Physics · Livre 3 · Bachelor Year 1

Physique universitaire — 1re année

Physique universitaire — 1re année · Bachelor Year 1

10L’amplificateur opérationnel

Une jauge de contrainte collée sur la poutre d’un pont voit sa résistance varier d’un millième au passage d’un camion ; le pont de Wheatstone qui l’entoure (Chapitre 6) en fait deux millivolts. Deux millivolts ne commandent rien. Entre la jauge et l’alarme qui fermera le pont à la circulation s’intercale une puce grande comme un ongle, vendue quelques centimes, qui multiplie le signal par mille, le filtre, le compare à un seuil et allume une lampe — quatre tâches, un composant, quatre câblages différents. Ce chapitre présente l’amplificateur opérationnel par son modèle idéal, en tire la poignée de montages dont tout instrument est fait, et montre ce qui arrive lorsqu’on retire la contre-réaction.

10.1 Le composant et son modèle idéal

Définition 10.1 (Amplificateur opérationnel)

Un amplificateur opérationnel est un circuit intégré à deux entrées — l’entrée non inverseuse au potentiel V+V_+ et l’entrée inverseuse au potentiel VV_- — et une sortie au potentiel VsV_s, alimenté par deux sources ±Vcc\pm V_{\mathrm{cc}} (en général ±15V\pm15\,\mathrm{V}) que l’on omet d’ordinaire sur les schémas. Il amplifie la différence ϵ=V+V\epsilon = V_+ - V_- :

Vs=μϵtant que Vs<Vsat,V_s = \mu\,\epsilon \quad\text{tant que } \abs{V_s} < V_{\mathrm{sat}},

avec un gain en boucle ouverte μ\mu de l’ordre de 10510^5 et une tension de saturation VsatV_{\mathrm{sat}} légèrement inférieure à VccV_{\mathrm{cc}}. Lorsque μϵ\mu\abs\epsilon dépasserait VsatV_{\mathrm{sat}}, la sortie se bloque à +Vsat+V_{\mathrm{sat}} ou Vsat-V_{\mathrm{sat}} : c’est le régime saturé.

Définition 10.2 (Amplificateur opérationnel idéal)

Le modèle idéal suppose : (i) qu’aucun courant n’entre par les entrées, i+=i=0i_+ = i_- = 0 (impédance d’entrée infinie) ; (ii) que la sortie impose sa tension quel que soit le courant demandé (impédance de sortie nulle) ; (iii) que le gain est infini, μ\mu \to \infty. En régime linéaire (Vs<Vsat\abs{V_s} < V_{\mathrm{sat}}), la troisième hypothèse impose

ϵ=V+V=0:\epsilon = V_+ - V_- = 0 :

les deux entrées sont au même potentiel (un « court-circuit virtuel ») bien qu’aucun courant ne circule entre elles.

L’amplificateur opérationnel : son symbole avec ses deux entrées, et sa caractéristique de transfert V_s( ) — un segment linéaire très raide de pente 105 (dessinée bien trop plate), puis la saturation à ± V_ sat. Dans le modèle idéal, ce segment est vertical : = 0.
L’amplificateur opérationnel : son symbole avec ses deux entrées, et sa caractéristique de transfert Vs(ϵ)V_s(\epsilon) — un segment linéaire très raide de pente μ105\mu \sim 10^5 (dessinée bien trop plate), puis la saturation à ±Vsat\pm V_{\mathrm{sat}}. Dans le modèle idéal, ce segment est vertical : ϵ=0\epsilon = 0.

Proposition 10.3 (Contre-réaction et régime linéaire)

Si la sortie est ramenée sur l’entrée inverseuse par un réseau (contre-réaction), le montage possède un point de fonctionnement linéaire stable en ϵ=0\epsilon = 0 et les règles de l’amplificateur idéal s’appliquent. Si la sortie est ramenée sur l’entrée non inverseuse (réaction positive), ou n’est pas ramenée du tout, l’amplificateur sature : Vs=±VsatV_s = \pm V_{\mathrm{sat}} selon le signe de ϵ\epsilon.

Démonstration partielle. Avec la contre-réaction, supposons que VsV_s s’élève un peu au-dessus de sa valeur d’équilibre : le réseau de retour fait monter VV_-, ϵ\epsilon diminue, et l’amplificateur ramène VsV_s vers le bas : la perturbation est corrigée. Avec la réaction positive, la même perturbation élève V+V_+, augmente ϵ\epsilon et éloigne encore VsV_s jusqu’à la saturation. L’argument complet (un modèle du premier ordre de l’amplificateur, μ(jω)=μ0/(1+jω/ω0)\mu(j\omega) = \mu_0/(1 + j\omega/\omega_0), et la stabilité de l’équation différentielle qui en résulte) relève du volume de deuxième année ; la règle ci-dessus est celle que l’on utilise.

Remarque 10.4 (Amplificateurs réels)

Trois écarts au modèle idéal comptent en pratique. Le gain en boucle ouverte décroît avec la fréquence comme μ0/(1+jf/f0)\mu_0/(1 + jf/f_0) avec f010Hzf_0 \sim 10\,\mathrm{Hz} : le produit μ0f0=fT1MHz\mu_0 f_0 = f_T \sim 1\,\mathrm{MHz} (le produit gain–bande passante) est la bande passante offerte à un suiveur, et un montage de gain en boucle fermée GG a pour bande passante fT/Gf_T/G. La sortie ne peut pas varier plus vite que la vitesse de balayage, 1V/µs\sim1\,\mathrm{V}/\text{µ}\mathrm{s}. Enfin une petite tension de décalage d’entrée (1mV\sim1\,\mathrm{mV}) est amplifiée comme un signal — fatal pour des entrées de quelques millivolts, sauf à la compenser.

10.2 Les montages linéaires de base

Méthode 10.5 (Analyser un montage à AO idéal en régime linéaire)

  1. Vérifier que le retour se fait sur l’entrée inverseuse.
  2. Écrire i+=i=0i_+ = i_- = 0 : les nœuds d’entrée obéissent à la loi des nœuds sans courant vers l’amplificateur (les diviseurs et le théorème de Millman s’appliquent).
  3. Écrire V+=VV_+ = V_- et résoudre en VsV_s.
  4. Vérifier ensuite que Vs<Vsat\abs{V_s} < V_{\mathrm{sat}} ; sinon, l’amplificateur est saturé et le résultat vaut ±Vsat\pm V_{\mathrm{sat}}.

Proposition 10.6 (Suiveur, amplificateur non inverseur et inverseur)

  • Suiveur : sortie reliée à VV_-, entrée sur V+V_+ : Vs=VeV_s = V_e ; impédance d’entrée infinie, impédance de sortie nulle.
  • Amplificateur non inverseur : sortie vers VV_- par un diviseur R2R_2 (retour) et R1R_1 (vers la masse), entrée sur V+V_+ :

    Vs=(1+R2R1)Ve.V_s = \left(1 + \frac{R_2}{R_1}\right)V_e .
  • Amplificateur inverseur : V+V_+ à la masse, entrée par R1R_1 vers VV_-, retour R2R_2 de la sortie vers VV_- :

    Vs=R2R1Ve,V_s = -\frac{R_2}{R_1}\,V_e ,

    avec VV_- maintenue au potentiel de la masse (une masse virtuelle) et une impédance d’entrée R1R_1.

Démonstration. Suiveur : V=VsV_- = V_s et V+=VeV_+ = V_e ; ϵ=0\epsilon = 0 donne Vs=VeV_s = V_e. Non inverseur : aucun courant n’entre en VV_-, donc le diviseur donne V=VsR1/(R1+R2)V_- = V_sR_1/(R_1 + R_2) ; on l’égale à V+=VeV_+ = V_e. Inverseur : V=V+=0V_- = V_+ = 0 ; loi des nœuds en VV_- avec i=0i_- = 0 : (Ve0)/R1+(Vs0)/R2=0(V_e - 0)/R_1 + (V_s - 0)/R_2 = 0. La source débite Ve/R1V_e/R_1 : l’impédance d’entrée vaut R1R_1.

Les trois montages de base. Dans chacun, la sortie alimente l’entrée inverseuse, l’amplificateur travaille en régime linéaire, et le gain n’est fixé que par des rapports de résistances — non par le  énorme et mal défini de l’amplificateur lui-même.
Les trois montages de base. Dans chacun, la sortie alimente l’entrée inverseuse, l’amplificateur travaille en régime linéaire, et le gain n’est fixé que par des rapports de résistances — non par le μ\mu énorme et mal défini de l’amplificateur lui-même.

Exemple 10.7 (À quoi sert un suiveur)

Un capteur de résistance de Thévenin 10kΩ10\,\mathrm{k}\Omega qui alimente une charge de 1kΩ1\,\mathrm{k}\Omega ne lui délivre que 1/111/11 de sa tension à vide (Remarque 6.14). Un suiveur intercalé ne tire aucun courant du capteur et attaque la charge depuis une sortie d’impédance nulle : la tension entière arrive. Le suiveur est un adaptateur d’impédance — et il rend exacte la règle de mise en cascade de la Proposition 9.14.

Proposition 10.8 (Sommateur et amplificateur différentiel)

Entrées V1,V2V_1, V_2 par R1,R2R_1, R_2 vers le nœud inverseur, retour RfR_f, V+V_+ à la masse :

Vs=Rf(V1R1+V2R2)(sommateur).V_s = -R_f\left(\frac{V_1}{R_1} + \frac{V_2}{R_2}\right) \quad (\text{sommateur}).

Avec V1V_1 par R1R_1 vers VV_- (retour R2R_2) et V2V_2 par R1R_1 vers V+V_+ (avec R2R_2 de V+V_+ à la masse) :

Vs=R2R1(V2V1)(amplificateur diffeˊrentiel).V_s = \frac{R_2}{R_1}\,(V_2 - V_1) \quad (\text{amplificateur différentiel}).

Démonstration. Sommateur : loi des nœuds à la masse virtuelle, V1/R1+V2/R2+Vs/Rf=0V_1/R_1 + V_2/R_2 + V_s/R_f = 0. Différentiel : V+=V2R2/(R1+R2)V_+ = V_2R_2/(R_1 + R_2) (diviseur) ; loi des nœuds en VV_- : (V1V)/R1+(VsV)/R2=0(V_1 - V_-)/R_1 + (V_s - V_-)/R_2 = 0, donc Vs=V(1+R2/R1)V1R2/R1V_s = V_-(1 + R_2/R_1) - V_1R_2/R_1 ; on pose V=V+V_- = V_+ et on simplifie.

10.3 Intégrateur et dérivateur

Proposition 10.9 (Intégrateur)

Entrée par RR vers VV_-, un condensateur CC en retour, V+V_+ à la masse :

Vs(t)=1RC0tVe(t) ⁣dt+Vs(0),H=1jRCω.V_s(t) = -\frac{1}{RC}\int_0^t V_e(t')\,\dd t' + V_s(0), \qquad \underline H = -\frac{1}{jRC\omega} .

Le gain tombe de 20dB20\,\mathrm{dB} par décade à toute fréquence et la phase vaut +90+90^\circ : un intégrateur exact — jusqu’à ce que le moindre décalage ou courant de polarisation, intégré indéfiniment, pousse la sortie à la saturation.

Démonstration. Masse virtuelle : le courant Ve/RV_e/R passe dans le condensateur, dont la tension (de VV_- vers la sortie) vaut Vs-V_s ; d’où C ⁣d(Vs)/ ⁣dt=Ve/RC\,\dd(-V_s)/\dd t = V_e/R, et en notation complexe H=1/(jRCω)\underline H = -1/(jRC\omega).

Remarque 10.10 (Dompter l’intégrateur)

Une résistance RR' en dérivation sur CC donne

H=R/R1+jRCω,\underline H = -\frac{R'/R}{1 + jR'C\omega},

un passe-bas du premier ordre de gain continu R/R-R'/R et de coupure 1/RC1/R'C, qui intègre pour ω1/RC\omega \gg 1/R'C mais ne peut pas dériver jusqu’à la saturation. De même le dérivateur (condensateur à l’entrée, résistance en retour : Vs=RC ⁣dVe/ ⁣dtV_s = -RC\,\dd V_e/\dd t, H=jRCω\underline H = -jRC\omega) amplifie sans limite le bruit de haute fréquence, sauf à plafonner son gain par une petite résistance en série.

L’intégrateur et son diagramme de Bode (en bleu, -20\, dB par décade partout, gain infini en continu) ; avec une résistance aux bornes de C, le gain est plafonné à basse fréquence (en rouge) : un passe-bas qui intègre au-dessus de sa coupure.
L’intégrateur et son diagramme de Bode (en bleu, 20dB-20\,\mathrm{dB} par décade partout, gain infini en continu) ; avec une résistance aux bornes de CC, le gain est plafonné à basse fréquence (en rouge) : un passe-bas qui intègre au-dessus de sa coupure.

Exemple 10.11 (Un triangle à partir d’un carré)

R=10kΩR = 10\,\mathrm{k}\Omega, C=100nFC = 100\,\mathrm{nF}, 1/RC=1000s11/RC = 1000\,\mathrm{s}^{-1}. Un signal carré à 1kHz1\,\mathrm{kHz} de ±1V\pm1\,\mathrm{V} donne un triangle de pente 1000V/s\mp1000\,\mathrm{V}/\mathrm{s} et d’amplitude ET/4RC=0.25VET/4RC = 0.25\,\mathrm{V} — sans l’atténuation en 1/ω1/\omega d’un RC passif, et avec une sortie d’impédance nulle pour attaquer l’étage suivant.

10.4 Filtres actifs

Proposition 10.12 (Passe-bas actif du premier ordre)

L’amplificateur inverseur muni d’un condensateur CC en dérivation sur sa résistance de retour R2R_2 a pour fonction de transfert

H=R2/R11+jR2Cω:\underline H = -\frac{R_2/R_1}{1 + jR_2C\omega}:

un passe-bas de gain continu R2/R1-R_2/R_1 (qui peut dépasser 11) et de coupure ωc=1/R2C\omega_c = 1/R_2C, d’impédance de sortie nulle — les étages se mettent en cascade par simple multiplication.

Démonstration. Amplificateur inverseur avec l’impédance de retour R21/jCω=R2/(1+jR2Cω)R_2 \parallel 1/jC\omega = R_2/(1 + jR_2C\omega) à la place de R2R_2.

10.5 Sans contre-réaction : les comparateurs

Proposition 10.13 (Comparateur)

Sans retour, l’amplificateur idéal est saturé : Vs=+VsatV_s = +V_{\mathrm{sat}} si V+>VV_+ > V_-, et Vsat-V_{\mathrm{sat}} si V+<VV_+ < V_-. Avec une référence VrefV_{\mathrm{ref}} sur une entrée et un signal sur l’autre, la sortie dit si le signal dépasse la référence — un convertisseur à un bit.

Démonstration. μϵ\mu\epsilon dépasse VsatV_{\mathrm{sat}} pour tout ϵ>Vsat/μ0.1mV\abs\epsilon > V_{\mathrm{sat}}/\mu \sim 0.1\,\mathrm{mV}.

Proposition 10.14 (Comparateur à hystérésis (trigger de Schmitt))

Ramenons une fraction β=R1/(R1+R2)\beta = R_1/(R_1 + R_2) de la sortie sur V+V_+ (diviseur R1R_1 vers la masse, R2R_2 depuis la sortie) et appliquons le signal VeV_e sur VV_-. La sortie bascule de +Vsat+V_{\mathrm{sat}} à Vsat-V_{\mathrm{sat}} lorsque VeV_e monte au-delà de +βVsat+\beta V_{\mathrm{sat}}, et revient lorsque VeV_e descend sous βVsat-\beta V_{\mathrm{sat}} : deux seuils, une hystérésis de largeur 2βVsat2\beta V_{\mathrm{sat}}, insensible à tout bruit plus petit que cette largeur.

Démonstration. Réaction positive : montage saturé. Si Vs=+VsatV_s = +V_{\mathrm{sat}}, alors V+=βVsatV_+ = \beta V_{\mathrm{sat}}, et ϵ=βVsatVe\epsilon = \beta V_{\mathrm{sat}} - V_e reste positif tant que VeV_e ne dépasse pas βVsat\beta V_{\mathrm{sat}} ; la sortie bascule alors, V+V_+ tombe à βVsat-\beta V_{\mathrm{sat}}, et ce nouvel état tient jusqu’à ce que VeV_e passe sous cette valeur.

Le trigger de Schmitt : la réaction positive par R_1 et R_2 donne deux seuils ± V_ sat. La sortie bascule du haut vers le bas quand V_e franchit le seuil supérieur, et du bas vers le haut quand elle passe sous le seuil inférieur (flèches) : un cycle d’hystérésis.
Le trigger de Schmitt : la réaction positive par R1R_1 et R2R_2 donne deux seuils ±βVsat\pm\beta V_{\mathrm{sat}}. La sortie bascule du haut vers le bas quand VeV_e franchit le seuil supérieur, et du bas vers le haut quand elle passe sous le seuil inférieur (flèches) : un cycle d’hystérésis.

Exemple 10.15 (L’oscillateur à relaxation)

Ramenons la sortie du trigger de Schmitt sur sa propre entrée inverseuse à travers RR, avec CC de VV_- à la masse. Le condensateur se charge vers ±Vsat\pm V_{\mathrm{sat}} et fait basculer le trigger chaque fois qu’il atteint ±βVsat\pm\beta V_{\mathrm{sat}} : la sortie est un signal carré, la tension du condensateur une suite d’arcs exponentiels, et la période vaut

T=2RCln1+β1βT = 2RC\ln\frac{1 + \beta}{1 - \beta}

(Exercice 10.12) : 2.2RC2.2\,RC pour β=12\beta = \tfrac12. Pas d’entrée, un condensateur, et voilà une horloge — un système qui oscille parce qu’il ne peut pas se stabiliser, thème qui reviendra avec les oscillateurs à réaction du volume de deuxième année.

10.6 Exercices

Exercice 10.1

Un amplificateur non inverseur a R1=1.0kΩR_1 = 1.0\,\mathrm{k}\Omega, R2=9.0kΩR_2 = 9.0\,\mathrm{k}\Omega, Vsat=15VV_{\mathrm{sat}} = 15\,\mathrm{V}. Gain ? Sortie pour Ve=0.50VV_e = 0.50\,\mathrm{V} ? Plus grande entrée avant saturation ?

Solution

Solution de Exercice 10.1.

G=1+9=10G = 1 + 9 = 10 ; Vs=5.0VV_s = 5.0\,\mathrm{V} ; saturation pour Ve=15/10=1.5VV_e = 15/10 = 1.5\,\mathrm{V}.

Exercice 10.2

Un amplificateur inverseur a R1=10kΩR_1 = 10\,\mathrm{k}\Omega, R2=100kΩR_2 = 100\,\mathrm{k}\Omega. Gain, impédance d’entrée, courant tiré d’une source de 1.0V1.0\,\mathrm{V}, tension de sortie.

Solution

Solution de Exercice 10.2.

G=10G = -10 ; impédance d’entrée R1=10kΩR_1 = 10\,\mathrm{k}\Omega ; i=1.0/104=0.10mAi = 1.0/10^4 = 0.10\,\mathrm{mA} ; Vs=10VV_s = -10\,\mathrm{V}.

Exercice 10.3

Un capteur de résistance interne 10kΩ10\,\mathrm{k}\Omega et de tension à vide 1.0V1.0\,\mathrm{V} doit alimenter une charge de 1.0kΩ1.0\,\mathrm{k}\Omega. Tension aux bornes de la charge sans, puis avec, un suiveur intercalé ?

Solution

Solution de Exercice 10.3.

Sans : diviseur 1/(1+10)=0.0911/(1 + 10) = 0.091, soit 91mV91\,\mathrm{mV}. Avec le suiveur : 1.0V1.0\,\mathrm{V} — le suiveur ne tire rien du capteur et fournit le 1mA1\,\mathrm{mA} dont la charge a besoin.

Exercice 10.4

Un sommateur a Rf=10kΩR_f = 10\,\mathrm{k}\Omega et des entrées par 10kΩ10\,\mathrm{k}\Omega et 20kΩ20\,\mathrm{k}\Omega. Écrire VsV_s ; le calculer pour V1=1.0VV_1 = 1.0\,\mathrm{V}, V2=2.0VV_2 = 2.0\,\mathrm{V}.

Solution

Solution de Exercice 10.4.

Vs=Rf(V1/R1+V2/R2)=(V1+V2/2)=(1.0+1.0)=2.0VV_s = -R_f(V_1/R_1 + V_2/R_2) = -(V_1 + V_2/2) = -(1.0 + 1.0) = -2.0\,\mathrm{V}.

Exercice 10.5 ★★

Établir la relation Vs=(R2/R1)(V2V1)V_s = (R_2/R_1)(V_2 - V_1) de l’amplificateur différentiel. Avec R1=10kΩR_1 = 10\,\mathrm{k}\Omega, R2=100kΩR_2 = 100\,\mathrm{k}\Omega, V1=1.00VV_1 = 1.00\,\mathrm{V} et V2=1.05VV_2 = 1.05\,\mathrm{V} : quelle sortie ? Qu’est devenu le 1V1\,\mathrm{V} commun aux deux entrées ?

Solution

Solution de Exercice 10.5.

V+=V2R2/(R1+R2)V_+ = V_2R_2/(R_1 + R_2) ; en VV_- : (V1V)/R1=(VVs)/R2(V_1 - V_-)/R_1 = (V_- - V_s)/R_2, donc Vs=V(1+R2/R1)V1R2/R1V_s = V_-(1 + R_2/R_1) - V_1R_2/R_1 ; avec V=V+V_- = V_+ : Vs=V2R2/R1V1R2/R1V_s = V_2R_2/R_1 - V_1R_2/R_1. Application : 10×0.05=0.50V10 \times 0.05 = 0.50\,\mathrm{V} ; le 1V1\,\mathrm{V} commun n’apporte rien — c’est le rejet de mode commun.

Exercice 10.6 ★★

Intégrateur avec R=10kΩR = 10\,\mathrm{k}\Omega, C=100nFC = 100\,\mathrm{nF}, sortie initialement nulle. On applique un échelon de 1.0V1.0\,\mathrm{V} : pente de la sortie et temps avant saturation (15V15\,\mathrm{V}). Puis un signal carré à 1.0kHz1.0\,\mathrm{kHz} de ±1.0V\pm1.0\,\mathrm{V} : forme et amplitude de la sortie.

Solution

Solution de Exercice 10.6.

Vs=(1/RC)VeV_s = -(1/RC)\int V_e : pente 1000×1.0=1000V/s-1000 \times 1.0 = -1000\,\mathrm{V}/\mathrm{s} ; saturation au bout de 15/1000=15ms15/1000 = 15\,\mathrm{ms}. Signal carré : triangle d’amplitude ET/4RC=1.0×103/(4×103)=0.25VET/4RC = 1.0 \times 10^{-3}/(4 \times 10^{-3}) = 0.25\,\mathrm{V} (à la constante près qu’a laissée la charge initiale).

Exercice 10.7 ★★

On ajoute une résistance de 1.0MΩ1.0\,\mathrm{M}\Omega aux bornes du condensateur de l’intégrateur précédent. Donner la fonction de transfert, le gain en continu, la fréquence de coupure et le gain à 1.0kHz1.0\,\mathrm{kHz} ; dans quel domaine le montage intègre-t-il encore ?

Solution

Solution de Exercice 10.7.

H=(R/R)/(1+jRCω)\underline H = -(R'/R)/(1 + jR'C\omega) : gain continu 100-100 ; coupure 1/(2πRC)=1.6Hz1/(2\pi R'C) = 1.6\,\mathrm{Hz} ; à 1kHz1\,\mathrm{kHz}, RCω=628R'C\omega = 628, G=100/628=0.16G = 100/628 = 0.16 — la valeur 1/RCω1/RC\omega de l’intégrateur. Il intègre pour f1.6Hzf \gg 1.6\,\mathrm{Hz}.

Exercice 10.8 ★★

Dimensionner un passe-bas actif inverseur de gain 20dB20\,\mathrm{dB} dans la bande passante et de coupure à 500Hz500\,\mathrm{Hz}, avec R1=1.0kΩR_1 = 1.0\,\mathrm{k}\Omega.

Solution

Solution de Exercice 10.8.

R2/R1=10R_2/R_1 = 10 : R2=10kΩR_2 = 10\,\mathrm{k}\Omega ; C=1/(2πR2fc)=1/(2π×104×500)=32nFC = 1/(2\pi R_2f_c) = 1/(2\pi \times 10^4 \times 500) = 32\,\mathrm{nF}.

Exercice 10.9 ★★

Un amplificateur réel a μ0=105\mu_0 = 10^5 et fT=1.0MHzf_T = 1.0\,\mathrm{MHz}. Pour un montage non inverseur prévu pour un gain de 100100 : gain réel en continu (en gardant μ0\mu_0 fini dans l’analyse), et bande passante. Bande passante d’un suiveur ?

Solution

Solution de Exercice 10.9.

Avec μ\mu fini : Vs=μ(VeβVs)V_s = \mu(V_e - \beta V_s), β=1/100\beta = 1/100, donc G=μ/(1+μβ)=105/(1+103)=99.9G = \mu/(1 + \mu\beta) = 10^5/(1 + 10^3) = 99.9. Bande passante fT/G=10kHzf_T/G = 10\,\mathrm{kHz} ; pour un suiveur : 1MHz1\,\mathrm{MHz}.

Exercice 10.10 ★★★

Un comparateur de référence Vref=2.0VV_{\mathrm{ref}} = 2.0\,\mathrm{V} sur VV_- surveille un signal qui monte lentement en portant 50mV50\,\mathrm{mV} de bruit. Décrire la sortie au passage de 2.0V2.0\,\mathrm{V}. Remède ?

Solution

Solution de Exercice 10.10.

Chaque excursion du bruit à travers 2.0V2.0\,\mathrm{V} fait basculer la sortie : une rafale de commutations rapides autour du passage. Remède : une hystérésis plus large que le bruit, c’est-à-dire un trigger de Schmitt.

Exercice 10.11 ★★★

Trigger de Schmitt avec R1=1.0kΩR_1 = 1.0\,\mathrm{k}\Omega, R2=9.0kΩR_2 = 9.0\,\mathrm{k}\Omega, Vsat=15VV_{\mathrm{sat}} = 15\,\mathrm{V} : établir et calculer les deux seuils. Esquisser VsV_s pour un VeV_e triangulaire d’amplitude 3V3\,\mathrm{V}.

Solution

Solution de Exercice 10.11.

V+=VsR1/(R1+R2)=Vs/10V_+ = V_sR_1/(R_1 + R_2) = V_s/10 : seuils ±1.5V\pm1.5\,\mathrm{V}. La sortie vaut +15V+15\,\mathrm{V} tant que VeV_e monte jusqu’à 1.5V1.5\,\mathrm{V}, bascule à 15V-15\,\mathrm{V}, y reste jusqu’à ce que VeV_e descende sous 1.5V-1.5\,\mathrm{V}, puis rebascule : un signal carré à la fréquence du triangle, dont les fronts sont aux passages des seuils.

Exercice 10.12 ★★★

Oscillateur à relaxation avec R1=R2R_1 = R_2 (β=12\beta = \tfrac12). Établir la période T=2RCln1+β1βT = 2RC\ln\frac{1 + \beta}{1 - \beta} à partir de la charge de CC à travers RR entre les deux seuils ; choisir RR pour 1.0kHz1.0\,\mathrm{kHz} avec C=100nFC = 100\,\mathrm{nF} ; esquisser Vs(t)V_s(t) et VC(t)V_C(t).

Solution

Solution de Exercice 10.12.

Avec Vs=+VsatV_s = +V_{\mathrm{sat}}, VCV_C se charge depuis βVsat-\beta V_{\mathrm{sat}} vers +Vsat+V_{\mathrm{sat}} : VC=Vsat(1+β)Vsatet/RCV_C = V_{\mathrm{sat}} - (1 + \beta)V_{\mathrm{sat}} \eu^{-t/RC}, et atteint +βVsat+\beta V_{\mathrm{sat}} lorsque et/RC=(1β)/(1+β)\eu^{-t/RC} = (1 - \beta)/(1 + \beta) : demi-période RCln1+β1βRC\ln\frac{1 + \beta}{1 - \beta}, d’où TT. Pour β=12\beta = \tfrac12 : T=2RCln3=2.2RCT = 2RC\ln 3 = 2.2RC ; RC=1/(2.2×103)=0.455msRC = 1/(2.2 \times 10^3) = 0.455\,\mathrm{ms}, R=4.6kΩR = 4.6\,\mathrm{k}\Omega. VsV_s : signal carré ±15V\pm15\,\mathrm{V} ; VCV_C : arcs exponentiels entre ±7.5V\pm7.5\,\mathrm{V}.

10.7 Problème : une chaîne de mesure pour une jauge de contrainte

Problème 10.1

Problème du week-end — de deux millivolts sur la poutre d’un pont à une lampe rouge : des suiveurs, un amplificateur différentiel, un filtre actif et un trigger de Schmitt, et les deux imperfections qui décident si la chaîne fonctionne

Une jauge de contrainte de résistance R(1+ϵ)R(1 + \epsilon), avec R=1.00kΩR = 1.00\,\mathrm{k}\Omega et 0ϵ2.0×1030 \leq \epsilon \leq 2.0 \times 10^{-3}, forme un pont de Wheatstone avec trois résistances fixes de 1.00kΩ1.00\,\mathrm{k}\Omega, alimenté sous E=5.00VE = 5.00\,\mathrm{V}. La sortie du pont u=VBVAu = V_B - V_A (entre les deux points milieux) vaut uEϵ/4u \approx E\epsilon/4 (le signe est fixé par le câblage). Amplificateurs : idéaux sauf mention contraire ; Vsat=15VV_{\mathrm{sat}} = 15\,\mathrm{V} ; au besoin, fT=1.0MHzf_T = 1.0\,\mathrm{MHz}, vitesse de balayage 0.5V/µs0.5\,\mathrm{V}/\text{µ}\mathrm{s}, décalage d’entrée 1mV1\,\mathrm{mV}.

Partie I — Le pont et son effet de charge.

  1. Rappeler pourquoi uEϵ/4u \approx E\epsilon/4 pour ϵ\epsilon petit.
  2. Calculer uu en pleine échelle (ϵ=2.0×103\epsilon = 2.0 \times 10^{-3}).
  3. Donner le potentiel de chaque point milieu (par rapport à la borne négative du pont) à déformation nulle et en pleine échelle. Comment appelle-t-on leur valeur commune ?
  4. Chaque point milieu est la sortie d’un diviseur de deux résistances de 1kΩ1\,\mathrm{k}\Omega : quelle est la résistance de Thévenin vue entre les deux points milieux ?
  5. Un amplificateur de résistance d’entrée 10kΩ10\,\mathrm{k}\Omega est branché aux bornes de sortie du pont : quelle fraction de uu reçoit-il ?
  6. Pourquoi un suiveur sur chaque point milieu guérit-il cela ? Énoncer les deux propriétés utilisées.
  7. Que valent les tensions de sortie des suiveurs (en fonction de VAV_A et VBV_B), et quel courant tirent-ils du pont ?

Partie II — Amplifier la différence.

  1. Les suiveurs alimentent un amplificateur différentiel (R1R_1 sur les deux entrées, R2R_2 en retour et vers la masse). Établir Vs=(R2/R1)(VBVA)V_s = (R_2/R_1)(V_B - V_A).
  2. Choisir R1=10kΩR_1 = 10\,\mathrm{k}\Omega et R2R_2 pour un gain de 100100.
  3. Un second étage, non inverseur, multiplie par 1010 : donner ses résistances, le gain total et la sortie en pleine échelle.
  4. Les deux points milieux sont voisins de E/2=2.5VE/2 = 2.5\,\mathrm{V} (la tension de mode commun). Qu’en fait un amplificateur différentiel parfaitement apparié ? Si un rapport de résistances est faux de 1%1\%, estimer la tension parasite ramenée à l’entrée et la comparer au signal.
  5. Le premier amplificateur a un décalage d’entrée de 1mV1\,\mathrm{mV}. Quelle erreur de sortie cela produit-il après le gain total ? Conclure.
  6. Avec fT=1MHzf_T = 1\,\mathrm{MHz}, quelle est la bande passante de chaque étage ? Est-elle suffisante pour un signal sous 5Hz5\,\mathrm{Hz} ?
  7. La sortie doit varier de 2.5V2.5\,\mathrm{V} lorsqu’un camion arrive en 10ms10\,\mathrm{ms} environ : la vitesse de balayage limite-t-elle ?

Partie III — Le filtrage. Le signal amplifié porte un ronflement à 50Hz50\,\mathrm{Hz} capté sur le secteur.

  1. Dimensionner un passe-bas actif inverseur de gain 1-1 et de coupure 10Hz10\,\mathrm{Hz}, avec R1=R2=16kΩR_1 = R_2 = 16\,\mathrm{k}\Omega : trouver CC.
  2. Calculer son atténuation à 50Hz50\,\mathrm{Hz} en décibels.
  3. Calculer le déphasage à 5Hz5\,\mathrm{Hz} et le retard correspondant. Acceptable pour une alarme ?
  4. Pourquoi un filtre actif vaut-il mieux ici qu’un RC passif (deux raisons) ?
  5. On met en cascade un second étage identique : atténuation à 50Hz50\,\mathrm{Hz} ? Pourquoi la règle du produit est-elle exacte ici ?

Partie IV — Seuil et alarme. L’alarme doit se déclencher lorsque la déformation dépasse 1.6×1031.6 \times 10^{-3}.

  1. À quelle tension de sortie de la chaîne cela correspond-il ? Un comparateur réglé sur cette référence : états de sortie.
  2. Le signal filtré porte encore 50mV50\,\mathrm{mV} de bruit au voisinage du seuil. Que fait le comparateur simple ?
  3. Un trigger de Schmitt avec la référence sur une entrée et un retour β\beta : montrer que les seuils valent Vref±βVsatV_{\mathrm{ref}} \pm \beta V_{\mathrm{sat}} ; choisir β\beta pour ±0.10V\pm0.10\,\mathrm{V} et donner R1R_1 et R2R_2.
  4. Donner les deux seuils en volts et en déformation.
  5. La sortie alimente une diode électroluminescente (2.0V2.0\,\mathrm{V}, 13mA13\,\mathrm{mA}) à travers une résistance : la calculer. Qu’est-ce qui protège la diode lorsque la sortie est à Vsat-V_{\mathrm{sat}} ?
  6. Récapituler la chaîne, étage par étage, et nommer les deux imperfections qui en fixent les limites réelles.
Solution

Solution de Problème 10.1.

1. Deux diviseurs : u=E[12(1+ϵ)/(2+ϵ)]Eϵ/4u = E[\tfrac12 - (1 + \epsilon)/(2 + \epsilon)] \approx -E\epsilon/4 (Proposition 6.22) ; le câblage en fixe le signe.

2. u=5.00×2.0×103/4=2.5mVu = 5.00 \times 2.0\times10^{-3}/4 = 2.5\,\mathrm{mV}.

3. VA=E/2=2.500VV_A = E/2 = 2.500\,\mathrm{V} toujours ; VB=E(1+ϵ)/(2+ϵ)2.500+0.0025=2.5025VV_B = E(1 + \epsilon)/(2 + \epsilon) \approx 2.500 + 0.0025 = 2.5025\,\mathrm{V} en pleine échelle. Les 2.5V2.5\,\mathrm{V} communs aux deux sont la tension de mode commun.

4. Chaque point milieu : 11=500Ω1 \parallel 1 = 500\,\Omega ; entre les deux points milieux, 1.0kΩ1.0\,\mathrm{k}\Omega.

5. 10/(10+1)=0.9110/(10 + 1) = 0.91 : une perte de 9%9\%.

6. Impédance d’entrée infinie (aucun courant tiré du pont, donc les points milieux gardent leurs potentiels à vide) et impédance de sortie nulle (l’étage suivant peut tirer ce dont il a besoin).

7. Exactement VAV_A et VBV_B ; courant nul.

8. Comme à la Proposition 10.8 : V+=VBR2/(R1+R2)V_+ = V_BR_2/(R_1 + R_2), loi des nœuds en VV_-, puis V=V+V_- = V_+.

9. R2=1.0MΩR_2 = 1.0\,\mathrm{M}\Omega.

10. 1+R2/R1=101 + R_2/R_1 = 10 : par exemple 1kΩ1\,\mathrm{k}\Omega et 9kΩ9\,\mathrm{k}\Omega. Gain total 10001000 ; pleine échelle 2.5×103×1000=2.5V2.5 \times 10^{-3} \times 1000 = 2.5\,\mathrm{V}.

11. Apparié : les 2.5V2.5\,\mathrm{V} communs s’annulent exactement (seul VBVAV_B - V_A survit). Un désappariement de 1%1\% en laisse passer environ 1%1\% : une erreur ramenée à l’entrée de l’ordre de 25mV25\,\mathrm{mV}, dix fois le signal de pleine échelle — les quatre résistances doivent être appariées à mieux que 0.01%0.01\% (ou la tension de mode commun retirée d’abord).

12. 1 mV×1000=1V1\ \mathrm{mV} \times 1000 = 1\,\mathrm{V}, soit quarante pour cent de la pleine échelle : inutilisable sans compensation du décalage, sans amplificateur à faible décalage, ou sans un étalonnage du zéro pont non chargé.

13. Étage 1 : fT/100=10kHzf_T/100 = 10\,\mathrm{kHz} ; étage 2 : 100kHz100\,\mathrm{kHz} ; très au-dessus de 5Hz5\,\mathrm{Hz}.

14. Il faut 2.5/102=250V/s=0.25mV/µs2.5/10^{-2} = 250\,\mathrm{V}/\mathrm{s} = 0.25\,\mathrm{mV}/\text{µ}\mathrm{s}, deux mille fois moins que la vitesse de balayage : non.

15. C=1/(2πR2fc)=1/(2π×1.6×104×10)=1.0µFC = 1/(2\pi R_2f_c) = 1/(2\pi \times 1.6\times10^4 \times 10) = 1.0\,\text{µ}\mathrm{F}.

16. x=5x = 5 : G=1/26G = 1/\sqrt{26}, soit 14dB-14\,\mathrm{dB}.

17. φ=arctan0.5=27\varphi = -\arctan 0.5 = -27^\circ ; retard φ/ω=15ms\varphi/\omega = 15\,\mathrm{ms} — rien au regard du passage d’un camion.

18. Aucune charge de l’étage suivant (impédance de sortie nulle) et un gain disponible ; de plus, aucune atténuation du signal utile sous la coupure.

19. 28dB-28\,\mathrm{dB} (les gains se multiplient, les décibels s’ajoutent), exactement, parce que l’impédance de sortie du premier étage est nulle : le second ne le charge pas.

20. ϵ=1.6×103u=2.0mV2.0V\epsilon = 1.6\times10^{-3} \to u = 2.0\,\mathrm{mV} \to 2.0\,\mathrm{V} ; sortie +Vsat+V_{\mathrm{sat}} lorsque le signal dépasse 2.0V2.0\,\mathrm{V}, Vsat-V_{\mathrm{sat}} en dessous (ou l’inverse, selon le câblage).

21. Il papillote : la lampe clignote à chaque passage du bruit par la référence.

22. Avec VrefV_{\mathrm{ref}} par R2R_2 et la sortie par R1R_1… sous la forme standard, l’entrée non inverseuse est au potentiel Vref(1β)+βVsV_{\mathrm{ref}}(1 - \beta) + \beta V_s ; en décalant la référence en conséquence, les niveaux de basculement valent Vref±βVsatV_{\mathrm{ref}} \pm \beta V_{\mathrm{sat}}. Comme βVsat=0.10V\beta V_{\mathrm{sat}} = 0.10\,\mathrm{V} : β=1/150\beta = 1/150, par exemple R1=1.0kΩR_1 = 1.0\,\mathrm{k}\Omega et R2=149kΩR_2 = 149\,\mathrm{k}\Omega.

23. 2.1V2.1\,\mathrm{V} (déclenchement) et 1.9V1.9\,\mathrm{V} (retour) : déformations 1.68×1031.68 \times 10^{-3} et 1.52×1031.52 \times 10^{-3}.

24. R=(152.0)/0.013=1.0kΩR = (15 - 2.0)/0.013 = 1.0\,\mathrm{k}\Omega. À Vsat-V_{\mathrm{sat}}, la diode est polarisée en inverse sous 15V15\,\mathrm{V}, au-delà de ce qu’elle supporte : une diode ordinaire en antiparallèle (ou en série) la protège.

25. Pont (2.5mV2.5\,\mathrm{mV} en pleine échelle) \to deux suiveurs (pas d’effet de charge) \to amplificateur différentiel ×100\times100 \to non inverseur ×10\times10 \to passe-bas actif à 10Hz10\,\mathrm{Hz} \to trigger de Schmitt à 2.0V±0.1V2.0\,\mathrm{V} \pm 0.1\,\mathrm{V} \to diode. Les vraies limites : la tension de décalage d’entrée et l’appariement des résistances de l’amplificateur différentiel, toutes deux comparables au signal de quelques millivolts.

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