Physics · Livre 4 · Bachelor Year 2

Physique universitaire — 2e année

Physique universitaire — 2e année · Bachelor Year 2

20L’interféromètre de Michelson

En 1887 Michelson et Morley divisèrent un faisceau de lumière en deux, envoyèrent les moitiés le long de bras perpendiculaires, les recombinèrent et guettèrent dans les franges le décalage que le mouvement de la Terre dans l’éther devait produire : rien ne bougea, et la physique changea. En 2015 le même instrument — deux bras, longs désormais de quatre kilomètres et repliés d’un facteur mille — a enregistré une onde gravitationnelle qui changeait leur longueur d’un millième de diamètre de proton. Entre ces deux dates l’interféromètre de Michelson a mesuré le mètre en longueurs d’onde, résolu des raies spectrales et est devenu l’outil de référence de l’optique de précision. Ce chapitre le décrit dans ses deux configurations — le coin d’air et la lame à faces parallèles — et montre comment ses franges mesurent longueurs, indices et spectres.

20.1 L’instrument

Définition 20.1 (L’interféromètre de Michelson)

Une séparatrice SpSp — une lame de verre à face semi-réfléchissante — inclinée à 4545{}^{\circ} divise un faisceau incident en deux : l’un va au miroir M1M_1, l’autre à M2M_2, tous deux perpendiculaires à leur faisceau ; après réflexion chacun revient sur SpSp, qui en envoie la moitié vers l’observateur, où les deux moitiés interfèrent. Une compensatrice CC, identique à la séparatrice et parallèle à elle, est placée dans le bras qui, sinon, ne traverserait qu’une fois le verre de la séparatrice, afin que les deux faisceaux traversent la même épaisseur de verre : la différence de marche est alors une pure différence de trajets dans l’air, la même pour toutes les longueurs d’onde — ce qu’exigent les franges en lumière blanche. Les distances des miroirs à SpSp valent d1d_1 et d2d_2 ; un miroir est monté sur une vis micrométrique et sur des vis de réglage d’inclinaison.

Proposition 20.2 (Montage équivalent)

Vu de l’observateur, l’interféromètre équivaut au miroir M2M_2 et à l’image M1M_1' de M1M_1 dans la séparatrice : une mince couche d’air entre deux surfaces réfléchissantes, d’épaisseur e=d1d2e = |d_1 - d_2|, dont les deux réflexions interfèrent (division d’amplitude) :

  • M1M2M_1' \parallel M_2 : une lame d’air d’épaisseur eeanneaux d’égale inclinaison, localisés à l’infini, δ=2ecosi\delta = 2e\cos i ;
  • M1M_1' légèrement incliné de α\alpha par rapport à M2M_2 : un coin d’air — franges rectilignes d’égale épaisseur, localisées sur les miroirs (près du coin), δ=2αx\delta = 2\alpha x sous incidence normale, d’interfrange λ/2α\lambda/2\alpha.

Au contact (e=0e = 0, α=0\alpha = 0) le champ est uniforme, et pour la lumière blanche c’est le seul endroit où les couleurs s’accordent : la « frange blanche ».

Démonstration. En rabattant le bras de M1M_1 sur celui de M2M_2 par réflexion dans SpSp on ramène les deux faisceaux sur une même ligne avec deux miroirs distants de ee ; les deux ondes de retour sont celles que réfléchissent les deux faces de la lame d’air (sans λ/2\lambda/2 supplémentaire : toutes deux se réfléchissent sur du métal, et la séparatrice les traite symétriquement, à une phase constante près qui décale le motif entier). Les résultats sur les lames minces du Chapitre 19 s’appliquent alors avec n=1n = 1.

À gauche : l’interféromètre de Michelson — séparatrice, compensatrice, deux miroirs, un faisceau recombiné vers l’observateur. À droite : la lame d’air équivalente entre M_2 et l’image M_1' de M_1, parallèle (anneaux) ou inclinée (franges rectilignes).
À gauche : l’interféromètre de Michelsonséparatrice, compensatrice, deux miroirs, un faisceau recombiné vers l’observateur. À droite : la lame d’air équivalente entre M2M_2 et l’image M1M_1' de M1M_1, parallèle (anneaux) ou inclinée (franges rectilignes).

20.2 Les deux systèmes de franges

Proposition 20.3 (Anneaux de la lame d’air)

Avec M1M2M_1' \parallel M_2 et une source étendue, l’observateur (ou une lentille de distance focale ff et un écran dans son plan focal) voit des anneaux concentriques ; l’anneau vu sous l’angle ii a pour ordre p=2ecosi/λp = 2e\cos i/\lambda ; les anneaux sont brillants quand pp est entier. Le centre a l’ordre le plus élevé, p0=2e/λp_0 = 2e/\lambda ; près de lui, cosi1i2/2\cos i \approx 1 - i^2/2, de sorte que le kk-ième anneau brillant depuis le centre (compté à partir du premier, situé ε=p0p0\varepsilon = p_0 - \lfloor p_0\rfloor sous l’ordre du centre) a pour rayon

rk=fik=f(k1+ε)λe:r_k = f\,i_k = f\sqrt{\frac{(k - 1 + \varepsilon)\lambda}e} :

des anneaux d’autant plus serrés que ee est grand (plus nombreux et plus fins), s’élargissant quand e0e \to 0 jusqu’à donner, au contact, un champ uniforme. Déplacer un miroir de λ/2\lambda/2 change p0p_0 d’une unité : un anneau naît au centre (ou y est englouti) à chaque demi-longueur d’onde de déplacement.

Démonstration. δ=2ecosi\delta = 2e\cos i pour la lame à faces parallèles (Chapitre 19, n=1n = 1, sans λ/2\lambda/2 supplémentaire pour deux réflexions métalliques) ; 2e(1i2/2)=(p0k+1ε)λ2e(1 - i^2/2) = (p_0 - k + 1 - \varepsilon)\lambda avec 2e=p0λ2e = p_0\lambda donne ei2=(k1+ε)λei^2 = (k - 1 + \varepsilon)\lambda.

Proposition 20.4 (Franges du coin d’air)

Avec M1M_1' incliné d’un petit angle α\alpha et sous incidence quasi normale, la différence de marche au point des miroirs situé à la distance xx de l’arête de contact vaut δ=2αx\delta = 2\alpha x : des franges rectilignes parallèles à cette arête, espacées de λ/2α\lambda/2\alpha, localisées sur les miroirs (on les observe en faisant la mise au point sur M2M_2, ou en les projetant sur un écran avec une lentille conjuguant M2M_2 et l’écran). La frange d’ordre zéro est sur l’arête de contact, la même pour toutes les longueurs d’onde : en lumière blanche elle est blanche (ou noire, selon les phases de la séparatrice), flanquée de quelques franges colorées — la signature qui permet de trouver le contact.

Démonstration. Franges d’égale épaisseur d’un coin d’air, e(x)=αxe(x) = \alpha x. Localisation : pour une source étendue, les rayons qui passent par un point donné du coin s’y recombinent, avec le même δ\delta sous incidence quasi normale.

Les deux systèmes de franges du Michelson, et le contraste des franges du doublet du sodium en fonction de l’épaisseur de la lame : il s’annule tous les 0.29\, mm (la première fois à 0.145\, mm), lorsque les franges des deux raies sont en opposition.
Les deux systèmes de franges du Michelson, et le contraste des franges du doublet du sodium en fonction de l’épaisseur de la lame : il s’annule tous les 0.29mm0.29\,\mathrm{mm} (la première fois à 0.145mm0.145\,\mathrm{mm}), lorsque les franges des deux raies sont en opposition.

20.3 Mesurer avec le Michelson

Proposition 20.5 (Longueurs, indices, spectres)

Compter NN franges défilant au centre pendant qu’un miroir se déplace de Δe\Delta e donne Δe=Nλ/2\Delta e = N\lambda/2 : des longueurs en longueurs d’onde (une vis micrométrique graduée au 0.1µm0.1\,\text{µ}\mathrm{m} ; le mètre lui-même a été ainsi mesuré). Une lame transparente d’épaisseur \ell et d’indice nn insérée dans un bras ajoute 2(n1)2(n - 1)\ell à δ\delta et décale le motif de 2(n1)/λ2(n - 1)\ell/\lambda franges : des indices (et leurs variations avec la pression ou la température, dans une cuve à gaz). Avec un doublet de longueurs d’onde λ\lambda et λ+Δλ\lambda + \Delta\lambda, les deux systèmes de franges se déphasent puis se rephasent à mesure que ee croît, le contraste s’annulant tous les

Δe=λ22Δλ:\Delta e = \frac{\lambda^2}{2\Delta\lambda} :

c’est la mesure de l’écart de deux raies voisines. Plus généralement le contraste en fonction de ee dessine le spectre de la source (le contraste décroît sur ec/2e \sim \ell_c/2) : enregistrer l’intensité au centre pendant que ee balaie, c’est la spectroscopie par transformée de Fourier, la méthode des spectromètres infrarouges.

Démonstration. L’ordre au centre vaut 2e/λ2e/\lambda ; chaque raie a le sien. Les deux systèmes coïncident de nouveau quand 2e/λ2e/(λ+Δλ)=12e/\lambda - 2e/(\lambda + \Delta\lambda) = 1, soit 2eΔλ/λ2=12e\Delta\lambda /\lambda^2 = 1 ; ils sont en opposition à mi-chemin. L’énoncé général est la formule de contraste de l’Exercice 18.10.

Exemple 20.6 (Le sodium, et le mètre)

Le doublet du sodium (Δλ=0.6nm\Delta\lambda = 0.6\,\mathrm{nm} à 589nm589\,\mathrm{nm}) : les anneaux se brouillent et se rétablissent tous les Δe=5892/(2×0.6)\Delta e = 589^2/(2 \times 0.6) nm =0.29mm= 0.29\,\mathrm{mm} — une mesure classique de Δλ\Delta\lambda à quelques pour cent avec une vis. Michelson (1892) compta les franges de la raie rouge du cadmium sur la longueur du mètre étalon : 1553163.51\,553\,163.5 longueurs d’onde, le premier lien entre le mètre et un atome ; aujourd’hui le mètre est défini par cc et la seconde, et des interféromètres contrôlent les cales étalons en production au nanomètre.

L’intensité au centre des anneaux à mesure que l’épaisseur de la lame croît, pour une source de longueur de cohérence finie : les franges s’effacent sur e _c/2 ; l’enveloppe est la transformée de Fourier du spectre.
L’intensité au centre des anneaux à mesure que l’épaisseur de la lame croît, pour une source de longueur de cohérence finie : les franges s’effacent sur ec/2e \sim \ell_c/2 ; l’enveloppe est la transformée de Fourier du spectre.

Remarque 20.7 (Les bras qui ne mesurèrent rien, et ceux qui mesurèrent une onde)

Michelson et Morley s’attendaient à ce que la vitesse vv de la Terre dans l’éther change le temps d’aller-retour du bras parallèle à celle-ci de (L/c)(v/c)2(L/c)(v/c)^2 par rapport au bras perpendiculaire, soit un décalage de 2L(v/c)2/λ0.42L(v/c)^2/\lambda \approx 0.4 frange pour L=11mL = 11\,\mathrm{m} et v=30km/sv = 30\,\mathrm{km}/\mathrm{s} ; faire tourner l’appareil devait faire basculer le motif d’autant. Ils savaient voir 0.010.01 frange ; ils ne virent rien. Les détecteurs d’ondes gravitationnelles d’aujourd’hui sont des Michelson aux bras de 4km4\,\mathrm{km}, où la lumière rebondit quelque trois cents fois dans chacun, avec un laser assez stable pour lire un changement de longueur de bras ΔL/L1021\Delta L/L \sim 10^{-21}101810^{-18} m, un millième de proton — contre le bruit sismique et celui des photons eux-mêmes.

Méthode 20.8 (Utiliser un Michelson)

(1) Repérer la configuration : lame à faces parallèles (anneaux à l’infini ; observer avec une lentille ou l’œil réglé à l’infini) ou coin (franges sur les miroirs ; mise au point sur M2M_2). (2) Écrire δ=2ecosi\delta = 2e\cos i ou 2αx2\alpha x et l’ordre. (3) Traduire chaque mesure en franges : Δe=Nλ/2\Delta e = N\lambda/2, 2(n1)2(n - 1)\ell pour une lame, λ2/2Δλ\lambda^2/2\Delta\lambda pour un doublet. (4) Utiliser la position de contact (e=0e = 0, frange blanche) comme référence absolue ; noter que le rayon des anneaux diminue quand ee croît. (5) Limites de cohérence : les anneaux sont visibles tant que 2e<c2e < \ell_c ; le coin exige une incidence quasi normale.

20.4 Exercices

Exercice 20.1

Un Michelson en lumière de sodium (λ=589nm\lambda = 589\,\mathrm{nm}) : on déplace le miroir de 0.10mm0.10\,\mathrm{mm} : nombre d’anneaux défilant au centre ; déplacement correspondant à 250250 franges ; précision sur ee si l’on sait lire un dixième de frange.

Solution

Solution de Exercice 20.1.

N=2Δe/λ=340N = 2\Delta e/\lambda = 340 ; 250250 franges : Δe=125λ=74µm\Delta e = 125\lambda = 74\,\text{µ}\mathrm{m} ; un dixième de frange vaut λ/20=30nm\lambda/20 = 30\,\mathrm{nm}.

Exercice 20.2

Lame à faces parallèles d’épaisseur e=0.50mme = 0.50\,\mathrm{mm}, lentille f=1.0mf = 1.0\,\mathrm{m}, λ=589nm\lambda = 589\,\mathrm{nm} : ordre au centre ; le centre est-il brillant ? Rayons des trois premiers anneaux brillants ; qu’advient-il des anneaux quand on réduit ee à 0.05mm0.05\,\mathrm{mm} ?

Solution

Solution de Exercice 20.2.

p0=2e/λ=1697.8p_0 = 2e/\lambda = 1697.8 : pas entier, le centre n’est pas brillant (ε=0.8\varepsilon = 0.8). rk=f(k1+ε)λ/er_k = f\sqrt{(k - 1 + \varepsilon)\lambda/e} : 3.13.1, 4.64.6, 5.7cm5.7\,\mathrm{cm}. À 0.05mm0.05\,\mathrm{mm} les rayons croissent de 10\sqrt{10} : peu d’anneaux, larges.

Exercice 20.3

Coin d’air d’angle α=1.0×104rad\alpha = 1.0 \times 10^{-4}\,\mathrm{rad}, λ=633nm\lambda = 633\,\mathrm{nm} : interfrange ; nombre de franges sur 2cm2\,\mathrm{cm} de miroir ; on double l’angle du coin : qu’arrive-t-il ? Comment trouve-t-on le contact avec de la lumière blanche ?

Solution

Solution de Exercice 20.3.

λ/2α=3.2mm\lambda/2\alpha = 3.2\,\mathrm{mm} ; six franges sur 2cm2\,\mathrm{cm} ; doubler α\alpha divise l’interfrange par deux. Contact : translater le miroir jusqu’à voir apparaître les franges en lumière blanche (une blanche flanquée de colorées) — elles n’existent qu’à moins d’un micromètre de δ=0\delta = 0.

Exercice 20.4

Une lame de verre de 0.10mm0.10\,\mathrm{mm} d’épaisseur est insérée dans un bras : décalage des franges pour n=1.52n = 1.52 à 589nm589\,\mathrm{nm} ; le décalage est mesuré à 0.20.2 frange près : précision sur nn. Pourquoi la même mesure serait-elle impossible en lumière blanche si la lame faisait 1cm1\,\mathrm{cm} ?

Solution

Solution de Exercice 20.4.

2(n1)e/λ=1772(n - 1)e/\lambda = 177 franges ; 0.20.2 frange donne Δn=0.2λ/2e=6×104\Delta n = 0.2\lambda/2e = 6 \times 10^{-4}\,. Un centimètre de verre ajoute des millimètres de chemin dispersif : les couleurs ne s’accordent plus nulle part, plus de frange blanche.

Exercice 20.5 ★★

Doublet du sodium. (a) Épaisseur ee entre deux disparitions successives des anneaux, pour Δλ=0.597nm\Delta\lambda = 0.597\,\mathrm{nm}. (b) Un étudiant mesure 1717 disparitions sur 5.00mm5.00\,\mathrm{mm} : Δλ\Delta\lambda et sa précision. (c) Ordres des deux raies en e=0.29mme = 0.29\,\mathrm{mm} : vérifier qu’ils diffèrent de 12\tfrac12. (d) Pourquoi le contraste n’est-il jamais exactement nul (les deux raies ont des intensités dans le rapport 2:12 : 1) : contraste minimal.

Solution

Solution de Exercice 20.5.

(a) λ2/2Δλ=0.291mm\lambda^2/2\Delta\lambda = 0.291\,\mathrm{mm}. (b) 5.00/17=0.294mm5.00/17 = 0.294\,\mathrm{mm} : Δλ=λ2/2Δe=0.590nm\Delta\lambda = \lambda^2/2\Delta e = 0.590\,\mathrm{nm} ; à 0.1%0.1\% : ±0.0006nm\pm0.0006\,\mathrm{nm}. (c) En e=0.145mme = 0.145\,\mathrm{mm} (la première disparition) : p1=492.4p_1 = 492.4, p2=491.9p_2 = 491.9 — un demi-ordre d’écart ; à 0.29mm0.29\,\mathrm{mm} ils diffèrent d’un ordre. (d) Les franges de la raie faible subsistent : Vmin=(I1I2)/(I1+I2)=1/3V_{\min} = (I_1 - I_2)/(I_1 + I_2) = 1/3.

Exercice 20.6 ★★

Indice de l’air. Une cuve de 10.0cm10.0\,\mathrm{cm} placée dans un bras est vidée, puis lentement remplie d’air à 1bar1\,\mathrm{bar} ; 9494 franges défilent (λ=589nm\lambda = 589\,\mathrm{nm}). (a) n1n - 1 pour l’air. (b) Franges défilant pour une variation de 1%1\,\% de pression ; coefficient de température si n1ρn - 1 \propto \rho. (c) Pourquoi cela importe-t-il pour la stabilité de tout interféromètre dans l’air ? (d) Précision sur n1n - 1 à partir d’un dixième de frange.

Solution

Solution de Exercice 20.6.

(a) 2(n1)=94λ2(n - 1)\ell = 94\lambda : n1=2.77×104n - 1 = 2.77 \times 10^{-4}\,. (b) 0.940.94 frange par pour cent ;  ⁣d(n1)/ ⁣dT=(n1)/T=9.5×107K1\dd(n - 1)/\dd T = -(n - 1)/T = -9.5 \times 10^{-7}\,\mathrm{K}^{-1}. (c) Quelques millibars ou un degré dans un bras déplacent les franges : d’où le vide ou l’égalité des bras. (d) 0.1/940.1/94 : ±3×107\pm3 \times 10^{-7}\,.

Exercice 20.7 ★★

Longueur de cohérence. Avec une lampe à vapeur de mercure basse pression (raie verte, 546nm546\,\mathrm{nm}, de largeur 0.01nm0.01\,\mathrm{nm}) les anneaux s’effacent quand ee croît. (a) Longueur de cohérence ; épaisseur ee à laquelle le contraste devient négligeable. (b) Idem avec une lampe haute pression (Δλ=1nm\Delta\lambda = 1\,\mathrm{nm}). (c) Avec un laser He–Ne (Δν=1MHz\Delta\nu = 1\,\mathrm{MHz}) : peut-on encore voir des anneaux avec e=10me = 10\,\mathrm{m} ? (d) Qu’est-ce qui limite les franges en lumière blanche à ±2\pm2 ordres autour du contact ?

Solution

Solution de Exercice 20.7.

(a) c=λ2/Δλ=3cm\ell_c = \lambda^2/\Delta\lambda = 3\,\mathrm{cm} : les anneaux s’effacent au-delà de e1.5cme \approx 1.5\,\mathrm{cm}. (b) 0.3mm0.3\,\mathrm{mm}, e0.15mme \approx 0.15\,\mathrm{mm}. (c) c=300m\ell_c = 300\,\mathrm{m} : oui. (d) c1µm\ell_c \approx 1\,\text{µ}\mathrm{m} : 2e<1µm2e < 1\,\text{µ}\mathrm{m}, deux ordres environ.

Exercice 20.8 ★★

Compensatrice. Sans CC, un faisceau traverse trois fois le verre de la séparatrice (eg=5mme_g = 5\,\mathrm{mm}, n=1.52n = 1.52) et l’autre une fois. (a) Chemin optique supplémentaire ; peut-on le compenser en déplaçant un miroir pour une lumière monochromatique ? (b) Pourquoi pas en lumière blanche (dispersion : nn varie de 0.010.01 sur le visible) ? (c) Quelle tolérance sur le parallélisme de CC et SpSp conserve la frange blanche (prendre une différence résiduelle d’épaisseur <0.3µm< 0.3\,\text{µ}\mathrm{m}) ? (d) Les séparatrices modernes sont des pellicules minces ou des cubes : pourquoi CC devient-elle alors inutile ?

Solution

Solution de Exercice 20.8.

(a) 2(n1)eg=5.2mm2(n - 1)e_g = 5.2\,\mathrm{mm} ; oui, par 2.6mm2.6\,\mathrm{mm} de course du miroir. (b) Le chemin dans le verre varie avec λ\lambda de 2egΔn=100µmc2e_g\Delta n = 100\,\text{µ}\mathrm{m} \gg \ell_c : aucun zéro indépendant de la longueur d’onde. (c) 2(n1)Δeg<0.3µm2(n - 1)\Delta e_g < 0.3\,\text{µ}\mathrm{m} : Δeg<0.3µm\Delta e_g < 0.3\,\text{µ}\mathrm{m} — une inclinaison relative inférieure à 1.5×105rad1.5 \times 10^{-5}\,\mathrm{rad} sur 2cm2\,\mathrm{cm}. (d) Une pellicule fait quelques micromètres ; un cube est symétrique : les deux faisceaux voient le même verre.

Exercice 20.9 ★★

Michelson–Morley. Bras de L=11mL = 11\,\mathrm{m} (repliés), λ=550nm\lambda = 550\,\mathrm{nm}, vitesse orbitale de la Terre v=30km/sv = 30\,\mathrm{km}/\mathrm{s}. (a) Dans la théorie de l’éther l’aller-retour du bras parallèle à v\vect v dure 2L/c(1v2/c2)2L/c(1 - v^2/c^2) et celui du bras perpendiculaire 2L/c1v2/c22L/c\sqrt{1 - v^2/c^2} : différence, au plus bas ordre. (b) Décalage des franges attendu en tournant l’appareil de 9090{}^{\circ} (les rôles des bras s’échangent). (c) Ils savaient détecter 0.010.01 frange : borne supérieure sur vv. (d) Que dit un résultat nul, et qu’en conclut Einstein ?

Solution

Solution de Exercice 20.9.

(a) ΔtLv2/c3=4.1×1015s\Delta t \approx Lv^2/c^3 = 4.1 \times 10^{-15}\,\mathrm{s}, soit un chemin de 1.2µm1.2\,\text{µ}\mathrm{m}. (b) L’échange des bras le double : 2Lv2/c2λ=0.42Lv^2/c^2\lambda = 0.4 frange. (c) v<300.01/0.4=4.7km/sv < 30\sqrt{0.01/0.4} = 4.7\,\mathrm{km}/\mathrm{s}. (d) Aucun mouvement dans un éther n’est décelé ; la vitesse de la lumière est la même dans les deux bras — c’est le postulat de la relativité.

Exercice 20.10 ★★★

Spectroscopie de Fourier. L’intensité au centre des anneaux vaut I(e)=S(ν)[1+cos(4πνe/c)] ⁣dνI(e) = \int S(\nu)[1 + \cos(4\pi\nu e/c)]\dd\nu pour une source de spectre S(ν)S(\nu). (a) Pour une raie unique : I(e)I(e) ; période en ee. (b) Pour une raie gaussienne de largeur Δν\Delta\nu : montrer que les franges ont une enveloppe gaussienne de largeur c/2Δν\sim c/2\Delta\nu en ee (admettre que la transformée de Fourier d’une gaussienne est une gaussienne). (c) Résolution : deux raies distantes de Δν\Delta\nu sont séparées si le balayage atteint emaxc/2Δνe_{\max} \approx c/2\Delta\nu ; pour emax=10cme_{\max} = 10\,\mathrm{cm}, le pouvoir de résolution λ/Δλ\lambda/\Delta\lambda à 1µm1\,\text{µ}\mathrm{m}. (d) Pourquoi cette méthode est-elle préférée dans l’infrarouge (signal, avantage « multiplex ») ?

Solution

Solution de Exercice 20.10.

(a) I=S0[1+cos(4πν0e/c)]I = S_0[1 + \cos(4\pi\nu_0e/c)], de période λ/2\lambda/2 en ee. (b) Chaque fréquence donne une frange de période légèrement différente ; une bande gaussienne de largeur Δν\Delta\nu se somme en franges à enveloppe gaussienne de largeur c/2Δν\sim c/2\Delta\nu. (c) R=ν/Δν=2emax/λ=2×105R = \nu/\Delta\nu = 2e_{\max}/\lambda = 2 \times 10^5. (d) Toutes les longueurs d’onde tombent sur un seul détecteur à la fois (Fellgett) à travers une large ouverture (Jacquinot) : bien plus de signal qu’un spectromètre à fente dans l’infrarouge, pauvre en photons.

Exercice 20.11 ★★★

Détecteur d’ondes gravitationnelles. Bras L=4kmL = 4\,\mathrm{km}, lumière recyclée sur N=300N = 300 aller-retours, λ=1064nm\lambda = 1064\,\mathrm{nm}, l’onde change les bras de ΔL/L=1021\Delta L/L = 10^{-21} en sens opposés. (a) Variation de la différence de marche ; déphasage. (b) L’instrument est maintenu sur une frange sombre et mesure la faible intensité I=I0sin2(Δφ/2)I = I_0\sin^2(\Delta\varphi/2) : variation d’intensité due au signal. (c) Avec 100W100\,\mathrm{W} de lumière en circulation à 1064nm1064\,\mathrm{nm}, photons par seconde ; le bruit de photons en 1ms1\,\mathrm{ms} (N\sqrt N) comparé au signal : est-il détectable ? Qu’apporte plus de puissance ? (d) Pourquoi les bras font-ils des kilomètres, et pourquoi les miroirs sont-ils suspendus ?

Solution

Solution de Exercice 20.11.

(a) Le chemin de chaque bras change de 2NΔL2N\Delta L, en sens opposés : Δδ=4NΔL=4.8×1015m\Delta\delta = 4N\Delta L = 4.8 \times 10^{-15}\,\mathrm{m}, Δφ=2πΔδ/λ=2.8×108rad\Delta\varphi = 2\pi\Delta\delta/\lambda = 2.8 \times 10^{-8}\,\mathrm{rad}. (b) Près d’une frange sombre le détecteur voit une intensité proportionnelle à Δφ2\Delta\varphi^2 — ou, avec un léger décalage, à Δφ\Delta\varphi : une variation relative de l’ordre de 10810^{-8}. (c) 5×10205 \times 10^{20} photons par seconde, 5×10175 \times 10^{17} par milliseconde, bruit relatif 1.4×1091.4 \times 10^{-9} : le signal vaut vingt fois le bruit ; plus de puissance abaisse le bruit en 1/P1/\sqrt P. (d) ΔLL\Delta L \propto L ; les suspensions pendulaires filtrent le mouvement du sol au-dessus de leur résonance.

Exercice 20.12 ★★★

Localisation. (a) Montrer que pour le coin les deux rayons issus d’un point PP de M2M_2 pour un observateur à l’infini (incidence ii) ont la différence de marche 2e(P)cosi2e(P)\cos i plus un terme αi\propto\alpha i qui s’annule pour i=0i = 0 : les franges ne sont sur les miroirs que sous incidence normale. (b) Une source étendue éclaire le coin avec des incidences allant jusqu’à imaxi_{\max} : que doit vérifier imaxi_{\max} pour que les franges restent nettes (2eimax2/2<λ/42e\,i_{\max}^2/2 < \lambda/4 au bord du champ, e=20µme = 20\,\text{µ}\mathrm{m}) ? (c) Pour la lame à faces parallèles les anneaux ne bougent pas quand l’œil se déplace : pourquoi ? (d) Une étudiante voit des franges qui dérivent quand elle bouge la tête : dans quelle configuration est-elle, et que doit-elle régler ?

Solution

Solution de Exercice 20.12.

(a) Pour un point PP à la profondeur e(P)e(P) sous l’incidence ii, δ=2e(P)cosi\delta = 2e(P)\cos i plus un terme αi\propto\alpha i dû à la seconde réflexion inclinée, qui s’annule sous incidence normale : c’est là seulement que les deux rayons issus de PP atteignent l’œil — localisation sur les miroirs. (b) ei2<λ/4ei^2 < \lambda/4 : imax<λ/4e=0.09radi_{\max} < \sqrt{\lambda/4e} = 0.09\,\mathrm{rad}. (c) Les anneaux ne dépendent que de ii : toute position de l’œil voit le même motif angulaire. (d) Le coin observé hors des miroirs ; faire la mise au point sur M2M_2 ou réduire l’inclinaison.

Un interféromètre de Michelson sur un banc d’enseignement : laser, cube séparateur, deux miroirs, et sur l’écran les anneaux d’égale inclinaison de la lame d’air.
Un interféromètre de Michelson sur un banc d’enseignement : laser, cube séparateur, deux miroirs, et sur l’écran les anneaux d’égale inclinaison de la lame d’air.
L’interféromètre LIGO de Hanford : un interféromètre de Michelson aux bras longs de quatre kilomètres, qui a enregistré en 2015 une variation de longueur de bras d’un millième de diamètre de proton — le passage d’une onde gravitationnelle (LIGO Laboratory).
L’interféromètre LIGO de Hanford : un interféromètre de Michelson aux bras longs de quatre kilomètres, qui a enregistré en 2015 une variation de longueur de bras d’un millième de diamètre de proton — le passage d’une onde gravitationnelle (LIGO Laboratory).

20.5 Problème : le doublet du sodium et l’indice de l’air

Problème 20.1

Problème du week-end — une séance complète de mesures sur un interféromètre de Michelson : trouver le contact, lire des longueurs, séparer la raie jaune, peser l’air

L’interféromètre possède une vis micrométrique qui se lit au 1µm1\,\text{µ}\mathrm{m} ; la lampe au sodium donne λ1=589.0nm\lambda_1 = 589.0\,\mathrm{nm} et λ2=589.6nm\lambda_2 = 589.6\,\mathrm{nm} avec des intensités 2:12 : 1 ; on dispose aussi d’une lampe blanche et d’un laser He–Ne (632.8nm632.8\,\mathrm{nm}).

Partie I — La mise en route.

  1. Avec le laser, l’étudiante voit sur un carton deux taches issues des deux bras ; elle les superpose avec les vis d’inclinaison puis voit des franges rectilignes : de quelle configuration s’agit-il, et que dit leur interfrange de l’inclinaison résiduelle (interfrange 2mm2\,\mathrm{mm}) ?
  2. En tournant les vis d’inclinaison, les franges se courbent puis deviennent des anneaux : pourquoi des anneaux apparaissent-ils, et où est M1M_1' désormais ?
  3. Elle translate le miroir et compte 158158 anneaux engloutis par le centre : déplacement ; dans quel sens ee varie-t-il ?
  4. En poursuivant, les anneaux s’élargissent et la tache centrale grandit jusqu’à remplir le champ : qu’a-t-elle atteint ? La lampe au sodium remplace le laser et elle ne voit rien de particulier : pourquoi, et pourquoi la lumière blanche montre-t-elle en ce point une frange centrale brillante flanquée de franges colorées ?
  5. Elle incline très légèrement M1M_1 au contact et voit, en lumière blanche, des franges rectilignes colorées : expliquer, et dire combien elle peut en attendre de chaque côté de la blanche.
  6. Les taches du laser font 10mm10\,\mathrm{mm} de large et elle veut dix anneaux dans le champ d’une lentille de f=20cmf = 20\,\mathrm{cm} (λ=632.8nm\lambda = 632.8\,\mathrm{nm}) : épaisseur ee nécessaire (utiliser le rayon du kk-ième anneau).
  7. Pourquoi la compensatrice doit-elle être parallèle à la séparatrice, et que verrait-elle en lumière blanche si on l’ôtait ?

Partie II — Le doublet.

  1. Partant du contact avec la lampe au sodium, elle augmente ee : le contraste des anneaux baisse, s’annule, revient. Épaisseur de la première disparition ; de la nn-ième.
  2. Elle relève 1212 disparitions entre e=0.15mme = 0.15\,\mathrm{mm} et e=3.35mme = 3.35\,\mathrm{mm} (la première et la dernière lues sur la vis) : Δλ\Delta\lambda ; précision si chaque lecture est bonne à 5µm5\,\text{µ}\mathrm{m}.
  3. Ordres p1p_1 et p2p_2 des deux raies à la première disparition ; au premier retour du contraste maximal.
  4. Contraste minimal à une disparition, compte tenu du rapport d’intensités 2:12 : 1 (les franges de la raie faible subsistent).
  5. Combien de disparitions peut-elle compter avant que la largeur naturelle des raies (0.02nm0.02\,\mathrm{nm} chacune) ne brouille tout ?
  6. Que montrerait une lampe à trois raies également espacées ?

Partie III — L’air. Une cuve de longueur =5.00cm\ell = 5.00\,\mathrm{cm} à fenêtres de verre est placée dans un bras et mise sous vide ; on y laisse entrer lentement de l’air pendant qu’on compte les franges du laser.

  1. Différence de marche créée par le remplissage de la cuve à 1atm1\,\mathrm{atm} si n1=2.9×104n - 1 = 2.9 \times 10^{-4}\, ; nombre de franges.
  2. Elle compte 4646 franges : sa valeur de n1n - 1.
  3. Elle ne laisse entrer que 0.20bar0.20\,\mathrm{bar} : franges attendues (n1n - 1 \propto pression).
  4. La pièce se réchauffe de 3K3\,\mathrm{K} pendant la mesure, et les 40cm40\,\mathrm{cm} de trajet à l’air libre de chaque bras changent d’indice de 1×106-1 \times 10^{-6}\, par kelvin : dérive des franges ; est-ce gênant pour la partie II, pour la partie III ?
  5. Pourquoi les fenêtres de la cuve ne faussent-elles pas la mesure (elles sont présentes pendant tout le comptage) ?
  6. L’expérience est reprise avec du CO2_2 (n1=4.5×104n - 1 = 4.5 \times 10^{-4}\,) : franges pour une cuve pleine ; comment identifier le gaz à partir du seul comptage ?

Partie IV — Les limites.

  1. La vis se lit au 1µm1\,\text{µ}\mathrm{m} : précision d’une longueur mesurée par comptage de franges sur 1cm1\,\mathrm{cm}, comparée à celle de la vis seule.
  2. Une vibration d’amplitude 50nm50\,\mathrm{nm} à 100Hz100\,\mathrm{Hz} secoue un miroir : mouvement des franges ; que voit l’œil, que voit une caméra à 2525 images par seconde ?
  3. La fréquence du laser dérive de 1×1081 \times 10^{-8}\, en valeur relative pendant un comptage sur e=1cme = 1\,\mathrm{cm} : erreur en franges.
  4. Une cale étalon de 10mm10\,\mathrm{mm} est certifiée à λ/20\lambda/20 par interférométrie : précision absolue et relative.
  5. Pourquoi le Michelson est-il l’instrument de choix pour les longueurs, et le réseau (chapitre suivant) pour les spectres ?
  6. Récapituler les quatre grandeurs mesurées (une longueur, l’écart d’un doublet, un indice, une longueur de cohérence) et l’observation de franges qui a donné chacune.
Solution

Solution de Problème 20.1.

1. Des franges de coin ; λ/2α=2mm\lambda/2\alpha = 2\,\mathrm{mm} : α=1.6×104rad\alpha = 1.6 \times 10^{-4}\,\mathrm{rad}.

2. M1M_1' est devenu parallèle à M2M_2 : la lame d’air, dont les franges d’égale inclinaison sont des anneaux.

3. 158λ/2=50µm158\lambda/2 = 50\,\text{µ}\mathrm{m} ; anneaux engloutis au centre : ee décroît.

4. Le contact, e=0e = 0. La lumière de sodium n’y montre rien de particulier (une seule longueur d’onde, champ uniforme dans les deux cas) ; la lumière blanche montre l’unique position où toutes les couleurs ont δ=0\delta = 0, flanquée de couleurs à mesure que les ordres se séparent.

5. δ=2αx\delta = 2\alpha x : une frange blanche sur l’arête de contact et une ou deux colorées de chaque côté (2αx<c1µm2\alpha x < \ell_c \approx 1\,\text{µ}\mathrm{m}).

6. r10=f10λ/e=5mmr_{10} = f\sqrt{10\lambda/e} = 5\,\mathrm{mm} : e=10λf2/r2=1.0cme = 10\lambda f^2/r^2 = 1.0\,\mathrm{cm}.

7. Parallèle, les deux faisceaux traversent la même épaisseur de verre à toute longueur d’onde ; sans CC, la dispersion de 5mm5\,\mathrm{mm} de verre ne laisse aucun zéro commun : pas de frange blanche.

8. λ2/4Δλ=0.145mm\lambda^2/4\Delta\lambda = 0.145\,\mathrm{mm} ; puis tous les λ2/2Δλ=0.291mm\lambda^2/2\Delta\lambda = 0.291\,\mathrm{mm}.

9. 1111 intervalles sur 3.20mm3.20\,\mathrm{mm} : 0.291mm0.291\,\mathrm{mm}, Δλ=0.597nm\Delta\lambda = 0.597\,\mathrm{nm} ; ±10µm\pm10\,\text{µ}\mathrm{m} sur 3.2mm3.2\,\mathrm{mm} : ±0.002nm\pm0.002\,\mathrm{nm}.

10. 492.4492.4 et 491.9491.9 (un demi-ordre d’écart) ; au retour, 984.7984.7 et 983.7983.7.

11. 1/31/3.

12. c=λ2/Δλ=1.7cm\ell_c = \lambda^2/\Delta\lambda = 1.7\,\mathrm{cm} : 2e<1.7cm2e < 1.7\,\mathrm{cm}, soit environ 2929.

13. Trois systèmes de franges : contraste maximal tous les λ2/2Δλ\lambda^2/2\Delta\lambda, avec deux creux partiels entre — le motif de trois fentes.

14. 2(n1)=29µm2(n - 1)\ell = 29\,\text{µ}\mathrm{m} : 4646 franges.

15. n1=46λ/2=2.91×104n - 1 = 46\lambda/2\ell = 2.91 \times 10^{-4}\,.

16. 9.29.2 franges.

17. Bras égaux : la dérive est commune aux deux et se compense ; une inégalité de 1cm1\,\mathrm{cm} donne 2×0.01×3×106=0.1frange2 \times 0.01 \times 3 \times 10^{-6} = 0.1\,\mathrm{frange} — sans conséquence pour les deux parties.

18. Elles sont présentes, inchangées, pendant tout le comptage : un décalage constant.

19. 7171 franges ; le comptage donne n1n - 1, signature du gaz.

20. 3160031\,600 franges sur un centimètre, lues au dixième : 30nm30\,\mathrm{nm}, soit 3×1063 \times 10^{-6} ; la vis donne le micromètre.

21. δ\delta oscille de ±100nm\pm100\,\mathrm{nm}, soit ±0.16\pm0.16 frange à 100Hz100\,\mathrm{Hz} : l’œil voit un contraste abaissé ; à 2525 images par seconde la caméra échantillonne quatre périodes par image et voit un motif figé ou lentement battant.

22. 108×31600=3×10410^{-8} \times 31\,600 = 3 \times 10^{-4} frange : rien.

23. λ/20=32nm\lambda/20 = 32\,\mathrm{nm} sur 10mm10\,\mathrm{mm} : 3×1063 \times 10^{-6}.

24. Il compare directement une longueur à une longueur d’onde, frange par frange ; le réseau étale toutes les longueurs d’onde à la fois sur un large domaine.

25. Longueur : anneaux comptés au centre. Doublet : la perte périodique de contraste. Indice : franges défilant pendant le remplissage de la cuve. Longueur de cohérence : l’épaisseur à laquelle les anneaux s’effacent.

Termes définis dans ce chapitre

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