Physics · Livre 1 · Grades 1–9

Physique du primaire et du collège

Physique du primaire et du collège · Grades 1–9

60Les lentilles et les images

La chambre noire à trou d’aiguille payait sa petite image nette d’un prix cruel : presque pas de lumière. Et pourtant ton propre œil peint tout le jour un monde lumineux et net sur sa paroi du fond, sans le moindre trou d’aiguille en vue. Le secret de l’œil est un disque de matière vitreuse et bombée qui recueille un faisceau entier et le plie à la demande — la lentille, vedette des appareils photo, des lunettes, des loupes et de ce chapitre.

60.1 Deux familles de lentilles

Définition 60.1 (Lentilles convergentes et divergentes)

Une lentille est un morceau de matière transparente — verre ou plastique clair — aux faces bombées, construit pour dévier la lumière de façon contrôlée (la lumière est déviée quand elle entre dans le verre ; la loi exacte de cette déviation est un trésor du lycée). Deux familles :

  1. les lentilles convergentes — plus épaisses au milieu qu’au bord — rapprochent les rayons d’un faisceau les uns vers les autres ;
  2. les lentilles divergentes — plus minces au milieu — les écartent.

Passe le bout du doigt sur un verre de lunettes : un renflement central ou un creux central range dans sa famille toutes les lentilles de la Terre.

Définition 60.2 (Foyer et distance focale)

Envoie un faisceau de rayons parallèles — la lumière du Soleil fait l’affaire — à travers une lentille convergente : les rayons déviés se croisent tous en un point derrière elle, le foyer. La distance de la lentille au foyer est la distance focale ff : l’unique nombre qui définit la lentille. Les lentilles fortement bombées, épaisses, dévient beaucoup — ff court ; les lentilles à peine bombées dévient peu — ff long.

Les deux familles au travail : la lentille convergente rassemble un faisceau parallèle en son foyer ; la lentille divergente l’ouvre en éventail.
Les deux familles au travail : la lentille convergente rassemble un faisceau parallèle en son foyer ; la lentille divergente l’ouvre en éventail.

Méthode 60.3 (Mesurer une distance focale)

Pour toute lentille convergente, une minute et une fenêtre lointaine :

  1. se placer face à un mur, en vis-à-vis d’une scène lointaine et lumineuse — la fenêtre et le monde au-delà ;
  2. tenir la lentille près du mur et l’en éloigner lentement jusqu’à ce que la scène saute en une petite image nette sur le mur (à l’envers — comme on s’y attend désormais) ;
  3. mesurer la distance de la lentille au mur : pour une scène lointaine, cette distance est la distance focale — les rayons venus de loin arrivent pratiquement parallèles, et des rayons parallèles se rassemblent au foyer.

Une loupe mesure autour de 10cm10\,\mathrm{cm} ; des verres de lunettes, des dizaines de centimètres ; la lentille trapue d’un appareil photo, quelques-uns.

Remarque 60.4 (La loupe qui brûle)

Au foyer d’une lentille convergente, toute une largeur de faisceau de lumière solaire se tasse en un point éblouissant — assez concentré pour carboniser du papier et allumer un feu en quelques secondes. Traite-la pour ce qu’elle est : le principe du four solaire en format de poche. Ne concentre jamais la lumière du Soleil près de quoi que ce soit d’inflammable, jamais vers la peau ou les vêtements — et, deux fois plutôt qu’une pour la vieille loi, ne regarde jamais le Soleil à travers une lentille : la mise au point de l’œil ajoutée à celle de la lentille fait une brûlure instantanée, indolore et définitive.

60.2 La lentille faiseuse d’images

Proposition 60.5 (Images réelles)

Une lentille convergente recueille les rayons diffusés par chaque point d’un objet et les livre en un point correspondant de l’autre côté : point par point, elle assemble une véritable image — une image réelle — qu’un écran peut recueillir. L’image est renversée, comme celle du trou d’aiguille, mais lumineuse : la lentille récolte une pleine lentille de lumière par point là où le trou d’aiguille n’en laissait passer qu’un fil. Règles empiriques de la géométrie : un objet lointain donne une image petite et proche du foyer ; à mesure que l’objet s’approche de la lentille, son image recule et grandit.

La fabrication de l’image : les rayons issus de la pointe de l’objet — l’un par le centre de la lentille, l’autre dévié par le foyer — se croisent de nouveau de l’autre côté, et le tableau s’assemble là, à l’envers.
La fabrication de l’image : les rayons issus de la pointe de l’objet — l’un par le centre de la lentille, l’autre dévié par le foyer — se croisent de nouveau de l’autre côté, et le tableau s’assemble là, à l’envers.

Exemple 60.6 (L’appareil photo et l’œil, une seule architecture)

Un appareil photo est la faiseuse d’images mise en boîte : lentille convergente devant, écran sensible à la lumière derrière, image renversée formée dessus (le logiciel fait poliment pivoter le fichier). Ton œil est la même machine en tissu vivant : une lentille convergente derrière la pupille, la rétine comme écran au fond, image renversée — le cerveau la retourne, comme on l’avait noté quand le trou d’aiguille nous l’apprit. La mise au point diffère joliment : l’appareil photo déplace sa lentille ; la lentille souple de l’œil, elle, change de forme, tirée plus épaisse pour le proche, relâchée plus mince pour le lointain — tu en sens l’effort après une heure de lecture rapprochée.

Exemple 60.7 (Les lunettes)

Quand la mise au point de l’œil ne suffit plus, une lentille placée devant la complète. L’œil myope fait converger trop fort — les scènes lointaines s’assemblent avant la rétine et arrivent floues : un verre divergent défait juste ce qu’il faut de la déviation. Les yeux hypermétropes (et la plupart des yeux âgés) font converger trop faiblement pour le travail de près : un verre convergent prête la force qui manque — les lunettes de lecture sont d’honnêtes petites cousines de la loupe. Deux familles de lentilles, deux familles de flou.

60.3 La loupe

La loupe au travail : tenue plus près que sa distance focale, la lentille montre le texte à l’endroit et agrandi.
La loupe au travail : tenue plus près que sa distance focale, la lentille montre le texte à l’endroit et agrandi.

Exemple 60.8 (En deçà de la distance focale)

Tiens une lentille convergente plus près d’un timbre que sa distance focale, et le tableau change de nature : aucune image ne se pose sur un écran — au lieu de cela, en regardant à travers la lentille, tu vois le timbre à l’endroit, à sa place, et agrandi. La lentille plie les rayons du timbre de sorte qu’ils atteignent l’œil comme s’ils étaient diffusés par un timbre plus grand situé derrière le verre — une illusion sur mesure, cousine du monde fantôme du miroir. Les horlogers, les philatélistes et toi-même autrefois, avec la loupe de ton enfance, l’ont tous employée ; toute la géométrie des rayons de ce tour est un joyau du volume de lycée.

Remarque 60.9 (Des instruments sur des instruments)

Empile les lentilles et le monde s’ouvre. Deux lentilles convergentes font un microscope : l’une jette une grande image réelle d’une gouttelette, la seconde agrandit cette image — c’est ainsi que les défenseurs des molécules trouvèrent leurs premiers alliés directs. Une grande lentille (ou un miroir courbe) plus une loupe font une lunette astronomique : les faibles rayons parallèles de la galaxie lointaine rassemblés en une image réelle, puis agrandis jusque dans un œil stupéfait. Tout instrument d’optique de la civilisation est fait des deux idées de ce chapitre — rassembler, puis agrandir — en diverses dispositions.

60.4 Exercices

Exercice 60.1

Trier au toucher : comment le bout du doigt distingue-t-il une lentille convergente d’une divergente ? Que fait chacune d’un faisceau parallèle ?

Solution

Solution de Exercice 60.1.

Un renflement au milieu : convergente — elle rapproche les rayons d’un faisceau parallèle les uns des autres et les rassemble au foyer. Un creux au milieu : divergente — elle ouvre le faisceau en éventail.

Exercice 60.3

Décris la mesure de ff par la fenêtre et le mur. Pourquoi la scène doit-elle être lointaine ?

Solution

Solution de Exercice 60.3.

Jeter l’image d’une scène lointaine sur un mur, l’affiner en déplaçant la lentille, et mesurer la distance de la lentille au mur : cette distance est ff. La scène doit être lointaine pour que ses rayons arrivent pratiquement parallèles — et des rayons parallèles se rassemblent, par définition du foyer, exactement à ff.

Exercice 60.4

Énonce deux règles de sécurité de la loupe qui brûle, et la raison d’être de chacune.

Solution

Solution de Exercice 60.4.

Ne jamais concentrer la lumière du Soleil près de quoi que ce soit d’inflammable — le point focal carbonise et enflamme en quelques secondes. Ne jamais regarder le Soleil à travers une lentille — l’œil et la lentille concentrent ensemble la brûlure sur la rétine, instantanément et sans douleur.

Exercice 60.5

Qu’est-ce qu’une image réelle ? Donne ses deux propriétés caractéristiques, et l’avantage de la lentille sur le trou d’aiguille.

Solution

Solution de Exercice 60.5.

Un tableau véritablement assemblé par des rayons rassemblés, qu’un écran peut recueillir. Ses signatures : renversé, et lumineux — la lentille récolte une pleine lentille de lumière par point là où le trou d’aiguille n’en laissait passer qu’un fil.

Exercice 60.6

Fais correspondre l’appareil photo et l’œil : qui joue la lentille, l’écran et le mécanisme de mise au point dans chacun ?

Solution

Solution de Exercice 60.6.

Lentille : l’objectif de verre — la lentille souple de l’œil, derrière la pupille. Écran : le capteur — la rétine. Mise au point : l’appareil photo fait glisser sa lentille ; l’œil déforme la sienne, plus épaisse pour le proche, plus mince pour le lointain.

Exercice 60.7

Quelle famille de verres sert l’œil myope, et pourquoi ? Et l’œil hypermétrope vieillissant ?

Solution

Solution de Exercice 60.7.

La myopie fait converger trop fort — les images s’assemblent avant la rétine : un verre divergent défait juste ce qu’il faut. L’œil hypermétrope vieillissant fait converger trop faiblement pour le travail de près : un verre convergent prête la force qui manque.

Exercice 60.8

Que doit vérifier la position du timbre pour le tour de la loupe — et de quelle sorte d’« image » l’œil jouit-il alors ?

Solution

Solution de Exercice 60.8.

Le timbre doit se tenir plus près de la lentille que sa distance focale. L’œil jouit alors d’un fantôme droit et agrandi — des rayons pliés comme s’ils venaient d’un timbre plus grand derrière le verre ; rien ne se pose sur aucun écran.

Exercice 60.9 ★★

Le sujet d’un photographe s’avance vers l’appareil. Dans quel sens la lentille doit-elle bouger pour garder l’image nette sur le capteur, d’après les règles empiriques ? Que fait l’œil, lui, dans la même situation ?

Solution

Solution de Exercice 60.9.

À mesure que l’objet s’approche, son image recule — l’appareil photo éloigne donc sa lentille du capteur pour poursuivre l’image qui recule. L’œil, lui, tire sa lentille plus épaisse et dévie plus fort pour ramener l’image sur la rétine, qui, elle, ne bouge pas.

Exercice 60.10 ★★

Par temps ensoleillé, une lentille posée sans précaution sur des feuilles sèches est un incendie en attente — mais à une seule distance lentille-feuille bien précise. Laquelle, et pourquoi exactement là ?

Solution

Solution de Exercice 60.10.

À la distance focale : là seulement la lentille tasse les rayons pratiquement parallèles du Soleil en leur point le plus petit et le plus féroce. Plus près ou plus loin, la lumière s’étale sur une tache trop douce pour enflammer — l’incendie attend précisément à ff.

Exercice 60.11 ★★

Les lunettes de lecture du grand-père servent aussi de loupe de secours et, les jours de vacances, d’allume-cigare solaire — mais celles de son petit-fils myope ne font ni l’un ni l’autre. Explique les deux faits de famille.

Solution

Solution de Exercice 60.11.

Les lunettes de lecture sont convergentes : elles rassemblent la lumière du Soleil en un foyer brûlant et grossissent les caractères de près — deux talents réservés aux convergentes. Les verres divergents du petit-fils myope écartent tout faisceau : pas de foyer, pas de point brûlant, et le texte vu à travers eux rapetisse au lieu de grandir.

Exercice 60.12 ★★★

Le microscope et la lunette astronomique empilent tous deux deux lentilles convergentes — et pourtant l’un grossit des gouttelettes et l’autre des galaxies. Oppose leurs deux étages : que reçoit et que produit la lentille numéro un dans chaque instrument (objet proche contre lumière d’étoile pratiquement parallèle), et pourquoi la lunette veut-elle avant tout une lentille numéro un grande, tandis que le microscope la veut fortement bombée ?

Solution

Solution de Exercice 60.12.

Lunette astronomique, premier étage : la grande lentille reçoit les rayons pratiquement parallèles d’une étoile et les rassemble en une petite image réelle près de son foyer ; le second étage agrandit cette image. La faible lumière des étoiles est précieuse — c’est la largeur de la lentille de devant qui décide de la quantité récoltée par étoile : l’ouverture est tout. Microscope, premier étage : une lentille fortement bombée, à ff court, suspendue tout près de la gouttelette, jette une image réelle très agrandie ; le second étage agrandit encore. Son objet est proche et lumineux — ce dont le premier étage a besoin n’est pas de la largeur mais du pouvoir de déviation. Même architecture, appétits opposés.

60.5 Problème : l’établi de l’opticien

Problème 60.1

Problème du week-end — en apprentissage chez l’opticien du bourg ; des distances focales, des équipements et une lunette fêlée

Une journée chez l’opticien : des lentilles à trier, des lunettes à accorder, et la lunette astronomique d’un client en pièces détachées.

Partie I — trier le plateau. Un tiroir renversé a mélangé le stock.

  1. Propose deux essais rapides — un au toucher, un avec la fenêtre et le mur — pour séparer les lentilles convergentes des divergentes.
  2. La lentille A jette une image nette de la rue sur le mur à 25cm25\,\mathrm{cm}. Sa distance focale et sa famille ?
  3. La lentille B refuse de jeter la moindre image sur le mur à quelque distance que ce soit, et les objets vus à travers elle paraissent plus petits. Sa famille ?
  4. Les lentilles C et D sont toutes deux convergentes ; C fait son image de la fenêtre à 10cm10\,\mathrm{cm}, D à 40cm40\,\mathrm{cm}. Laquelle est la plus bombée, celle qui dévie le plus fort ?

Partie II — les équipements.

  1. Un client voit flous les panneaux de route lointains mais lit les menus sans effort. Diagnostique l’œil et prescris la famille.
  2. Un autre tient son journal à bout de bras et se plaint que ses bras sont « trop courts ». Diagnostique et prescris.
  3. L’opticien avertit le second client : « vos nouvelles lunettes de lecture rendront les montagnes floues. » Pourquoi les lunettes de lecture ne valent-elles que pour les pages proches ?
  4. Un enfant demande pourquoi les verres d’essai de l’opticien font tanguer l’échelle de lecture alors que ses propres yeux vont « très bien ». Que fait un verre correcteur à un œil déjà bien accommodé ?

Partie III — la lunette fêlée. Un client apporte une lunette d’observation des étoiles dont la lentille de devant est fêlée, et demande si la loupe de rechange rangée dans la boîte peut la remplacer.

  1. Nomme les tâches des deux lentilles dans l’instrument en bon état : que reçoit la grande lentille de devant d’une étoile et qu’en fait-elle, et que fait de cela la petite lentille d’œil ?
  2. La lentille de devant est large comme une soucoupe ; la lentille d’œil, grande comme une pièce de monnaie. Pourquoi la largeur de la lentille de devant compte-t-elle tant pour les étoiles faibles ?
  3. La loupe de rechange est fortement bombée mais grande comme une pièce de monnaie. Juge le remplacement : que gagnerait-on et que perdrait-on à l’avant de l’instrument ?
  4. Clos la journée par le credo de l’opticien en une ligne sur tous les instruments de l’étagère — lunettes, loupes, appareils photo, lunettes astronomiques — et le résumé en deux verbes de ce que les lentilles font pour la civilisation.
Solution

Solution de Problème 60.1.

1. Au toucher : milieu renflé, convergente ; milieu creux, divergente. Essai de la fenêtre : les lentilles convergentes jettent une fenêtre à l’envers sur le mur à une certaine distance ; les divergentes ne le font jamais. 2. f=25cmf = 25\,\mathrm{cm} ; convergente. 3. Divergente — aucune image réelle à aucune distance, et la vue rapetissée à travers elle scelle le verdict. 4. C : la plus courte distance focale (10cm10\,\mathrm{cm}) désigne la lentille la plus épaisse, celle qui dévie le plus fort. 5. Flou au loin et vision de près facile : myopie — l’œil dévie trop fort. Prescrire la famille divergente. 6. Lecture à bout de bras : l’œil hypermétrope vieillissant, qui converge trop faiblement. Prescrire des verres de lecture convergents. 7. Les verres de lecture ajoutent une force de déviation calculée pour les pages proches ; braqués sur les montagnes, dont les rayons arrivent parallèles et n’ont besoin d’aucune aide, cette force ajoutée dévie trop — les images s’assemblent avant la rétine, et les sommets deviennent flous. 8. Ajouter une correction à un œil déjà bien accommodé le déséquilibre : le verre d’essai dévie une lumière que l’œil de l’enfant doit ensuite combattre, assemblant les images en dehors de la rétine — l’échelle qui tangue est la protestation d’un œil sain. 9. La lentille de devant rassemble les rayons parallèles de l’étoile en une petite image réelle près de son foyer ; la lentille d’œil est une loupe suspendue en deçà de sa propre distance focale de cette image, et l’agrandit jusque dans l’œil de l’observateur. 10. Chaque étoile ne livre qu’un murmure de lumière par centimètre carré ; la lentille large comme une soucoupe collecte les centimètres par centaines et entonne toute une assiette de murmure en un seul point lumineux. La largeur est l’appétit de l’astronome. 11. La loupe grande comme une pièce de monnaie, si fortement bombée soit-elle, récolterait une pièce de lumière d’étoile là où il en faut une soucoupe : images nettes peut-être, mais affamées — les étoiles faibles disparues. Gain : rien que la lentille d’œil ne donnait déjà. Verdict : pas de remplacement ; commander le verre qu’il faut. 12. Par exemple : « Tout ce qui est sur cette étagère fait deux verbes : rassembler la lumière, puis la livrer là où l’œil en a besoin — et toute la trousse optique de la civilisation, des lunettes aux observatoires, n’est que ces deux verbes en tailles différentes. »

Termes définis dans ce chapitre

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