Mathematics · Livre 1 · Grades 1–9

Mathématiques du primaire et du collège

Mathématiques du primaire et du collège · Grades 1–9

41Triangles et quadrilatères

Les triangles et les quadrilatères sont les formes de base de la géométrie. Le but de ce chapitre est de connaître leurs familles spéciales — isocèles, équilatéraux, rectangles ; rectangles, losanges, carrés — par leurs propriétés définissantes, et de les construire précisément à la règle et au compas.

41.1 Triangles

Définition 41.1 (Triangles spéciaux)

Un triangle ABCABC a trois sommets et trois côtés. Il est :

  • isocèle en AA lorsque AB=ACAB = AC (deux côtés égaux) ;
  • équilatéral lorsque AB=BC=CAAB = BC = CA (trois côtés égaux) ;
  • rectangle en AA lorsque l’angle BAC^\widehat{BAC} est un angle droit. Le côté [BC][BC] opposé à l’angle droit s’appelle l’hypoténuse.
Les trois triangles spéciaux. Les petites marques indiquent les côtés égaux ; le carré marque l’angle droit.
Les trois triangles spéciaux. Les petites marques indiquent les côtés égaux ; le carré marque l’angle droit.

Méthode 41.2 (Construire un triangle à partir de ses trois côtés)

Pour construire ABCABC avec AB=5AB = 5 cm, AC=4AC = 4 cm, BC=3BC = 3 cm :

  1. tracer le segment [AB][AB] de 55 cm à la règle ;
  2. tracer un arc du cercle de centre AA et de rayon 44 cm (tous les points à 44 cm de AA) ;
  3. tracer un arc du cercle de centre BB et de rayon 33 cm ;
  4. le point CC est où les deux arcs se croisent ; le joindre à AA et BB.
Construire un triangle au compas : le sommet C est le point de croisement de deux arcs. (Dans , on verra quand une telle construction est possible.)
Construire un triangle au compas : le sommet CC est le point de croisement de deux arcs. (Dans Chapitre 51, on verra quand une telle construction est possible.)

41.2 Quadrilatères

Définition 41.3 (Quadrilatères spéciaux)

Un quadrilatère a quatre sommets et quatre côtés. C’est un :

  • rectangle lorsque ses quatre angles sont des angles droits ;
  • losange lorsque ses quatre côtés ont la même longueur ;
  • carré lorsqu’il est les deux : quatre angles droits et quatre côtés égaux.

Proposition 41.4 (Propriétés des diagonales)

Dans ces quadrilatères, les deux diagonales se coupent en leur milieu commun, et de plus :

  • dans un rectangle, les diagonales ont la même longueur ;
  • dans un losange, les diagonales sont perpendiculaires ;
  • dans un carré, les deux à la fois.

Démonstration. Admis à ce niveau.

Les trois quadrilatères spéciaux avec leurs diagonales (en rouge). Le carré hérite des propriétés du rectangle et du losange.
Les trois quadrilatères spéciaux avec leurs diagonales (en rouge). Le carré hérite des propriétés du rectangle et du losange.

Remarque 41.5

Un carré est automatiquement un rectangle (il a quatre angles droits) et automatiquement un losange (quatre côtés égaux). Donc « rectangle » ne signifie pas « pas un carré » ! En mathématiques, la forme plus spéciale appartient à la famille plus générale.

Exemple 41.6 (Reconnaître une forme d’après ses propriétés)

Un quadrilatère a quatre côtés de longueur 44 cm et un angle droit. Qu’est-ce ? Quatre côtés égaux en font un losange. Dans un losange, les angles opposés sont égaux et les quatre angles additionnent 360360^\circ ; un angle droit force alors les quatre à être droits (ce sera prouvé avec les parallélogrammes dans Chapitre 52). Donc la forme est un carré.

Méthode 41.7 (Programmes de construction)

Un programme de construction est une liste d’instructions que n’importe qui peut suivre pour reproduire une figure exactement. Écrire une instruction par ligne, nommer chaque point quand il est créé, et n’utiliser que : « tracer le segment / la droite / le cercle … », « placer le point où … se croisent ». Tester son programme en le suivant littéralement, mot pour mot.

Exemple 41.8

Programme pour un carré ABCDABCD de côté 44 cm :

  1. Tracer un segment [AB][AB] avec AB=4AB = 4 cm.
  2. Tracer la perpendiculaire à (AB)(AB) en AA ; dessus, placer DD à 44 cm de AA (choisir un côté de la droite et s’y tenir).
  3. Tracer la perpendiculaire à (AB)(AB) en BB ; dessus, placer CC à 44 cm de BB, du même côté que DD.
  4. Joindre CC et DD.

Vérifier à la règle : DCDC doit aussi mesurer 44 cm.

41.3 Exercices

Exercice 41.1

Construire un triangle ABCABC avec AB=6AB = 6 cm, AC=5AC = 5 cm et BC=4BC = 4 cm, en suivant Méthode 41.2.

Solution

Solution de Exercice 41.1.

Suivre la méthode : segment [AB][AB] de 66 cm, arc de rayon 55 cm centré en AA, arc de rayon 44 cm centré en BB ; le point de croisement est CC.

Exercice 41.2

Construire un triangle isocèle DEFDEF avec DE=DF=5DE = DF = 5 cm et EF=3EF = 3 cm. Quels deux angles de ce triangle semblent égaux ? Les mesurer pour vérifier.

Solution

Solution de Exercice 41.2.

Base [EF][EF] de 33 cm, puis deux arcs de rayon 55 cm centrés en EE et FF ; leur croisement est DD. Les deux angles à la base DEF^\widehat{DEF} et DFE^\widehat{DFE} sont égaux (environ 72.572.5^\circ chacun) — symétrie du triangle isocèle (Exemple 42.8).

Exercice 41.3

Construire un triangle équilatéral de côté 44 cm en n’utilisant que la règle et le compas. Mesurer un de ses angles.

Solution

Solution de Exercice 41.3.

Segment de 44 cm, puis deux arcs de rayon 44 cm centrés en ses extrémités. Chaque angle mesure 6060^\circ.

Exercice 41.4

Classer chaque triangle d’après ses données (isocèle, équilatéral, rectangle — plusieurs réponses peuvent s’appliquer) : (a) côtés 77, 77, 77 ; (b) côtés 55, 55, 88 ; (c) angles 9090^\circ, 4545^\circ, 4545^\circ ; (d) angles 6060^\circ, 6060^\circ, 6060^\circ.

Solution

Solution de Exercice 41.4.

(a) équilatéral (donc aussi isocèle). (b) isocèle (5=55 = 5). (c) rectangle et isocèle (deux angles égaux de 4545^\circ font face à deux côtés égaux). (d) équilatéral (trois angles égaux).

Exercice 41.5

Dans un triangle rectangle, quel côté est l’hypoténuse ? Dessiner un triangle MNPMNP rectangle en NN, et nommer son hypoténuse. Quel sommet l’hypoténuse ne touche-t-elle jamais ?

Solution

Solution de Exercice 41.5.

L’hypoténuse est le côté opposé à l’angle droit, toujours le plus long côté. Dans MNPMNP rectangle en NN, l’hypoténuse est [MP][MP] : elle ne touche jamais le sommet de l’angle droit, NN.

Exercice 41.6

Vrai ou faux ? Justifier chaque réponse en une phrase.

  1. Tout carré est un rectangle.
  2. Tout rectangle est un carré.
  3. Tout carré est un losange.
  4. Un losange avec un angle droit est un carré.
Solution

Solution de Exercice 41.6.

1. Vrai : un carré a quatre angles droits, ce qui est la définition d’un rectangle.

2. Faux : un rectangle 5×35 \times 3 a des côtés inégaux.

3. Vrai : un carré a quatre côtés égaux, définition d’un losange.

4. Vrai : voir Exemple 41.6.

Exercice 41.7

Construire un rectangle ABCDABCD avec AB=5AB = 5 cm et BC=3BC = 3 cm. Mesurer ses deux diagonales : que remarque-t-on ?

Solution

Solution de Exercice 41.7.

Construction avec des perpendiculaires, comme dans Exemple 41.8. Les deux diagonales mesurent environ 5.85.8 cm : les diagonales d’un rectangle ont la même longueur (Proposition 41.4).

Exercice 41.8

Construire un losange de diagonales 66 cm et 44 cm. (Utiliser Proposition 41.4 : tracer d’abord les deux diagonales — perpendiculaires, se croisant en leurs milieux — puis joindre les quatre extrémités.)

Solution

Solution de Exercice 41.8.

Tracer un segment de 66 cm ; son milieu OO ; la perpendiculaire en OO ; dessus, deux points à 22 cm de OO de chaque côté. Joindre les quatre extrémités donne le losange (les quatre sommets sont aux distances 33 cm et 22 cm de OO le long de droites perpendiculaires, donc les quatre côtés sont égaux par symétrie).

Exercice 41.9 ★★

Écrire un programme de construction pour un triangle isocèle de base 44 cm et de côtés égaux 66 cm, dans le style de Exemple 41.8. Échanger avec un camarade : peut-il le suivre sans voir la figure ?

Solution

Solution de Exercice 41.9.

Un programme correct : 1. tracer un segment [BC][BC] avec BC=4BC = 4 cm ; 2. tracer l’arc de centre BB et de rayon 66 cm au-dessus de [BC][BC] ; 3. tracer l’arc de centre CC et de rayon 66 cm au-dessus de [BC][BC] ; 4. nommer AA le point de croisement des deux arcs ; 5. tracer les segments [AB][AB] et [AC][AC].

Exercice 41.10 ★★

Tracer un cercle de centre OO et un de ses diamètres [AB][AB]. Placer un point MM quelconque sur le cercle et tracer le triangle AMBAMB. Mesurer l’angle AMB^\widehat{AMB}. Déplacer MM et mesurer encore. Que conjecture-t-on ? (Ce fait surprenant est prouvé dans Chapitre 60.)

Solution

Solution de Exercice 41.10.

Quelle que soit la position de MM sur le cercle, l’angle AMB^\widehat{AMB} mesure 9090^\circ : le triangle AMBAMB est rectangle en MM dès que [AB][AB] est un diamètre. La démonstration attend Chapitre 60.

Exercice 41.11 ★★

Un quadrilatère a des diagonales de même longueur qui se coupent en leur milieu commun. Déterminer quelle forme ce doit être, en utilisant Proposition 41.4 : rectangle, losange ou carré ? (Attention : une seule propriété est donnée.)

Solution

Solution de Exercice 41.11.

Des diagonales qui se coupent en leur milieu et ont des longueurs égales : c’est la liste des propriétés du rectangle (Proposition 41.4). Rien n’oblige les diagonales à être perpendiculaires, donc ce n’est pas forcément un losange ou un carré — un rectangle est la bonne réponse (un carré la satisferait aussi, mais n’est pas forcé).

Exercice 41.12 ★★★

Sur un quadrillage pointé 4×44 \times 4, combien de carrés différents peut-on dessiner dont les coins sont des points du quadrillage — en comptant aussi les carrés « penchés » ? Dessiner au moins un carré penché et expliquer pourquoi ses côtés sont égaux.

Solution

Solution de Exercice 41.12.

Avec 4×44 \times 4 points, il y a 3×33 \times 3 cellules de quadrillage. Carrés alignés : côtés 11, 22 ou 33 donnent 9+4+1=149 + 4 + 1 = 14 carrés. Des carrés penchés existent aussi : les petits dont les côtés sont des diagonales de cellules 1×11 \times 1 (comme (1,0)(1,0), (2,1)(2,1), (1,2)(1,2), (0,1)(0,1)) — quatre d’entre eux ; et les plus grands dont les côtés sont des diagonales de rectangles 2×12 \times 1, comme (1,0)(1,0), (3,1)(3,1), (2,3)(2,3), (0,2)(0,2) — deux d’entre eux. Les quatre côtés d’un tel carré sont égaux parce qu’ils sont des diagonales de rectangles identiques. Total : 14+4+2=2014 + 4 + 2 = 20 carrés. (Tout compte avec un exemple penché correct et les 1414 alignés est une réussite à ce niveau.)

41.4 Problème : ce que savent les diagonales

Problème 41.1

Devoir maison — reconstruire chaque quadrilatère particulier à partir de ses seules diagonales, et compter les diagonales d’un polygone quelconque

Proposition 41.4 lit une figure et renseigne sur ses diagonales. Ce problème joue le jeu à l’envers : à partir de deux segments sécants seulement — les futures diagonales — quelle figure apparaît lorsqu’on joint leurs quatre extrémités ? On y construira un « dictionnaire des diagonales » complet, on comprendra pourquoi la construction du losange de l’Exercice 41.8 fonctionne, on rencontrera une figure encore sans nom, et on terminera en comptant les diagonales de polygones à bien plus de quatre côtés.

Partie I — Le dictionnaire des diagonales. Pour chaque question, tracer les deux segments décrits, joindre leurs quatre extrémités dans l’ordre, et reconnaître le quadrilatère obtenu.

  1. Deux segments de 66 cm chacun, perpendiculaires, se coupant en leur milieu commun. Mesurer les quatre côtés et les quatre angles de la figure obtenue : qu’est-ce que c’est ?
  2. Deux segments de 88 cm et 55 cm, perpendiculaires, se coupant en leur milieu commun. Quelle figure apparaît (Exercice 41.8) ?
  3. Deux segments de 77 cm chacun — égaux mais non perpendiculaires — se coupant en leur milieu commun. Mesurer les côtés et les angles : quelle figure conjecture-t-on ?
  4. Deux segments de 88 cm et 55 cm, non perpendiculaires, se coupant en leur milieu commun. La figure obtenue n’est aucune des trois de la Définition 41.3 — décrire ce que l’on voit (quels côtés semblent égaux ? parallèles ?). Ce quadrilatère reçoit son nom au Chapitre 52.
  5. Résumer les questions 1 à 4 dans un dictionnaire à quatre entrées : diagonales égales / perpendiculaires / les deux / ni l’un ni l’autre (se coupant toujours en leur milieu) \rightarrow nom (ou description) de la figure.

Partie II — Pourquoi les constructions fonctionnent.

  1. À la question 2, les deux diagonales découpent la figure en quatre triangles rectangles autour du point d’intersection. Quelles sont les longueurs des deux côtés de l’angle droit de chacun de ces triangles ? Expliquer pourquoi les quatre triangles sont des copies exactes les uns des autres, et en déduire pourquoi les quatre côtés de la figure sont égaux — le secret de l’Exercice 41.8.
  2. En déduire un test au compas seul : après avoir construit une figure à partir de ses diagonales, comment vérifier au compas seul (sans mesure à la règle) que les quatre côtés sont égaux ?
  3. Rédiger un programme de construction (Méthode 41.7) pour un carré dont les diagonales mesurent 66 cm — et non les côtés.
  4. Dans le carré de la question 8, le côté est-il plus long ou plus court que 33 cm — la moitié de la diagonale ? Mesurer pour le savoir. La moitié de la réponse peut déjà se démontrer : aller d’un sommet au suivant en passant par le centre est un détour de 3+33 + 3 cm, et un chemin droit est toujours plus court qu’un détour — le côté mesure donc moins de 66 cm. (Prouver qu’il dépasse aussi 33 cm, et le calculer exactement, sera l’affaire du Chapitre 58.)
  5. Une nouvelle entrée pour le dictionnaire : tracer un segment [AC][AC] de 88 cm ; y marquer le point HH à 33 cm de AA ; tracer par HH le segment perpendiculaire [BD][BD] de 55 cm dont HH est le milieu. Joindre ABCDABCD. Cette figure est un cerf-volant (une diagonale coupe l’autre en son milieu, à angle droit). En utilisant les triangles des coins comme à la question 6, déterminer quels côtés d’un cerf-volant sont égaux entre eux.

Partie III — Compter les diagonales. Une diagonale d’un polygone joint deux sommets qui ne sont pas voisins.

  1. Tracer un quadrilatère, un pentagone (cinq sommets) et un hexagone (six sommets), et tracer toutes leurs diagonales. Les compter : combien y en a-t-il dans chaque cas ?
  2. Compter sans dessiner, pour l’hexagone : d’un sommet, combien de diagonales partent-elles ? (À combien des six sommets ce sommet ne peut-il pas être joint par une diagonale ?) En multipliant par les six sommets, on compte chaque diagonale exactement deux fois — pourquoi ? Retrouver le compte de la question 11. (Le même double comptage est apparu avec les poignées de main du Problème 37.1.)
  3. Utiliser la méthode de la question 12 pour compter les diagonales d’un polygone à 1010 sommets, puis à 2020 sommets.
  4. Un polygone a exactement 4444 diagonales. Combien a-t-il de sommets ? (Essayer la méthode de la question 13 sur quelques candidats.)
  5. Vérifier la méthode sur le plus petit polygone de tous : combien de diagonales a un triangle, et que répond la méthode de comptage de la question 12 ? Conclure par une phrase sur ce que les poignées de main et les diagonales ont en commun.
Solution

Solution de Problème 41.1.

1. Les quatre côtés mesurent tous la même chose (environ 4.24.2 cm) et les quatre angles sont droits : la figure est un carré. (Des diagonales égales donnent les angles droits, comme dans le rectangle ; perpendiculaires, elles donnent les côtés égaux, comme dans le losange ; les deux à la fois donnent le carré — c’est Proposition 41.4 lue à l’envers.)

2. Un losange : quatre côtés égaux (environ 4.74.7 cm), mais aucun angle droit — exactement la construction de l’Exercice 41.8.

3. Les quatre angles sont droits, mais les côtés viennent en deux longueurs différentes : un rectangle — c’est la situation de l’Exercice 41.11.

4. Aucune égalité de longueur ne résiste à la mesure et aucun angle droit n’apparaît ; en revanche les côtés opposés sont égaux deux à deux et semblent parallèles. C’est le « rectangle penché » général, dont les diagonales se coupent simplement en leur milieu — le parallélogramme, nommé et étudié au Chapitre 52.

5. Diagonales se coupant en leur milieu commun :

diagonales…figure
égales et perpendiculairescarré
perpendiculaires seulementlosange
égales seulementrectangle
ni l’un ni l’autrela figure sans nom (voir Chapitre 52)

6. Chaque triangle de coin a un côté de l’angle droit sur chaque diagonale : la moitié de 88 cm et la moitié de 55 cm, soit des côtés de 44 cm et 2.52.5 cm, avec un angle droit entre eux — les mêmes données pour les quatre. Des triangles construits sur les deux mêmes côtés et l’angle droit qu’ils forment sont des copies exactes les uns des autres (les construire : les écartements de compas sont identiques). Leurs quatre hypoténuses — les côtés de la figure — sont donc égales : la figure est un losange.

7. Ouvrir le compas à la longueur d’un côté, puis le promener autour de la figure : si la pointe et la mine tombent exactement sur chaque paire de sommets voisins, les quatre côtés valent cet écartement. Aucune règle n’est nécessaire.

8. Programme :

  1. Tracer un segment [AC][AC] avec AC=6AC = 6 cm et placer son milieu OO (mesurer 33 cm depuis AA).
  2. Tracer la perpendiculaire à (AC)(AC) passant par OO.
  3. Y placer BB et DD à 33 cm de OO, un de chaque côté.
  4. Joindre AA, BB, CC, DD.

Diagonales égales (66 cm), perpendiculaires, se coupant en leur milieu : d’après le dictionnaire, ABCDABCD est un carré.

9. La mesure donne environ 4.24.2 cm : plus que 33 cm — l’intuition courante « la moitié de la diagonale » est fausse. La moitié démontrable : pour aller du sommet AA au sommet voisin BB, on peut suivre le côté [AB][AB] en ligne droite, ou faire le détour AOBA \to O \to B par le centre, qui coûte 3+3=63 + 3 = 6 cm ; le côté droit est plus court, donc il mesure moins de 66 cm. Qu’il dépasse aussi 33 cm, c’est ce que montre la règle ; le Chapitre 58 le prouvera et en donnera la valeur exacte (33 cm multipliés par la racine carrée de 22, soit environ 4.244.24 cm).

10. Les quatre triangles de coin en HH vont maintenant par deux paires : deux de côtés 33 cm et 2.52.5 cm (hypoténuses [AB][AB] et [AD][AD]), deux de côtés 55 cm et 2.52.5 cm (hypoténuses [CB][CB] et [CD][CD]). Donc AB=ADAB = AD et CB=CDCB = CD : un cerf-volant a deux paires de côtés voisins égaux (le losange est le cerf-volant particulier où les quatre coïncident).

11. Quadrilatère : 22 diagonales. Pentagone : 55. Hexagone : 99.

12. D’un sommet de l’hexagone, les diagonales vont vers tous les sommets sauf lui-même et ses deux voisins : 63=36 - 3 = 3 diagonales. Les six sommets lancent 6×3=186 \times 3 = 18 extrémités de diagonales — mais chaque diagonale a été comptée à ses deux extrémités, une fois depuis chaque bout, exactement comme une poignée de main comptée par les deux personnes (Problème 37.1). Compte véritable : 18÷2=918 \div 2 = 9. Cela correspond au dessin.

13. Dix sommets : 103=710 - 3 = 7 depuis chacun, donc 10×7÷2=3510 \times 7 \div 2 = 35 diagonales. Vingt sommets : 20×17÷2=17020 \times 17 \div 2 = 170 diagonales.

14. Essayons des candidats : 1010 sommets donnent 3535 (question 13) ; 1111 sommets donnent 11×8÷2=4411 \times 8 \div 2 = 44. Trouvé : le polygone a 1111 sommets.

15. Un triangle n’a aucune diagonale : les « non-voisins » de chaque sommet sont … personne, puisque les deux autres sommets sont tous deux ses voisins. La méthode est d’accord : 33=03 - 3 = 0 depuis chaque sommet, total 00. Poignées de main et diagonales sont le même comptage sous des habits différents : des paires choisies dans un groupe, chaque paire comptée une fois — les mathématiques recyclent leurs bonnes idées.

Termes définis dans ce chapitre

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