0\,\mathrm{g} ; hélium intérieur 12.0×4/29=1.7 g12.0 \times 4/29 = 1.7\,\mathrm{g} ; caoutchouc 3.0 g3.0\,\mathrm{g} : force ascensionnelle nette 7.3 g7.3\,\mathrm{g} — sept mètres de ficelle légère.

Exercice 21.11 ★★★

Démontrer que le centre de poussée sur une paroi verticale rectangulaire se trouve à 2h/32h/3 en calculant le moment des forces de pression par rapport à la ligne de surface. Où se trouve-t-il pour une paroi qui n’est immergée que partiellement, disons de la profondeur h1h_1 à h2h_2 ?

Solution

Solution de Exercice 21.11.

Moment ∫0hρgx⋅xL  ⁣dx=ρgLh3/3\int_0^h\rho gx\cdot xL\,\dd x = \rho gLh^3/3, force ρgLh2/2\rho gLh^2/2 : bras de levier 2h/32h/3. De h1h_1 à h2h_2 : moment ρgL(h23−h13)/3\rho gL(h_2^3 - h_1^3)/3, force ρgL(h22−h12)/2\rho gL(h_2^2 - h_1^2)/2 : profondeur 23(h23−h13)/(h22−h12)\frac23(h_2^3 - h_1^3)/(h_2^2 - h_1^2).

Exercice 21.12 ★★★

Un densimètre cylindrique (masse mm, section SS) qui flotte dans un liquide de masse volumique ρ\rho est enfoncé de xx puis lâché. Montrer qu’il oscille harmoniquement et donner la période ; la calculer pour m=20 gm = 20\,\mathrm{g}, S=0.50 cm2S = 0.50\,\mathrm{cm}^{2}, dans l’eau. (Exemple 14.3 revisité.)

Solution

Solution de Exercice 21.12.

Une immersion supplémentaire xx ajoute la poussée ρgSx\rho gSx vers le haut : mx¨=−ρgSxm\ddot x = -\rho gSx, ω02=ρgS/m\omega_0^2 = \rho gS/m, T=2πm/ρgS=2π0.020/(1000×9.81×5×10−5)=1.3 sT = 2\pi\sqrt{m/\rho gS} = 2\pi\sqrt{0.020/(1000 \times 9.81 \times 5\times10^{-5})} = 1.3\,\mathrm{s}.

Gonflage d’une montgolfière : l’air chauffé est moins dense que l’air froid qui l’entoure, et la poussée d’Archimède sur l’enveloppe l’emporte sur son poids.
Gonflage d’une montgolfière : l’air chauffé est moins dense que l’air froid qui l’entoure, et la poussée d’Archimède sur l’enveloppe l’emporte sur son poids.

21.6 Problème : le sous-marin

Problème 21.1

Problème du week-end — une coque d’acier par trois cents mètres de fond : la pression sur ses tôles, l’eau qu’elle doit avaler pour plonger et chasser pour remonter, la plongeuse qui la quitte et le pétrolier qui passe au-dessus

Eau de mer : ρ=1025 kg/m3\rho = 1025\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3} ; eau douce 1000 kg/m31000\,\mathrm{kg}/\mathrm{m}^{3} ; P0=1.013×105 PaP_0 = 1.013 \times 10^{5}\,\mathrm{Pa} ; g=9.81 m/s2g = 9.81\,\mathrm{m}/\mathrm{s}^{2}. La coque du sous-marin enferme V=3000 m3V = 3000\,\mathrm{m}^{3} ; ballasts vides, sa masse vaut m0=2800 tm_0 = 2800\,\mathrm{t}.

Partie I — La pression sur la coque.

  1. Pression absolue à 300 m300\,\mathrm{m}, en pascals et en bars.
  2. Force sur un panneau circulaire de 0.80 m0.80\,\mathrm{m} de diamètre à cette profondeur ; comparer au poids d’un camion.
  3. Force sur un mètre carré de coque à la quille si la coque mesure 10 m10\,\mathrm{m} de haut et que son sommet est à 300 m300\,\mathrm{m} : quel écart avec le sommet ?
  4. L’eau est légèrement compressible (χT=4.6×10−10 Pa−1\chi_T = 4.6 \times 10^{-10}\,\mathrm{Pa}^{-1}) : de quelle fraction l’eau de mer est-elle plus dense à 300 m300\,\mathrm{m} qu’en surface ? Cela change-t-il la pression calculée plus haut ?
  5. L’équipage respire de l’air à 1 atm1\,\mathrm{atm} : pourquoi la coque doit-elle être un cylindre épais, et pourquoi un cylindre résiste-t-il mieux qu’une boîte à faces planes ?
  6. Une coque cylindrique mince de rayon RR et d’épaisseur ee soumise à une surpression extérieure ΔP\Delta P supporte dans sa paroi une contrainte de compression ΔP R/e\Delta P\,R/e. Pour R=5.0 mR = 5.0\,\mathrm{m} et e=3.0 cme = 3.0\,\mathrm{cm} à 300 m300\,\mathrm{m}, la calculer et la comparer à la limite d’élasticité de l’acier, environ 600 MPa600\,\mathrm{MPa}.

Partie II — Plonger et flotter.

  1. En surface, ballasts vides, quel volume de la coque émerge ?
  2. Quelle masse d’eau de mer les ballasts doivent-ils embarquer pour que le sous-marin reste entre deux eaux (flottabilité nulle) ?
  3. En équilibre à 300 m300\,\mathrm{m}, la coque est comprimée de 0.1%0.1\% par la pression. Calculer la force résultante et dire si l’équilibre est stable vis-à-vis de la profondeur.
  4. En flottabilité nulle, le bâtiment passe de la mer dans un estuaire d’eau douce. Force résultante ? Dans quel sens part-il, et que doit faire l’équipage ?
  5. On tire une torpille de 20 t20\,\mathrm{t}. Que doit faire immédiatement le système de ballasts, et de combien ?
  6. Pourquoi un sous-marin chasse-t-il ses ballasts à l’air comprimé, et pourquoi la pression de cet air limite-t-elle la profondeur à laquelle il peut le faire ?
  7. Estimer le volume d’air à 1 atm1\,\mathrm{atm} nécessaire pour vider 275 m3275\,\mathrm{m}^{3} de ballasts à 300 m300\,\mathrm{m} (loi de Boyle–Mariotte, PVPV constant).

Partie III — La plongeuse. Une plongeuse quitte la surface avec 6.0 L6.0\,\mathrm{L} d’air dans les poumons.

  1. Pression absolue à 10 m10\,\mathrm{m} et à 30 m30\,\mathrm{m}.
  2. Si elle descend en apnée, quel est le volume de ses poumons à 30 m30\,\mathrm{m} ?
  3. Une plongeuse en scaphandre respire de l’air à la pression ambiante à 30 m30\,\mathrm{m} et remonte en bloquant sa respiration : volume qu’il faudrait à ses poumons en surface, et la leçon à en tirer.
  4. Un tuba de 1.0 m1.0\,\mathrm{m} de long : différence de pression entre l’eau qui presse la poitrine de la plongeuse et l’air de ses poumons ; force sur une poitrine de 0.05 m20.05\,\mathrm{m}^{2} ; peut-elle inspirer ?
  5. La bouteille contient 12 L12\,\mathrm{L} à 200 bar200\,\mathrm{bar} : combien de litres d’air cela fait-il à 30 m30\,\mathrm{m}, et pour combien de temps à 20 L20\,\mathrm{L} par minute ?

Partie IV — Le pétrolier au-dessus.

  1. Un pétrolier de 100 000 t100\,000\,\mathrm{t} flotte en eau de mer : volume d’eau déplacé.
  2. Son aire de flottaison vaut 8000 m28000\,\mathrm{m}^{2} : de combien monte-t-il ou s’enfonce-t-il en entrant en eau douce ?
  3. Chargement de 10 000 t10\,000\,\mathrm{t} de pétrole : variation du tirant d’eau.
  4. Vide, le pétrolier a un centre de masse haut ; il embarque alors de l’eau de mer en ballast. Pourquoi, en termes de métacentre ?
  5. La coque du pétrolier à sa quille (tirant d’eau 20 m20\,\mathrm{m}) : pression et force par mètre carré, comparées à celles du sous-marin à 300 m300\,\mathrm{m}.
  6. Le pétrolier passe exactement au-dessus du sous-marin. Celui-ci ressent-il ses 100 000 t100\,000\,\mathrm{t} ? Expliquer par le champ de pression.
  7. Récapituler : la relation unique qui a fixé tous les nombres de ce problème, et le théorème qui en a découlé.
Solution

Solution de Problème 21.1.

1. P=1.013×105+1025×9.81×300=3.12×106 Pa=31 barP = 1.013\times10^5 + 1025 \times 9.81 \times 300 = 3.12 \times 10^{6}\,\mathrm{Pa} = 31\,\mathrm{bar}.

2. S=π(0.40)2=0.503 m2S = \pi(0.40)^2 = 0.503\,\mathrm{m}^{2} : force résultante (P−P0)S=1.52×106 N(P - P_0)S = 1.52 \times 10^{6}\,\mathrm{N} — 155 tonnes, un camion chargé sur un panneau.

3. La quille est 10 m10\,\mathrm{m} plus bas : +ρg×10=1.0×105 Pa+\rho g \times 10 = 1.0 \times 10^{5}\,\mathrm{Pa} de plus, soit 3%3\% : la coque est chargée presque uniformément.

4. Δρ/ρ=χTΔP=4.6×10−10×3.0×106=0.14%\Delta\rho/\rho = \chi_T\Delta P = 4.6\times10^{-10} \times 3.0\times10^6 = 0.14\% : négligeable pour la pression (quelques kilopascals sur trois millions).

5. Trente bars au-dehors, un au-dedans : la coque est une enceinte sous pression chargée vers l’intérieur ; un cylindre (ou une sphère) transforme la pression en compression le long de sa paroi, ce que l’acier supporte bien, alors qu’une plaque plane fléchirait.

6. ΔP R/e=3.0×106×5.0/0.030=5.0×108 Pa=500 MPa\Delta P\,R/e = 3.0\times10^6 \times 5.0/0.030 = 5.0 \times 10^{8}\,\mathrm{Pa} = 500\,\mathrm{MPa} : proche de la limite d’élasticité — 300 m300\,\mathrm{m} est près de la limite pour cette coque, et les bâtiments plus profonds demandent un acier plus épais ou plus résistant (ou du titane).

7. Volume déplacé m0/ρ=2800/1.025=2732 m3m_0/\rho = 2800/1.025 = 2732\,\mathrm{m}^{3} : 268 m3268\,\mathrm{m}^{3} émergent (9%9\%).

8. Flottabilité nulle : m=ρV=3075 tm = \rho V = 3075\,\mathrm{t}, donc 275 t275\,\mathrm{t} à embarquer.

9. La poussée diminue de 0.1%0.1\% de ρVg\rho Vg : 0.001×3075×9.81×103=30 kN0.001 \times 3075 \times 9.81 \times10^3 = 30\,\mathrm{kN} vers le bas (trois tonnes). Plus profond ⇒\Rightarrow plus comprimé ⇒\Rightarrow plus lourd : équilibre instable — un sous-marin doit corriger son assiette en permanence (et une coque d’acier se comprime moins que l’eau, ce qui aide ; une coque trop souple coulerait sans retour).

10. Poussée 1000×3000×9.81=29.4 MN1000 \times 3000 \times 9.81 = 29.4\,\mathrm{MN} contre un poids 3075×9.81×103=30.2 MN3075 \times 9.81 \times 10^3 = 30.2\,\mathrm{MN} : 0.74 MN0.74\,\mathrm{MN} vers le bas (75 t75\,\mathrm{t}) ; il faut en chasser 75 t75\,\mathrm{t}.

11. Aussitôt 20 t20\,\mathrm{t} trop léger : embarquer 20 t20\,\mathrm{t} d’eau (19.5 m319.5\,\mathrm{m}^{3}) dans les caisses de compensation.

12. L’eau ne peut être chassée que par quelque chose à une pression supérieure à celle de la mer au-dehors ; l’air comprimé des bouteilles l’expulse — mais seulement tant que la pression des bouteilles dépasse la pression ambiante à cette profondeur.

13. PVPV constant : 275 m3275\,\mathrm{m}^{3} à 31 bar31\,\mathrm{bar} demandent 275×31=8500 m3275 \times 31 = 8500\,\mathrm{m}^{3} d’air à 1 atm1\,\mathrm{atm} — stockés à 200 bar200\,\mathrm{bar} dans 43 m343\,\mathrm{m}^{3} de bouteilles.

14. 2.0 bar2.0\,\mathrm{bar} à 10 m10\,\mathrm{m} ; 4.0 bar4.0\,\mathrm{bar} à 30 m30\,\mathrm{m}.

15. PVPV constant : 6.0/4.0=1.5 L6.0/4.0 = 1.5\,\mathrm{L} — la cage thoracique est écrasée ; les apnéistes le sentent.

16. L’air pris à 4 bar4\,\mathrm{bar} se dilate quatre fois : 24 L24\,\mathrm{L} dans des poumons qui en contiennent 6 L6\,\mathrm{L} : rupture. Ne jamais bloquer sa respiration à la remontée ; expirer continûment.

17. ΔP=ρg×1.0=1.0×104 Pa\Delta P = \rho g \times 1.0 = 1.0 \times 10^{4}\,\mathrm{Pa} ; force 1.0×104 Pa×0.05=500 N1.0 \times 10^{4}\,\mathrm{Pa} \times 0.05 = 500\,\mathrm{N} sur la poitrine : les muscles respiratoires ne soulèvent pas cinquante kilogrammes — un tuba ne sert que dans les premiers décimètres.

18. 12×200=2400 L12 \times 200 = 2400\,\mathrm{L} à 1 bar1\,\mathrm{bar}, soit 600 L600\,\mathrm{L} à 4 bar4\,\mathrm{bar} : 30 min30\,\mathrm{min}.

19. V=108/1025=97 600 m3V = 10^8/1025 = 97\,600\,\mathrm{m}^{3}.

20. En eau douce, il doit déplacer 105 m310^5\ \mathrm{m}^{3} : 2400 m32400\,\mathrm{m}^{3} de plus, soit 2400/8000=0.30 m2400/8000 = 0.30\,\mathrm{m} d’enfoncement en plus.

21. 104/1.025=9756 m310^4/1.025 = 9756\,\mathrm{m}^{3} de plus : 1.2 m1.2\,\mathrm{m} plus bas.

22. À vide, le GG du navire est haut et peu de coque est immergée : le métacentre peut passer sous GG et le navire chavirer dans la houle. De l’eau de mer basse dans la coque abaisse GG et augmente le tirant d’eau.

23. ρgh=2.0×105 Pa\rho gh = 2.0 \times 10^{5}\,\mathrm{Pa}, soit 0.2 MN/m20.2\,\mathrm{MN}/\mathrm{m}^{2} : quinze fois moins que les 3 MN/m23\,\mathrm{MN}/\mathrm{m}^{2} du sous-marin.

24. Non : la pression à la profondeur du sous-marin vaut P0+ρghP_0 + \rho gh, fixée par la seule profondeur. Le poids du pétrolier est porté par l’eau qu’il déplace, ce qui élève partout le niveau de la mer d’une quantité immesurable ; aucune charge supplémentaire n’atteint le sous-marin.

25.  ⁣dP/ ⁣dz=−ρg\dd P/\dd z = -\rho g — d’où P=P0+ρghP = P_0 + \rho gh pour chaque profondeur, chaque force et chaque volume pulmonaire de ce problème — et le théorème d’Archimède, qui n’est que cette relation intégrée sur une surface fermée.